DamDom...

... trentenaire parisienne en prise avec un début de commencement de Bridgetjonisme... ?! Alors culotte ou string ?

02 septembre 2009

Rentrée alors ?

imageJe n’aime pas la rentrée. C’est pour cette raison que généralement, à la rentrée, je disparais. Je m’éloigne des préoccupations fournituresques et des angoisses diverses. Ainsi, je pose mes vacances fin août et reviens lorsque le tsunami général est passé.
Seulement voilà, cette année, pour cause de changement professionnel, je n’ai pas pu faire diversion. J’ai posé mes maigres congés dans des périodes classiques, m’amenant à présent à devoir affronter la rentrée ! « Comme tout le monde ».
Je ne jette pas la pierre aux parents, aux enseignants… et autres scolairement touchés (les élèves par exemple) mais il faut bien dire que la rentrée est rarement synonyme de joie et d’enthousiasme… Même la pluie n’arrive pas à me faire apprécier les nouvelles collections Automne Hiver 2009 !
Alors puisqu’il faut bien rentrer, et après ces pérégrinations obscures de ces derniers temps, j’ai décidé de ne pas aborder la rentrée de façon négative. Cette perspective qui parait un peu artificielle comme cela, regorge cependant d’excitations !
L’idée générale est : remettre de l’énergie là où il n’y en a plus et/ou injecter de l’énergie là où il n’y en a pas.
M’oui et alors ?
Et alors c’est simple. Je reprends mes billes. Je remets les choses là où j’ai envie qu’elles soient. Autrement dit, je me remets à rêver… et/ou à agir pour réaliser ces rêves… Je suis donc en train d’établir une liste de choses que je voudrais faire, ou refaire… Ayant pour unique but de visualiser l’étendue des possibilités que je m’offre. Il ne s’agit pas de bonnes-résolutions-de-rentrée… il s’agit de circulation énergétique.
Vous allez me dire que tout cela est flou. Non pourtant. Je vais donc me remettre en route, repartir à la conquête des choses que j’aime, que j’aime faire et vivre. Et en me stimulant ainsi, j’espère éclaircir mes obscurités. Je vise un décentrage. Car le centrage passé n’est plus réellement utile aujourd’hui. Quant on a tout misé (ou 75% de soi) sur une relation, passée prioritaire, et que finalement, les priorités ne sont pas partagées… et bien, on reprend ses billes, on se tourne vers l’extérieur, on va chercher de l’énergie ailleurs, et… on regarde ce qu’il se passe ! Voilà mon programme de rentrée…
Concrètement dans ma liste il y aura : tenter la gym suédoise, aller à Dinard voir mon pote F, faire une mousse au chocolat, m’acheter un beau jean, téléphoner à des amis à l’improviste, m’acheter des places de concert, retourner plus souvent au cinéma, faire un treak loin au printemps, troquer lit contre canapé d’angle, penser à s’expatrier en province d’ici 3 ans, regarder les hommes, mettre du rouge à lèvres cerise,...

