DamDom...

... trentenaire parisienne en prise avec un début de commencement de Bridgetjonisme... ?! Alors culotte ou string ?

08 novembre 2009

Plaisir solitaire littéraire (3/3)

LIVRE_3Elle releva son visage, réfléchissant sérieusement à cette hypothèse, ne sachant plus très bien si elle parlait encore à son libraire ou à un individu passé par là… et répondit, animée : « Oui… vous avez raison… ! J’ai cru pouvoir oublier ça, en avalant le récit d’une autre rupture, la meilleure qui soit. Mais finalement… c’est de l’amour dont on devrait se souvenir, c’est sur l’amour que l’on devrait se documenter, se renseigner, ce sont des témoignages de gens amoureux que l’on devrait lire… Cela nous préparerait peut-être mieux aux ruptures ? ».
Le libraire, médusé, la regarda, en se demandant si ces réflexions lui étaient réellement destinées… Il reprit en fronçant ses sourcils « … euh… Se préparer aux ruptures ?… »… « Oui ! Voir venir ! Ne pas se laisser prendre par le filet ! Louvoyer en toute connaissance de cause ! Ne plus souffrir… et… et… ne pas regretter ! Y aller, se jeter dedans comme si on allait mourir ! Aimer corps et âme ! S’enivrer de tout ! Etre vivant d’aimer !».
Elle se tut et revint à leur réalité. Son cœur battait plus vite… ses joues avaient rosies. Elle regarda le libraire sans le voir et sentit qu’elle s’était un peu emportée. Elle avança le long de l’allée, frôlant le libraire immobile et se planta devant les nouveaux romans, confuse... Elle parcourut rapidement les titres et ses yeux tombèrent sur « Assez parlé d’amour » d’Hervé Le Tellier. Quel titre ! Il tombe à point nommé ! Elle ne réfléchit pas, en saisit un exemplaire, se dirigea vers la caisse.
Elle sortit dans la rue, pris une grande bouffée d’air frais et se dit « Il a raison celui-là… assez parlé d’amour » !

A nos bons romans…

Cette nouvelle, est une extrapolation personnelle et maladroite sans doute ( !), pour exprimer combien j’ai aimé lire « Assez parlé d’amour » d’Hervé Le Tellier, paru dernièrement… Ma nouvelle et son roman n'ont rien à voir, si ce n'est le thème choisi.

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07 novembre 2009

Plaisir solitaire littéraire (2/3)

livre_2Elle pénétra dans la librairie calme et longea discrètement l’allée et se dit Et si je m’achetais un bon roman, pour m’occuper l’esprit ? Un bon roman… Un roman. Qui soit bon. Bon pour moi. Les couvertures alignées, serrées les unes contre les autres, avaient beau rivaliser de couleurs et de titres marketés, elles ne semblaient pas l’attirer pour autant. Les quelques quatrième de couvertures consultées annonçaient des retrouvailles, des combats, des histoires de famille, des amours perdus, des enfants cachés, des juifs, des gens exceptionnels, des passés revenus… Mais pas de bon roman en vue. A priori.
Les allées la menèrent aux BD… deux ados aux jeans sales et troués lisaient assis par terre dans une sorte d’autisme enviable. Les sciences humaines pointèrent le bout de leur science, avec l’histoire, la psychologie, la sociologie… Mais pas de bon roman en vue.
Des allées de mots. Des montagnes de mots. Des milliards de choses écrites, sorties du silence.
Le libraire qui passait par là, avait remarqué le circuit de cette cliente connue. Indécise aujourd’hui… Il approcha calmement et murmura presque « Bonjour, je peux vous aider ? Vous cherchez quelque chose ? ». Elle ne sursauta pas, grâce à la délicatesse avec laquelle il avait parlé. Elle se tourna vers son libraire, en lui souriant, comme prise en flagrant délit d’indécision… « Ah... bonjour… ! En fait… je ne sais pas… je cherche un livre… qui soit… un bon roman ! ». Regrettant déjà d’avoir dit qu’elle cherchait un livre au milieu d’une librairie, elle plongea ses yeux sur l’étalage pour éviter le regard de son libraire.
Le libraire, amusé, repris « Un bon roman oui… Mais un roman… historique ? Un roman d’amour ? Un rom… ». Elle coupa nette l’énumération « Ah ! Oui ! Non ! Enfin, pas un roman d’amour mais un roman de rupture plutôt. Et un bon surtout !». Venir dans une librairie se changer les idées, pour demander finalement un « bon-roman-de-rupture » était le comble de la bêtise humaine… mais voilà, c’était dit.
Le libraire parut se rassembler intérieurement, en se demandant s’il avait bien compris la demande de cette cliente étrange. Ne la voyant pas bouger de sa troisième relecture de la quatrième de couverture du Routard Hongrie 2009 qui était devant elle, il dit très hésitant : « Mais mademoiselle, pour qu’il y ait rupture… il faut bien qu’il y ait eu amour avant… non ? ».

