21 juin 2008
Imprévus
Hier soir, j’ai signé mon futur bail. Avec mon papa. Parce
que j’ai beau avoir 33 ans, je ne suis pas assez grande aux yeux de certains. Ça fait toujours plaisir de concrétiser quelque chose, surtout en trois
exemplaires.
En
sortant du rendez-vous, mon père et moi avons rejoint ma mère, qui nous
attendait chez moi. Nous arrivons, et enchainons sur un apéro. Tchin tchin à
mon appart ! A mon déménagement ! A ta nouvelle vie ! C’est
vrai… j’ai l’impression qu’une nouvelle vie ou tout du moins une autre vie, va
commencer. Pourtant ce sera bien la mienne… mais son angle de vue aura bouger
de quelques centimètres. Un peu plus tard, nous partons diner dans le resto
indien super bon qui est à quelques rues et parlons de nos voyages en Inde
respectifs. Mêmes villes, mêmes lieux, mêmes ressentis… à deux ans d’écart.
Mais types de voyage différents. Humanitaire pour moi. Hôtels pour eux. Dans le
resto indien, certains mets leur sont inconnus. On ne goûte pas la nourriture
de monsieur tout le monde, dans un hotel trois étoiles… Je leur explique, je
leur montre. Je nomme. Ils sont ravis. Et moi aussi. Je leur apporte à mon tour
des choses. La relation « éducative » s’inverse. Nous parlons
société, emploi, politique… Ces discussions à refaire le monde, c’est vraiment
quelque chose que j’apprécie avec mes parents. Nous mangeons longtemps,
tranquillement… La vie a bon goût dans ces instants-là.
Nous
quittons le restaurant… non sans avoir parlé (en anglais) avec le serveur qui
vient du Tamil Nadu et à qui on peut dire que l’on connaît son pays… Il nous
sert la main pour nous souhaiter bonne soirée, le sourire aux lèvres.
Nous
marchons dans la rue… la nuit est tombée… Il fait bon. Au coin de la rue, je
croise E, mon ami cuisto… Tout le monde se salue. Mes parents connaissent E.
Nous avions diné dans le resto où il travaillait avant… Parce qu’E est un dieu
de la cuisine. Comment ça va ? D’où tu viens ? Je suis allé boire
un coup avec P, pour mon anniversaire ! Mais c’est demain ton
anniversaire ! Non c’est aujourd’hui !… Ahhhhh merdeu !
J’attrape E, et l’embarque avec nous. Aller viens, je t’offre un verre pour
trinquer à ton anniversaire ! Nous rejoignons mon chez moi, qui est un
peu vide et raisonne… pour cause de cartons et de rangements, et mes parents
s’apprêtent à rentrer. Ils rassemblent leurs affaires, me font les dernières
recommandations pour mon déménagement, me remercient longuement pour le resto…
et s’en vont. E et moi enchainons sur un verre de vin, tchin tchin mon
poulet ! A ton anniversaire ! Nous avons envie de sortir, d’aller
faire un peu la fête… Nous partons donc faire la tournée des bars. E connaît
bien le quartier, les commerçants, les restos et les bars. Les histoires de cul
des gens qui bossent dans tous ces lieux. Je bois du champagne… Nous squattons
les tabourets qui sont devant le comptoir. Et de longues discussions
s’enchainent sur tout et rien… Sur les gens de la vie. Deuxième bar… mêmes
tabourets devant le comptoir… Le barman est craquant, je le sais car c’est un
bar dans lequel je vais parfois. Une gentille draguouille s’instaure entre le
barman et moi… Et finit par la proposition d’aller boire un verre après la
fermeture, dans un autre bar du quartier. Troisième bar, effectivement, il nous
rejoint. Il y a du monde… Il est peut-être 3 heures… Blablabla… E et moi
entrons et sortons au rythme des cigarettes qu’il fume. J’aime bien cette
ambiance d’été. Le temps que l’on prend à ne rien faire que parler et boire. Au
bout d’un moment, le barman craquant s’enfuit dans un autre bar. Nous
pas. Nous restons un peu à papoter… avec d’autres personnes qu’E connaît.
Car dans ce quartier, tout le monde se connaît. Il fait sa mise à jour de
potins. C’est fou comme le monde est petit même dans cette grande ville qu’est
Paris… L’alcool me monte à la tête… Les verres se sont enchainés depuis l’apéro
avec mes parents, jusque là… Finalement E et moi décidons d’aller dans le bar
dont nous a parlé le barman. Nous marchons une vingtaine de minutes… ça fait du
bien. E se moque de moi à propos de la draguouille du barman… Dragouille toute
relative puisqu’il est parti et que rien ne s’est passé entre nous à part se
payer un verre et échanger nos prénoms. Et puis franchement, draguer le barman
ça craint. Car tout le monde drague le barman. Nous arrivons dans le dit bar. Immense.