A nos trousses…

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30 août 2009

Ce pti truc

IMGP4202Je reviens d'une semaine de vacances avec l'Homme. Nous avions loué un petit pied à terre à Anglet... Les monstrueuses vagues de la côté basque, nous attiraient. Lui pour le bodyboard, moi pour l'humilité que la nature m'inspire.
Nous avons donc passé 7 jours ensemble. Nuits et jours. Et c'était la première fois en un an, que nous passions autant de temps ensemble, en continu.
Tout s'est bien passé. Pas de dispute. Pas de froid. Juste la tranquillité des jours qui passent, loin du stress parisien. Loin des habitudes qui une fois nous avoir rassurés, nous usent.
Nous avons vaqué à diverses occupations... allant et venant de l'appartement à la plage. Profitant de siestes réparatrices, de ballades de long de la côté, de comtemplations silencieuses et complices.
Il faisait bon dehors, sauf certains jours où nous avons fait de notre toit notre abri... de longues heures, entre lectures, télé, sieste, bavardages, cafés...
Il faisait bon dedans, dans ma tête, dans mon coeur... Dans ses sourires.
Ses séances de bodyboard, me laissaient tout le loisir de profiter de ma solitude pour admirer les vagues, somnoler au soleil, finir le troisième tôme de mon livre, rêvasser à rien, faire des plans sur la comète...
Quand il revenait, joyeux ou déçu, il racontait les vagues caressées ou loupées... L'attente, la politesse des surfers, les codes de bonne conduite, la vue de la mer, le bronzage coupé de la combi, le sel marin... la fatigue, la faim...
A certains moments, je me sentais comme une mère qui entend le récit de ce qu'il s'est passé, qui donne la bouteille d'eau, les gâteaux qu'elle a pensé à mettre dans son grand cabas fourre-tout.
A certains moments, une sensation tranquille de bien-être juste apparaissait, très vite balayée par le regret de l'insouciance, des passions passées, des vibrations ventrales estompées, des requêtes impossibles,...
Beaucoup de rêves ont habité mes nuits cette semaine. J'ai revu bon nombre de visages passés. Regrets ? Souvenirs ? Pages tournées ? Je ne sais dire.
J'étais là, en vacances avec l'Homme qui est dans ma vie depuis un an ou presque, et je me sentais comme éteinte. Le rose pâle plutôt que le rouge. Le jaune clair plutôt que l'orange flamboyant...
J'étais là au soleil à nous regarder, et je regrettais les excès émotionnels passés, les tourments vivants... Je ne regrettais rien de la souffrance, mais me sentais si nostalgique des élans ressentis, des émotions bondissantes, comme ces vagues se défiant sans cesse...
Dans cette tranquille semaine en duo, il me manquait, le grain de sel, le pti truc, l'étincelle...

A nos éclats...

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20 août 2009

Rondement

balanceAhhh mon "rapport à la nourriture" comme disent les nutritionnistes, diététiciens, et autres maîtres-mangeurs !
Qu'il est compliqué...
Tout d'abord, je ne sais pas trop ce que désigne ce mot : "rapport"... Moi ce serait plutôt un cycle.
Ahhh mon "cycle de nourriture" ! Oui c'est mieux là. Mes cycles plus exactement.
Eh bien, j'en suis l'esclave.
Mes cycles se suivent et... se ressemblent. Je ne me souviens pas avoir fonctionné un jour, autrement. Et cela me "remplit" de perplexité.
Un cycle de malbouffe... par stress - solitude - plaisirs excessifs - gourmandise incontrôlable... - manque de temps - facilité...
Un cycle de culpabilité, de constats tous plus affligeants les uns que les autres : trop lourde, trop grasse, trop trop trop trop ! Marre de la malbouffe ! Marre des 2 ou 3 ou 7 ou 12 kg de pris !
Un cycle de régime. Plus ou moins strict. Tenus. A coup de littérature, de sites internet, de forums, de carnets, de courses pensées, de cuisine minceur, de produits zéropourcent...
Un cycle de satisfaction. De perte. De minceur. De fringues. De séduction...
Un cycle de relâchement, un peu. De déculpabilité. De vigilance en baisse...
Un cycle de constats. D'envie de meurtre envers celle qui balance.
Un cycle de sursauts, à coup de bio, de céréales, de marche, de décas, de frais, de saison...
Un cycle de découragement total... de lassitude. De résignation.
Un cycle à ne plus savoir comment prendre le problème, pas quel bout commencer...
Puis, ça reprend.
Les minces font-elles des régimes ?
Ronde un jour = ronde toujours ?
Pourquoi après avoir perdu 7 KG, il y en a toujours 2 ou 3 qui regagnent du terrain ?
Régime à vie ? Cycles à vie ? Esclave à vie ?
Ces cycles me fatiguent, physiquement, moralement... pourtant il ne faut pas que je lâche...! Comment faire ? Suis-je condamnée à perpetuité ?
La bouffe m'aime et elle ne me quitte jamais ! Entre l'amour et la haine, elle est tout le temps là.
Le plaisir de manger, l'inconfort d'avoir trop mangé.
Le plaisir de cuisiner, l'éternel kilo en trop...
Marre. Marre. Marre.

A nos poids...