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06 novembre 2009

Plaisir solitaire littéraire (1/3)

livreSans vraiment savoir pourquoi, elle se décida pour cette robe un peu démodée. Un dernier regard neutre à son image dans le miroir de l’entrée, et là voilà qui quittait son appartement parisien. Le ciel était immensément clair et il faisait beau, mais cela ne suffisait pas à secouer sa lassitude. Elle marchait sur les feuilles orangées, sans pensée, sans envie, juste rythmée par le craquement au sol. Le jardin des Tuileries était à la même place, les pigeons abrutis, aussi. Entre sécurité et agacement, elle ne savait plus très bien où elle se situait.
Le monsieur du kiosque à journaux, lui aussi, n’avait pas le cœur à sourire. Il prit sa monnaie en silence en la laissant prendre le Libé du jour. « J’achète des mots, sans un mot » pensa t-elle, presque amusée. Sans but précis pourtant, cette prise d’air lui fit du bien, un peu de bien. Elle alla se poser, elle et sa robe ringarde, à une terrasse. Il faisait frais mais l’idée même d’être assise enfermée avec tous ces c… gens, non vraiment elle n’en avait pas le courage. Un serveur noir et blanc, dynamique et souriant, lui fonça dessus ! « Bonjour mademoiselle ! Qu’est ce que je vous sers ? »… Dans un effort, elle tourna la tête et dit « Un café allongé ». Le serveur tourna immédiatement les talons pour aller crier la commande au bar intérieur. …
« Un Allongé. Oui c’est ça. Allongé. Qui durera un peu plus longtemps et qui me réchauffera un peu plus, sans m’agresser. Voilà ». Ses yeux finirent pas se noyer sur les allers et venus des passants de la rue. Un chien, avec un vieil homme au bout d’une laisse, derrière. Des enfants occupés à mille choses. Des couples plus ou moins proches. Des jeunes, collés, semblables, amusés… Diversité humaine, mouvements infinis... Perte de soi aussi…
L’allongé prit sa place sur la table dans un mouvement précis. Les volutes saveur café vinrent chatouiller son esprit… Libé sortit de son sac et elle en commença la lecture. Comme à son habitude, elle regarda rapidement chaque page, puis lut les articles mentalement sélectionnés, en repartant de la première page. « Comment lire des horreurs en se délectant d’un allongé, sous un soleil d’hiver ?... Tout le monde le fait de toutes façons ».
L’allongé trépassé, elle resta un moment, juste présente à cet instant... Puis très vite, les réminiscences indésirables la rattrapèrent, flottantes et sournoises… Sa peau, que je ne toucherai plus. Les souvenirs sensuels furent les premiers puis vinrent les souvenirs sociaux. L’avenir, les projets, les envies… Terminés.
Quitter. Reprendre sa liberté. Larguer. Lâcher. Rompre. Se séparer. Arrêter. Finir. La rupture d’avec celui avec qui elle avait passé ces 3 dernières années, avait beau avoir été à son initiative : sur cette terrasse, ce jour-là, elle mesurait réellement ce que cela signifiait. Et ce que cela allait signifier, à partir de maintenant.
Son émoi s’apaisa doucement dans la lenteur du temps. Laisser ressentir… Et puis après tout, il faisait beau. De nouvelles voies s’ouvraient ou allaient pouvoir s’ouvrir.
Ces pensées lui donnèrent l’énergie de se lever vers nulle part, en lâchant quelques pièces sur la table. Marcher.
Paris en automne est agréable. Les couleurs orangées se mêlent idéalement au gris du bitume. La Seine change de ton. Et les parisiens s’affairent, en toute saison.
Elle déambula tranquillement, passant du soulagement à la tristesse, de la tristesse à la mélancolie… et elle arriva au niveau de cette librairie qu’elle aimait bien. Elle hésita et décida d’y entrer faire un tour. Sa peau et nos projets avortés
restèrent sur le pas de la porte. Son libraire était là. Occupé à référencer quelques trouvailles...