Le genre que je n’aime pas trop… Mais bon. Il y a d’immenses salles où des gens
dansent aussi. Nous commandons au bar et je vais danser ! E me tient mon
sac à main en rigolant. Je danse. Je bois. Je ris. Le barman craquant est là.
Nous échangeons quelques jolies sourires. Et repartons chacun à nos
occupations… D’ailleurs nous ne nous croiserons plus de la soirée. Pas grave.
Je passe une super bonne soirée avec E. Nous dansons. Faisons des commentaires
sur les gens…
Le
temps coule… Nous repartons. Saouls. Il est tard… Tôt. Le jour se lève. Je
regarde ma montre mille fois. Ce n’est pas possible le jour ne peut pas déjà se
lever. Si. Sur le chemin du retour, nous croisons des gens. Je leur parle.
C’est ainsi lorsque j’ai trop bu, je parle à tout le monde. Un jeune fait le
chemin avec nous. Nous parlons tous les trois. Nous rencontrons trois jeunes.
Parlons de tout et rien. Puis ma carte Navigo tombe à mes pieds. L’un d’eux est
en train de me faire les poches ! Je lui demande ce qu’il fait. E n’avait
pas vu. Je récupère mes affaires (mon portable, mon mp3…) en gueulant et nous
repartons… Puis je me refais la scène dix mille fois dans la tête. Je suis sous
le choc. Je ne comprends pas. Nous étions juste là à parler et il a tenté de me
voler mes affaires. Je tourne le truc dans ma tête. E me rassure. Me dit de
laisser tomber… A cette heure, avec l’alcool, tout à coup la nature humaine me
débecte. Nous rentrons. Bises sur le trottoir. Derniers sourires. Le jeune me
raccompagne. Je sens qu’il va vouloir entrer. Bingo. Je passe un quart d’heure
à lui expliquer que je vais rentrer seule. Qu’il ne va rien se passer entre
nous. Il insiste. Il me gonfle. Je lui explique. Il argumente. Je réexplique.
Il finit par se décourager. Ouf. Rideau. Je rentre épuisée et m’écroule.
A
nos quartiers…
08 avril 2008
Pronatrice
Telle
est ma foulée ! « Pronatrice »… Si si j’te jure lecteur… !
Je te parle de yogging là !…
Bon évidemment les pros du Running doivent se demander si
je n’ai pas fumer mes lacets… Ou si je n’ai pas abusé d’un marathonien. Mais
non, même pas. J’ai juste décidé de m’acheter des chaussures correctes pour
épanouir ma foulée dans les allées du square des Batignolles…
J’ai
donc fait une excursion spéciale chez Va-Sport… et là, ô stupeur, le yogging,
c’est hypra tèchnique. Ben oui, parce que lorsque tu poses ton peton de
princesse à terre (oui enlève lui la mule d’abord) et ben tu ne touches pas le
sol de façon homogène. Et ça, tu ne le sais pas parce que tu es très concentrée
sur la couleur génialissime de ton nouveau vernis à ongles de pied… Bref. La
plante ne se pose pas toute entière sur le sol… Si tu crois ça, tu te plantes
(arf !). Ou alors, tu as les pieds plats. Bref y a un soucaï… et tu ferais
mieux de tenter les cours de peinture sur soi soie que le yogging… trop
technique. Trop précis. Trop… pas pour toi.
Mais
pour moi. Alors va pour l’investissement dans le matos pour répondre à ma
grosse (enfin…) motivation ! Là-dessus, tu te rends compte que ton Elle du
lundi, est un spécial Cellulite (comme si j’étais concernée… pfff !)… Et
le tour est joué.
Et
puis, faire du sport, ou au moins en manifester concrètement l’envie, c’est
achement mieux que les sites de rencontres ou les nazes-dating… Parce que
lorsque tu es chez Va-Sport, tu as délicatement ôté tes bottines à tâlons pour
essayer environ 7 paires de running (tu peux pas comprendre…) et là, tu fais ta
chochotte genre « Elles existent en rose celles-ci ? »
tout en battant des cils… Les hommes qui passent, les sportifs donc, les
musclés donc (par extension… tu réfléchis un peu ?? T'es blonde ou quoi ?), te regardent et ne
demandent qu’une chose, venir t’aider à apprendre à courir… après eux ? Va
savoir…
En tout cas, mes chaussures de running, elles déchirent.