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11 août 2009

Et moi et moi et moi…

et_moi_et_moiDimanche dernier, je suis allée voir mes parents. Et mes amis de collège et lycée avaient fait de même. Ce qui fait que nous nous sommes tous retrouvés là-bas, par le plus grand des hasards, dans ce quartier familier, dans lequel nous avons vécu nos adolescences et nos premiers pas dans le monde des adultes.
En fin d’après midi, j’ai donc retrouvé AL, mon amie de fac… qui s’est mariée avec le fils des voisins, F… grâce à moi qui les ait fait se rencontrer. AL et moi, avons été très proches et le sommes toujours. Seulement voilà, l’activité de notre amitié est proche du zéro… se résumant à quelques SMS affectueux pour nos anniversaires, la nouvelle année… Moi sur Paris, eux en banlieue… pas facile finalement d’être régulier. Et de se voir. Pourtant l’affection et la bienveillance sont là. Et bien là.
AL, qui a le même âge que moi, a aujourd’hui deux enfants. Deux garçons, de 4 ans et de 9 mois. Je ne les ai vus qu’en photo, jusqu’à dimanche dernier… En retrouvant AL, que je n’avais pas vu depuis sa première grossesse, j’ai pu constater comme les traits de son visage et les contours de son corps n’avaient pas tellement changé. Cela m’a plu de la retrouver ainsi. Nous avons rapidement résumé où en étaient nos vies… Et avons plaisanté sur nos sujets privilégiés, comme avant… J’ai fait la connaissance de ses fils… adorables, vivants et réels. J’ai constaté ses sourires à elle lorsqu’elle leur parlait… Leur complicité mère enfant que je ne lui connaissais pas… Nous avons passé un moment à bavarder… de nos vies professionnelles, familiales, sentimentales…  Puis, dans la douceur de cette fin d’après midi, j’ai rejoint les miens et mon Homme, assis sous le cerisier à boire le café.
Quelques instants après, l’Homme et moi, avons repris le train pour Paris… et peu à peu, une immense et incontrôlable tristesse m’a envahie… Je n’ai pas compris tout de suite ce qu’il m’arrivait… J’étais plutôt contente de rentrer chez moi. Mais, mon cœur se serrait de minute en minute, et je retenais des larmes qui ne demandaient qu’à couler… L’Homme a vu, a constaté et m’interrogeant du regard, j’ai pu dire maladroitement que cela me faisait bizarre de revoir mon amie AL, que le temps passait, qu’elle me manquait sans doute… que pleins de souvenirs remontaient… L’Homme est rentré chez lui et moi chez moi, comme convenu, et en nous quittant, il a cependant amené l’hypothèse « C’est parce qu’elle a des enfants et pas toi ? »… Je l’ai regardé. Les yeux humides et j’ai acquiescé. Effectivement, revoir AL, avec mari et enfants m’a renvoyé à ma propre vie. Et moi, pourquoi n’ai-je pas d’enfant ? Pourquoi n’ai-je pas consolidé ma vie affective dans laquelle je me perds sans cesse et cycliquement ? Pourquoi est-ce si compliqué pour moi et naturel pour d’autres ?
J’ai rejoint la familiarité de mon appartement… pensive. Triste. Avec une peur grandissant dans le creux de mon ventre… et si je n’ai jamais d’enfant ? Faut-il que j’y prépare ? Il y a quelques temps, cela ne m’aurait pas affecté outre mesure, mais aujourd’hui, les choses sont différentes pour moi.... Ce désir d’enfant est là en moi… et près de moi, l’Homme se dévoile immature, en crise, fragile… et loin de mes préoccupations, voulant des enfants « dans l’absolu ». Pour ma part, j’ai passé le désir « absolu ». J’en suis au concret, à la peau, à la chair, à la présence d’un enfant… Je me sens comme dans un piège alors que cela devrait ressembler à un rêve… prise entre ce désir d’enfant, qui n’a plus tant de temps, et cet amour, incertain… Voilà la cause de ma tristesse...