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19 mai 2008

La délivrance - Dernière partie

LETTREElle ne comprit pas… Elle jeta de nouveau le livre sous son lit, dans un geste brutal. Elle décida de se lever pour se préparer. Elle rejoignit ses parents qui prenaient leur petit-déjeuner en écoutant les nouvelles à la radio. Ils échangèrent des bonjours et des bisous. Mila était un peu déconnectée. Elle but son chocolat en silence. Cherchant la lettre intérieurement. Puis, sa mère la conduisit à l’école en voiture et constatant que Mila n’était pas plus bavarde que la veille lui demanda avec insistance « Mila ? Quelque chose ne va pas ? Tu sembles perdue dans tes pensées ? ». Mila regarda sa mère, ne sachant plus que penser. Ne sachant plus si la lettre avait existé ou pas. Ne sachant plus si demain, sa mère lui ferait effectivement quitter la maison ou pas… Elle répondit « Non ça va ». Puis en descendant de la voiture, elle ajouta « A ce soir ». Elle claqua la portière laissant sa mère songeuse assise au volant de la voiture… Mila marcha jusque dans la cour de l’école où elle aperçut ses amis « rats » : Sam, Chloé et Thomas. Ils se saluèrent en se souriant et commencèrent à parler ensemble des devoirs préparés pour les cours du jour. Mais Mila se retourna et vit sa mère s’éloigner. Elle se dit que ce n’était pas possible. Qu’elle avait du faire un mauvais rêve. Un cauchemar plutôt… !
La journée passa. Mila oublia ses préoccupations et les mystères de la lettre. La soirée se déroula comme la veille : le diner avec ses parents, les échanges sur l’école, le repas préparé par sa mère, la voiture qui faisait de « drôles de bruits inquiétants »… Après le diner, et parce que demain mercredi, Mila n’avait pas école, ils regardèrent tous ensemble un film à la télévision. Un film que les parents de Mila jugèrent adéquat pour une enfant de son âge. Puis, après le générique de fin, Mila fut invitée à aller rejoindre sa chambre. Son père l’accompagna, l’aida à se coucher, l’embrassa et assis sur le bord du lit, lui caressa les cheveux lentement et tendrement. Mila ferma les yeux de détente. Elle aimait quand son père venait le soir, juste pour lui souhaiter bonne nuit. Elle aimait bien ce moment de complicité qui l’apaisait… Elle s’endormit rapidement…
Le lendemain, Mila se réveilla plus tard qu’à son habitude. Comme c’était mercredi, elle n’avait pas de contrainte horaire. Elle ouvrit son store, alla prendre son petit-déjeuner avec sa mère qui lisait le journal en robe de chambre. Sa mère semblait d’excellente humeur… Elles restèrent là toutes les deux à s’échanger quelques mots de temps à autres, entre une bouchée de tartine ou une gorgée de chocolat. Puis sa mère se leva d’un bond et dit à Mila « Aller hop Mila ! Va préparer tes affaires, nous partons à la bibliothèque ! ».

A ces mots, Mila sentit un frisson glacé lui parcourir tout son corps : et si la lettre avait réellement disparu… pour être remise à son destinataire ?