Il me reste plus qu’à les chausser. Et à aller fendre l’air !
Ahhhhh !
A
pieds nickels…
31 janvier 2008
Moutonnerigolo
Avant ma vie était un enfer… Enfin, façon de parler !
Je parle essentiellement de ma vie capillaire. Ben oui. Parce que quand vous
avez les cheveux aussi raides qu’une botte de spaghettis crus… forcément, y a
des jours où vous voudriez avoir la tignasse du Roi Lion… Bref jme comprends.
Alors le côté raide et lisse ben ça va bien 33 ans… mais après ? Ben ça
fait raide et lisse justement. Et moi en ce moment, je ne me sens pas raide et
lisse…
Donc ce soir, prise d’une folie préméditée, je suis allée
chez Jean-Pierre mon coiffeur conseil de quartier… ! Jean-Pierre, en
général il m’engueule parce qu’entre deux coupes, j’ai la fâcheuse tendance à
bricoler ma frange à ma façon comme y disent dans le marquetinje, et ça
Jipé il aime pas… C’est comme une trahison merde ! Pfff………….. Le boss du
ciseau c’est Jipé. Point. Si t'as pas jipé pigé ça, t'es une tâche !
En arrivant ce soir pour expliquer à Jipé que raide et
lisse = has been, j’ai compris que les coiffeurs aiment les défis. Va poser des
rouleaux sur des spaghettis pas cuits toi ! Vas-y !
Sauf que Jipé, il a une botte secrète… un truc
in-croy-a-ble : une équipe. Et oui, parce qu’à plusieurs, on peut plus
facilement résoudre des énigmes de la nature… et accéder aux désirs les plus
anti-naturels des femmes. Tel un troupeau de vautours autour d’un cadavre de
gazelle… euh pas très glam’ sorry lecteur… disons comme les paparazzis autour
de Carla Bruni… ou encore comme les vélib à la station la nuit… euh… bof… mm…
bref… l’équipe de Jipé elle a TOUT compris à mon envie au dedans de l’intérieur
de mon intime personnel à moi…
Alors 2 heures après, je suis sortie du temple de la
conseillitude capillaire et j’ai réalisé comme la technologie pouvait être
étonnante… Parce que maintenant j’ai des cheveux exactement comme j’ai demandé
dans mes rêves les plus dinguos : bouclés, aériens, rigolos, souples… Un
régal !!!!
A bêêêêê lle…
03 décembre 2007
Tuerie
Elle passe la porte du supermarché… Agacée par cette
obligation : faire des courses. Elle saisit un panier. Plastique rouge.
Moche. Elle commence alors le périple made in Ikéa… Tous les cris les SOS…
Toutes les allées parcourir, c’est le labyrinthe de l’alimentation… La radio et
ses tubes ringards… Ca commence toujours par la tête de gondole saumon fumé.
Marre… Rose et chimique. Puis viennent les laitages. Des centaines de laitages.
Blanc, fruit, caramel, chocolat, soja… La diversité rend le choix difficile…
Elle passe son chemin, après avoir scruté tous les yaourts que le rayon
propose. Sans conviction. Trop de conviction. Pas de décision… Puis viennent
les œufs Six. Quatre. Douze. Calibrés… Le lait. Ecrémé. Demi. Entier… Chez le
lait, il y a des demis et des entiers… Un peu comme chez les humains en fait…
Jambon, saucisson, salami, coppa, pâté, rillettes… Non. Trop gras. Trop riche.
Mais bon tout de même... Mais trop gras. Elle passe son tour pour les fromages…
Ah les fromages ! Eux ne la déçoivent que très rarement. Elle les regarde.
Les compare, les goûte virtuellement. Fait un choix. Méthodique. Satisfaction.
Pas de conserves. Ca se conserve trop. Longtemps. Pas de surgelés. Ca fondra
sûrement avant l’arrivée. Pas d’eau il y a le robinet… Pas le courage pour le
reste… Sauf une bonne bouteille de vin… pour accompagner les fromages. Elle
regarde. Elle choisit… Se dirige vers la sortie. Reste l’épreuve des caisses.