A nos compotes…

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08 août 2009

Les flottements

flotteurJe suis un flotteur, posé sur une mer... Comme je suis indécis, je vais de mers en mers, pour faire l'expérience de celle qui m'inspirera le mieux. Je vogue et je viens, entre des riens. Je ne sèche jamais, mais je ne sais pas toujours où je veux échoir...
Je m'allonge sur des vagues et les laisse me frôler... plus ou moins fort... mais éternellement. Parce que je ne peux pas vivre sans contact. Sans contact je ne suis plus flotteur. Je suis électron libre. Et cette liberté n'est pas pour moi. 
Je me réchauffe la tête avec le soleil, et me rafraichit les jambes, dans les courants mouvants des océans...
Ma vision est illimitée. Je vois l'infini. Je suis infiniment porté. Sans condition. Et j'aime bien cela dans mon état.
Je suis flottant. Ma vie est flottements. Mes flottements sont mes aventures. J'ai perdu mon ancre. Et avec mon encre j'essaie de la retrouver. De la trouver dans l'immensité naturelle...
Je veille aux grains de sel qui s'accumulent sur moi. Je les chasse pour qu'ils ne me ralentissent pas... Mais j'aime aussi leur goût... qui me rappelle des flottements anciens...
Je regarde l'horizon... à ma portée dans une largesse trop grande pour moi. Je ne sais vers où flotter... alors je glisse de mers en mers. Et je m'arrête là où l'eau est plus claire, les rayons du soleil, plus doux.

A nos ports...

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31 juillet 2009

De toute évidence...

evidenceDe toute évidence, ce ne sont pas les radieux débuts qui sont les plus difficiles. Tout comme la vague sur le sable, les éléments, les émotions, les choses glissent, naturellement... Dans un délicat flottement...
De toute évidence, personne ne nous le dit. Ni nos mères. Encore moins nos pères. Quant à nos pairs... Ils sont ignorants, tout comme nous.
De toute évidence, la banalité de ce constat est... d'une banalité !
De toute évidence, on ne s'y attend pas. Ou plutôt, on oublie que ça finit toujours par arriver.
De toute évidence, on pense que cette fois, on y échappera.
De toute évidence, ce ne sont pas les premiers mois d'une relation, qui sont les plus difficiles.
De toute évidence, la lune de miel passée, on découvre le côté obscur.
De toute évidence, on s'y confronte à un moment ou à un autre.
De toute évidence, il faut regarder les choses en face pour savoir si on en veut ou pas, de cette zone qui n'est pas rose, ni bleue... mais plutôt grise.
De toute évidence, même en courant très vite, ça nous rejoint.
De toute évidence, on n'a toujours qu'une première impression...
De toute évidence, je suis dedans. Comme dans la marmite dans laquelle on tombe.
De toute évidence, je vais devoir moi aussi, m'y confronter.

A nos uns certitudes... 

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23 juillet 2009

Sous entendus

ERRANCENon ce blog n'est pas mort. Me revoilà.
Le temps file entre mes doigts. Mais je pense à tout ce que je pourrais écrire... Je note dans des carnets électroniques, des idées, des thèmes, des items... Seulement voilà. Ces derniers temps, le temps me manque... Cela devrait aller mieux ces quelques semaines à venir.

La pudeur de ma tristesse. Que dire ?
La déception.
L'attente.
La déception.
La communication.
L'attente.
La déception...

Le repli.
La solitude.
L'attente.
La déception.

Le vide.
La réalité.
Le stop.
Le non.

La force affirmative que je cherche.

A nos tentatives... 