The end...

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16 mai 2008

La délivrance - Partie 3

LETTRE« … Tu as dit qu’il nous fallait partir mercredi 17 mars mais tu comprends que c’est un acte difficile pour moi, surtout avec Mila… Elle ne va pas comprendre que nous quittons la maison et son père. Elle ne voudra peut-être pas me suivre. Et puis comment vais-je cacher nos bagages ? Aller à la bibliothèque avec deux sacs de voyage, ce n’est pas une bonne idée. Mon amour, il faut que nous trouvions autre chose…».
Mila ouvrit de grands yeux à la lecture de ces lignes, elle fut envahie de stupeur ! Elle venait de comprendre que sa mère projetait de quitter la maison pour rejoindre « son amour », un parfait inconnu !... Mila serait de la partie. Mais pas son père évidemment… Elle sentit une angoisse monter dans sa poitrine et sa gorge. Que se passait-il dans la tête de sa mère ? Elle fut prise de panique en calculant qu’il ne restait que deux jours avant la grande évasion… Et pourtant sa mère ne se comportait pas comme quelqu’un qui s’apprêtait à quitter sa maison et son mari… C’était inimaginable ! Mila se replongea hâtivement dans sa lecture... « Mon amour, il faut que nous trouvions autre chose. Nous partirons de la bibliothèque mais j’aurais mis nos affaires ailleurs. Nous les récupèrerons plus tard. J’ai peur tu sais. J’ai peur de ne pas y arriver. Même si je veux vivre avec toi et en finir avec cette vie ennuyeuse. Je veux que ma fille elle aussi soit heureuse… O promets-moi que nous allons y arriver !…». Puis, le prénom de sa mère apparut en guise de signature. Mila stoppa la lecture de la lettre pour reprendre son souffle et ses esprits. Ses yeux se brouillèrent et ses lèvres se mirent à trembler… Se pouvait-il que sa mère ne soit pas heureuse ? Et si c'était le cas, pouvait-elle à ce point souffrir pour décider de partir ? Et son père ? Savait-il seulement l’existence du mal-être de sa femme ? Ses projets ? Son « amour » d’ailleurs ? Mila se recroquevilla et posa sa tête contre son oreiller. Elle sentit une grande peur en elle… Incapable tout à coup de penser ou de réfléchir. Elle mit plusieurs minutes à recouvrer un peu de calme intérieur. Elle devait comprendre et empêcher cela. Elle ne voulait pas que sa mère parte, elle ne voulait pas partir et elle voulait rester avec ses deux parents, dans leur maison. Elle plia avec colère le papier et le remit dans son livre. Elle jeta le tout sous son lit, loin de son regard… perdue dans ses émotions. Elle décida de se coucher et de penser à ce qu’elle pourrait faire. Elle se déshabilla, enfila son pyjama, alla se brosser les dents puis se mit au lit. Elle se cala puis éteignit la lumière… Elle ferma les yeux comme pour s’aider à se concentrer… puis reprit les éléments un par un. Comme pour clarifier sa pensée… Des pas résonnèrent dans le couloir, et sa mère entra dans sa chambre en même temps qu’elle frappa à la porte. Elle sembla surprise que Mila soit déjà couchée. En s’approchant, elle s’assit sur le rebord du lit de Mila, posa sa main sur la tête de la fillette et dit « Tu te couches déjà ? Tu n’as pas envie de lire ? »… Mila ne put regarder sa mère tellement la lecture de la lettre l’avait bouleversée. Elle se repositionna sous sa couette en grognant un peu. Sa mère se pencha vers elle et lui dit « Ca ne va pas ma belle ? Tu es malade ? » Mila fit non de la tête, peu coopérante. Sa mère fut tout à coup un peu triste de ne pouvoir partager quelques mots avec sa fille. Elle l’embrassa sur le front et sortit de la chambre. Mila fut soulagée de se retrouver seule. Elle resta dans le noir ainsi quelque temps. Puis la nuit et le sommeil eurent raison de ses tourments. Elle s’endormit, laissant ses inquiétudes se disperser.