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30 juin 2009

Stationnement interdit

stationnementCes derniers temps, je déserte mon bureau pour « aller sur le terrain ». Je suis en déplacement. Avec un S à déplacements…
Je pars souvent deux jours, dans des villes connues ou inconnues, proches ou lointaines, attirantes ou pas, a priori.
Je réserve donc une nuit dans des hôtels. Que l’on m’indique ou que je trouve par moi même. Je les choisis parce qu’ils sont dans le centre ville, parce qu’ils ne sont pas loin de la gare, parce qu’ils rentrent dans le budget, parce que les photos du site Internet ont l’air sympa, parce que j’ai un feeling…
Mes soirées sont souvent solitaires mais je les aime ainsi. Loin de tous et de tout ce qui m’est familier… Seul le contenu de ma valise m’est connu. Pour le reste, je fais des essais. Des hypothèses. Des suppositions.
Mes journées sont pratiquement toutes organisées de la même manière…
Je me lève aux aurores, il est 5h, 5h30 ou 6h. Après une longue douche, je finalise ma valise et je pars prendre mon train. Avant d’y monter, je m’achète un pain au chocolat et un café allongé. Je les avalerai assise, tranquille, alors que le train démarrera.
Si ce n’est pas trop cher, je voyage parfois en première. Mais ce n’est pas systématique. L’ambiance studieuse peut à la fois me convenir ou m’agacer. Tout comme les bruits vivants de la seconde classe, qui me bercent ou m’envahissent… Alors je mets souvent de la musique dans mes oreilles pour rester dans ma bulle.
Les trajets durent une heure, ou deux ou trois ou quatre… Au delà je prends l’avion.
J’alterne des moments de travail, de sommeil, de rêveries, de lecture, de contemplation extérieure… Je me laisse guider par mes besoins. Je ne m’impose rien juste la ponctualité dans mon déplacement.
Les gens que je viens voir viennent me cherche à la gare. Ou pas. Lorsqu’ils viennent, nous jouons à nous reconnaître à la sortie. J’aurai une chemise blanche. J’aurai des lunettes. Bref, dans des villes inconnues, j’ai rendez vous avec des inconnus. Sinon je me débrouille avec le plan que j’ai imprimé avant ou le GPS de mon téléphone...
Après les présentations et l’accueil caféiné, la journée de travail commence. J’anime, j’écoute, je note… Je prends. Le midi, les déjeuners sont variables. De la pré réservation de mes hôtes dans un bon restaurant, à la solitude la plus inattendue, tout est possible. L’invitation par la direction, la coupure seule, le sandwich en équipe, la salade en terrasse.
Lorsqu’arrive la fin de la journée, je pars vers mon hôtel. Faire connaissance avec ma chambre. Je suis rarement déçue. J’ai toujours un grand lit, la télé, le calme et le wii fi.
Un peu plus tard, je vais me promener. Puis, je vais dîner, seule. Je me cherche un « petit resto sympa ». En demandant à l’hôtel ou à mes hôtes professionnels.
S’il fait beau, je dîne en terrasse, je m’offre la vue. Et je prends mon temps. J’observe les autochtones et les touristes. Je rêvasse en goûtant la gastronomie locale… Je cogite à tout ou à rien.
Je ne rentre jamais bien tard. Je vaque à quelques occupations puis sombre dans un sommeil certain. Mes nuits sont souvent agréables et réparatrices. Fatiguée de l’attention et de l’écoute dont j’ai du faire preuve, je m’écroule.
Le lendemain, je me réveille en constatant que je ne suis pas chez moi. Après une bonne douche, je descends prendre mon petit déjeuner avec d’autres gens, que je ne connais pas. C’est d’ailleurs assez étrange. Car pour moi, le petit déjeuner est un moment intime.
Si je le voulais je pourrais me goinfrer : croissants, jambon, céréales, yaourts, confiture, jus de fruits, pain au chocolat, baguettes, lait,… Mais je ne le veux pas. Alors je bois un café et mange deux tartines.
Je remonte ranger et boucler ma valise. Je jette un dernier œil et m’en vais. Adieu chambre.

Je paie. Je demande une facture. Et je file. Je vais rejoindre mes hôtes. A pied, ou dans leur voiture s’ils ont proposé de venir me chercher.
La journée est studieuse et plus détendue. Le déjeuner est souvent partagé, le deuxième jour.
Puis, en milieu d’après midi ou en début de soirée, alors que nous en avons terminé, je salue tout le monde, remercie chaleureusement. Avec certains nous nous faisons la bise en nous tutoyant. Puis je m’en vais. Prendre mon train. Même attitudes, mêmes gestes.
Je repars souvent souriante, contente de mes deux journées. Ravie de ces rencontres, de ces visages, de ces paroles.
Je me sens grandie d’avoir vu telle ville, arpenté tel centre ville… Vu telle fameuse place ici-bas.
Le trajet commence souvent par un bref somme. Je récupère. Puis, je m’occupe tout comme à l’aller.
Lorsque j’arrive à Paris, je retrouve la familiarité des gares, les odeurs, la dogmatique course folle … et parfois, mon homme est au bout du quai.
Il se passe alors un jour ou deux, puis je repars. Vers une nouvelle aventure.
Déplacements… Véritables stimulants relationnels, intellectuels, professionnels… Un mouvement fou qui génère de l’énergie.
J’aime ça en ce moment. Me déplacer. Me dé placer. Changer de place. Changer de lieu. Faire connaissance. Me présenter. Rencontrer. Aller à la rencontre…