Le lendemain, Mila se réveilla bien avant que sa mère ou son père ne viennent la tirer du sommeil comme chaque matin. Elle ouvrit les yeux, et se reconnecta à la réalité. On était mardi. Sa nuit avait été agitée… Elle alla ouvrir le store de sa fenêtre puis retourna se pelotonner sous sa couette. Elle pensa presque immédiatement à la lettre cachée dans son livre. Elle se pencha vers le sol pour apercevoir le dessous de son lit, et vit son livre. Elle tendit le bras et parvint à l’attraper du bout de ses petites mains. Elle l’ouvrit pour reprendre la lettre… mais ne la trouva pas. Elle passa toutes les pages de son pouce, pas de lettre. Elle secoua le livre par ses couvertures, pas de lettre ! Elle regarda de nouveau sous son lit, avec son bras tâta le sol, pas de lettre là non plus. Elle resta interdite au milieu de ses draps. Où était la lettre ? Elle jeta un coup d’œil circulaire à la pièce des fois que… mais rien qui ne ressemblait à la lettre n’apparut.

To be continued...

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12 mai 2008

La délivrance - Partie 2

LETTRELa porte de sa chambre s’entrebaîlla et laissa apparaître la silhouette de son père. Grand brun, dont Mila avait hérité la rondeur du visage et la l’attitude tranquille. Il passa la tête à l’intérieur et adressa un large sourire à sa fille. Puis s’approchant du lit où Mila tenait fébrilement son livre, il demanda : « Tu vas bien ma belle ? ». Mila lui sourit à son tour et fit oui de la tête. Puis voyant que la fillette n’était pas plus loquace, il repartit calmement, sans arrêter de sourire. Mila qui avait un peu retenu sa respiration, abandonna un franc soupir. Puis en s’assurant que les pas de son père s’éloignaient, elle reprit la lettre et poursuivit sa lecture : « … Tu as dit qu’il nous fallait partir mercredi 17 mars mais tu comprends que c’est un acte difficile pour moi, surtout avec Mila… ». Mila releva son visage, et posa ses yeux sur le poster animalier, accroché sur le mur face à elle. Elle fronça les sourcils. Elle réfléchit. De quoi parlait sa mère ? De quel départ ? Et en quoi cela la concernait-elle ? Et ce mercredi 17 mars… C’était… après-demain !… Mila sentit la confusion monter à l’intérieur d’elle… Son esprit se remplit de multiples pensées, de diverses questions, dont seule sa mère avait les réponses. Elle ne voyait pas de quoi cette lettre pouvait parler… Des vacances peut-être ? Mais en quoi était-ce « difficile » ? Et puis Mila n’avait pas été informée qu’elle et sa mère partiraient quelque part durant les prochaines vacances. Et si c’était une surprise ?… Mila effondrait peu à peu toutes les hypothèses qu’elle formulait… Constatant que le contenu de cette lettre était plein de mystère. Elle voulut se remettre à la lecture mais la voix de sa mère retentit de l’autre côté de la porte « Aaaa taaable ! ». Mila replia le papier blanc et le remit à son improbable place. Son impatience n’était plus si présente maintenant et elle trouvait incohérent cet écrit de sa mère. Elle descendit de son lit et alla rejoindre ses parents qui s’installaient tout juste à table… Une odeur de tomate vient frôler les narines de la fillette dont les pensées s’évadèrent immédiatement loin de la lettre et de son contenu étrange…
Le diner familial se déroula tranquillement. La mère de Mila avait préparé des lasagnes à la bolognaise et cela lui avait mis de l’entrain et de la bonne humeur. Le père de Mila souriait à sa femme, qu’il trouvait toujours aussi charmante et pleine d’attention… Puis il posa toute une série de questions à Mila. « Et l’école ça va ma puce ? Tu as de bonnes notes en ce moment ? Tu as des difficultés quelque part ? Je peux t’aider si tu veux ? ». Mila remit à jour le niveau d’information de son père. Elle constatait fréquemment qu’il ne savait pas précisément où elle en était scolairement. « Trop de travail. Pas le temps. Plus tard. A ce soir ». Pourtant, Mila ne lui en voulait aucunement. Il savait lui consacrer du temps le week-end et l’initier à toutes sortes d’activités. Quelques jours auparavant ils avaient passé leur dimanche, tous les deux, au Musée d’Orsay. Son père qui était un homme fort cultivé et curieux de tout, lui avait raconté comme une histoire, la vie des peintres impressionnistes et de leurs œuvres. Mila aimait ces ballades. Alors aux questions de son père, elle répondait naturellement et sans s’offenser. Ils finirent leur repas sur des considérations pratiques. En effet, la voiture montrait des signes de fatigue et peut-être faudrait-il penser à la changer. Mila demanda à quitter la table. Elle prit son assiette et ses couverts et alla les déposer dans la cuisine. Puis elle rejoint sa chambre. 
La lettre revient à sa mémoire. Elle se réinstalla sur son lit, et décida de finir complètement sa lecture. Peut-être ainsi en saurait-elle plus sur ce que sa mère prévoyait de faire avec elle ?