A nos destinations… 

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24 juin 2009

Etre ou ne pas savoir, là est la question

savoirJe regarde mon homme... Je le regarde en l'écoutant... et mes pensées se coupent en deux.
Une partie reste là avec lui. Une autre part... loin.
Mon homme me parle et je pense...
Va t-on arriver à caler nos vacances ?
Va t-on faire l'amour cette nuit ?
Va t-il m'emprunter mon iphone ?
Va t-il me laisser lui raconter ma journée ?
Va t-on passer un bon week-end ?
Va t-il penser à notre anniversaire de rencontre ?
Va t-il continuer à m'aimer ?
Va t-on chercher un appartement ?
Va t-il trouver un nouveau travail ?
Sera t-il le père de mes enfants ?
Sera t-on ensemble dans un an ? dans 5 ans ? dans 30 ans ?
Vais-je supporter ses angoisses ?
Vais-je toujours rire à ses blagues ?
Vais-je encore le désirer ?
Vais-je vouloir lui dire encore qui je suis ?
Vais-je aller plus loin ?
Vais-je habiter près de lui ?
Vais-je avoir la force des désillusions ?
Vais-je suivre mon instinct ?
Vais-je souffrir ? Etre déçue ?
Vais-je l'abandonner un jour ?
Vais-je réaliser que... ?
Je regarde mon homme... je l'écoute et me dis que toutes ces questions peuvent recevoir un oui... ou un non.
Seule l'expérience et la volonté peuvent trancher.

A nos interrogatoires...

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18 juin 2009

Flou... artistique ?

flouJ'ai pris conscience, grâce à ma psy... que ces derniers temps, niveau relationnel, j'étais dans le flou. Moi je n'y voyais pas vraiment d'urgence ni de gravité. Je sentais quelque chose mais rien d'alarmant.
Pourtant, en ce moment, "je manque de précision". C'est ce que nous avons identifié, elle et moi. Et c'est tellement vrai ! Voilà des mots, des maux... qui me parlent. Oui c'est vrai. Je suis dans le flou. Mais je ne l'ai pas fait exprès. Je cherchais le moment ou le lieu opportun. Je voulais voir. Je souhaitais peut-être y aller précautionneusement... Mais je dois le dire, je ne suis effectivement pas précise. Deux situations me viennent en tête... pour illustrer cet état de fait.
Un : ce collègue, croisé à Nice il y a quelques semaines, revu la semaine dernière lors de notre colloque. A ses côtés, je ressentais comme une proximité naturelle...
Un truc indéfinissable... L'envie d'être près de lui, assise à côté de lui, juste pour sentir sa présence, ses mots et trinquer avec le verre qu'il m'a offert.
Nous avons dansé en silence, jouant de nos regards amusés... Ces moments-là, m'ont envahi le ventre... Comme ça. Je ne m'y attendais pas.
Alors, quand il m'a laissé sa carte de visite en insistant bien sur son adresse mail, que faire ? La prendre, sourire, et sentir ce bon au creux de moi.
Depuis c'est le flou... j'espère quoi ? Rien je crois... Je sais sa femme et ses enfants... Et mon homme est là. Dans ma tête et dans ma vie. Et il m'est précieux.
Pourquoi cet émoi ? Cet élan sensuel ? Cette envie-là ? Pourquoi l'envie de passer du temps avec lui ? De le revoir alors que 1000 KM nous séparent...
Pourquoi ? Pourquoi cet email banal de ma part ? Pourquoi ? Pourquoi faire ?
Le flou...
Deux : cette amie que j'ai préféré laisser... Que j'ai recontacté. Pour dire quelques mots sincères. Mais sans rien demander vraiment. Le flou là aussi. Pour quoi ? Pour qui ? Pour ne pas essuyer un refus ? Pour ne pas avouer qu'elle me manque ? Pour ne pas savoir dire qu'il m'a fallu ce temps pour que je comprenne.
Le flou... Là aussi. Le manque de précision.
Ces derniers temps, j'en ai à la pelle des exemples. Le flou. Je manque de précision. Le contour de mes relations est flou... Faut-il que je fasse un effort ? Ou faut-il que je laisse le flou se dissiper ? Le flou...

A nos détails...

Posté par Dam_Dom à 20:22 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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