To be continued...

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08 mai 2008

La délivrance - partie 1

LETTRELa lettre qui se trouvait dans ce livre de la Bibliothèque Rose n'était pas destinée à être lue par un enfant…  Et pourtant, lorsque Mila ouvrit le livre, la lettre tourbillonna jusqu’à ses pieds, comme une feuille d’arbre en automne. Par réflexe, elle se baissa pour la ramasser, et ses yeux frôlèrent quelques uns des mots inscrits sur le papier blanc plié : « partir, comprendre, Mila … ». Elle ne prêta pas une grande attention à cette lettre jusqu’à ce qu’elle reconnaisse son prénom. On parlait d’elle. Fantomette pourrait attendre encore quelques minutes… ! Elle glissa la lettre dans le livre puis alla se réfugier dans sa chambre. Elle s’assit sur son lit puis se saisit de la lettre qui contenait son prénom.
Du haut de ses 8 ans, Mila était une fillette joyeuse et solitaire. Intelligente et mature, elle aimait son calme et les univers variés que lui offrait la lecture. Chaque mercredi, elle se rendait à la bibliothèque avec sa mère, où elles passaient ensemble un moment à flâner dans les allées de livres à en ouvrir certains pour s’abandonner à la découverte de quelques lignes décousues. Le plus souvent, sa mère partait de son côté laissant Mila parmi les ouvrages de son âge. Elles s’adressaient de temps à autre quelques sourires complices au loin, comme pour partager le plaisir de ce lieu ainsi que celui de leur présence mutuelle. Mila retrouvait souvent là-bas d’autres « rats » de son âge : Thomas, Chloé et Sam. Le silence de circonstance les faisait communiquer à voix basse ou en chuchotant. Les rires spontanés étaient parfois difficiles à contenir et la « dame-de-la-bibliothèque » surnommée Mme Tais-toi, leur jetait parfois des regards noirs signifiant le nécessaire retour au silence. Mila échangeait avec ses camarades sur ses lectures puis partait à la recherche du livre qui l’accompagnerait les jours suivants… Elle appréciait de pouvoir prendre dans ses mains les ouvrages pour les feuilleter, y jeter un œil… Puis les reposer, parfois sans conviction. Toutefois, elle finissait systématiquement par trouver son bonheur. Elle rejoignait ensuite sa mère pour lui montrer son élu alors que son impatience à le commencer, montait. Sa mère aussi avait sélectionné quelques livres. Et après avoir adressé un salut souriant à ses amis rats, elles repartaient toutes deux comme elles étaient venues, sans omettre le passage par Mme Tais-toi dont l’amabilité était rare voire inexistante. Sur le chemin du retour vers la maison, Mila expliquait à sa mère pourquoi elle avait choisi tel livre. Et sa mère, fière que sa fille ait hérité de son goût pour la lecture, l’écoutait avec délectation et lui posait des questions, pour l’entendre construire ses argumentations d’enfant. Ce rituel du mercredi avait quelque chose de sacré pour l’une comme pour l’autre.
Intriguée par cette lettre qui parlait d’elle, qui plus est trouvée de façon inattendue dans le livre emprunté à la bibliothèque quelques jours avant, Mila jaugea rapidement l’ampleur de l’écrit. Pas d’enveloppe. Plié en quatre soigneusement. A peine une page. Elle déplia la lettre, la tourna et chercha à qui elle était adressée mais surtout qui en était son auteur. Le texte commençait directement, il était donc difficile d’identifier pour qui il avait été écrit. En revanche, tout en bas on pouvait voir distinctement un prénom en guise de signature : Marjolaine... Le prénom de sa mère... Mila se demanda comment cette lettre s’était retrouvée dans son livre… Pourquoi sa mère avait-elle mis la lettre qu’elle avait écrite au milieu des aventures de Fantomette ? Elle fronça les sourcils et s’abandonna à la vue qu’offrait la fenêtre de sa chambre… Le ciel semblait gris et bas. L’hiver avait déshabillé et noirci les arbres. La lumière tombait pour amener la nuit. Mila revint de ses pensées et décida de prendre connaissance de la lettre. Elle aurait ainsi les informations qui lui manquaient pour comprendre. Elle redressa son dos pour le caler le long du mur et commença : « Notre situation devient difficile pour moi… et j’ai besoin de te parler. Ces moments volés sont autant de joie que de souffrance. Et je ne peux plus continuer ainsi. Tu as dit que… »… On frappa à la porte ! Mila sursauta ! Elle plia maladroitement la lettre et la replaça dans le livre qu’elle ouvrit à une page au hasard et fit mine de lire...

To be continued...

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Vous m’en direz des nouvelles !

styloplumeAlors je t’explique lecteur. Depuis des années (20 ?), j’aime écrire. Poèmes, réflexions, fictions, histoires,… Longtemps, ce plaisir était personnel, intime et caché. Sans oublier sa fonction exutoire et psycho-thérapeutique sur les thèmes du genre : l’adolescence douloureuse, les doutes sur mon avenir, les poèmes d’amour un peu cul-cul, les déceptions amicales, la contemplation de la nature, l’ennui, l’attente, la mort,…
Ces derniers mois, j’ai pensé que je pourrais peut-être sortir un peu de ma bulle et me frotter à d’autres écriteurs. Ma rencontre avec Lui, ayant aussi pas mal « précipité » les choses. Echanges de bons procédés ? Peut-être… Toutefois, depuis notre rencontre, il me demande de lui écrire quelques paroles pour les mélodies qu’il compose. Exercice ô combien difficile mais amusant aussi… Et du coup Il est très demandeur de mes textes en général… Il lit et dit. Aime ou n’aime pas… Comme moi lorsque je me relis.
Alors en janvier dernier, j’ai cherché les concours de nouvelles à venir sur le territoire français. Pourquoi les nouvelles ? Ben tout simplement parce que cette taille (courte donc) me paraît porteuse d’énergie et d’essentiel. Et puis m’attaquer à une histoire longue me fait encore peur, même si j’ai plusieurs fictions dont les trames sont prêtes…
J’ai donc surfé sur le Wouèb, en détaillant chaque concours, chaque « cahier des charges », chaque délai et conditions… Et j’en ai sélectionné un. Pour de rire. Je vous l’annonce tout de suite : je n’ai pas gagné.
J’ai pensé ces derniers temps mettre cette nouvelle sur mon blog. Après tout, il avait été écrit pour être lu. Je crée donc une catégorie dédiée, qui sera agrémentée au fur et à mesure je l’espère… Je vais donc vous en faire profiter mais en morceaux pour éviter toute indigestion. En espérant qu’il vous plaira, un peu ? Beaucoup ? Cette nouvelle s’appelle « La délivrance ». La première phrase était imposée dans le cadre du concours.

A mots maux…

Posté par Dam_Dom à 10:56 - Quelles sont les nouvelles ? - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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