Elle jette un œil sur son panier rouge en plastique modèle année 80. Presque
vide. Pas de légumes. Elle ira au marché. Et pas de laitages. Quand même… Elle
aime avoir des yaourts dans son frigo. Parce que c’est facile à manger et puis
c’est garant de douceur, de suavité, de calme… Elle repart vers le rayon des
laitages, des yaourts… Elle a l’impression qu’il s’est encore agrandi depuis
qu’elle y est passée il y a quelques minutes… Nature, Fruit, Caramel… Chocolat,
Soja, sucré… Ses yeux balaient dans un sens puis dans l’autre. Elle interroge
ses envies intérieures… Elle voit ce pot que Mamie Gourmande a préparé :
café. Elle adore. Elle place dans le panier rouge deux pots de Mamie au café…
Elle regarde de nouveau, il y a aussi à la violette, aux fruits confits, au
chocolat blanc, aux brisures de marron, à la cassonade, à la figue et banane,
au melon… C’est la fête chez Mamie ! Tout est appel, tout est tentation…
Elle doit se décider. Elle ne peut se décider. Et puis pourquoi choisir ?
Elle place dans son panier rouge, deux pots de chaque ou presque. Elle sait que
la diversité, une fois dans son frigo sera appréciable… Goûtue, Sensuelle et
addictive… Mamie, elle a compris. Elle sait. Elle ne réfléchit pas des heures
et ne fait pas dans le crochet la dentelle… Elle agit. Elle propose… et moi je dispose…
A serial goûteuse…
06 mai 2007
Du plaisir d’être une femme…
Je vous disais il y a quelques temps, que j’avais reçu une
invitation pour le mariage de S, un copain sympatique que j’ai connu il y a
longtemps… Et je finissais mon post par un questionnement existentiellement
crucial : Mais qu’est-ce que je vais mettre ? En effet, je
n’ai aucunement l’intention de remettre la robe que j’avais mise pour le
mariage de G et N il y a deux ans… Alors hier, je suis partie à la recherche de
LA tenue idéale pour ce joli mariage d’un garçon que j’aime bien et qui a
souffert longtemps de ne pas partager l’Amour… Comme quoi il ne faut pas
désespérer !
Dans mon quartier, lorsque je me ballade, je passe souvent
devant une vitrine dont les vêtements exposés me plaisent beaucoup… Je n’étais
jamais rentrée à l’intérieur, alors hier, j’ai filé tout droit vers cette jolie
boutique ! J’étais à peu près certaine d’en ressortir comblée…
J’entre et je suis tout de suite agréablement emportée par
l’odeur de patchouli qui flotte discrètement… La vendeuse m’accueille d’un doux
« bonjour » et d’un sourire. Chouette. Je fais le tour et
constate rapidement que la tenue idéale sera une robe et pas autre chose. Il y
en a des dizaines, plus féminines les unes que les autres… Je les regarde, je
les touche, je les imagine avec telle paire de chaussures, avec tel sautoir
autour du cou, avec tel rouge à lêvres… Je les examine sous toutes leurs
coutures… Je refais un second tour et sélectionne quatre robes qui me
font craquer. Je pénêtre dans la cabine d’essayage et le tourbillon de froufrou
commence ! La première est en soie, dans les tons mauve et rose foncés.
Coupe porte-feuille… Je sors de mon isoloir et me regarde dans le
miroir… Pas mal… Je me dis que ma peau est vraiment blanche et qu’il me fera
peut-être envisager de faire quelques séances de soleil ou alors de dompter ma
peur du lait hydratant bronzant !… Je passe la seconde robe… Toujours dans
les mêmes tons, mais beaucoup plus chic. Légèrement japonisante, cache-cœur,
satinée… Légère et féminine… Jolie aussi… Je me trouve toujours aussi
pâlotte ! J’essaie la troisième… qui me fait un décolleté à créer
immédiatement une émeute masculine… Ouahhh moi même je n’en reviens pas… !
Jolie aussi cette troisième mais peut-être pas assez chic pour l’occasion… Je
passe la quatrième et dernière. Rétro, vert d’eau, coupe empire avec quelques
dentelles sur la poitrine… Agréable à porter… mais pas de coup de foudre… Je
balaie des yeux la boutique et vois que la troisième robe, la
«japonisante gipsy » existe aussi en noir. Je la prends dans
ma cabine et l’enfile… Je sors et regarde mon image dans le miroir… Bon bien
sûr, avec les Converse que j’ai au pied ce n’est pas terrible mais… déjà je
sens que mon choix n’est pas loin d’être fait… Les dentelles sur les épaules sont délicieuses.. J’emprunte un collier de la
boutique pour voir ce que
cela donnerait… Ah oui c’est bien. Très mignon… Il va
me falloir acheter des petites chaussures pour aller avec… et peut-être une
petite veste trapèze à manches mi-longues… et puis un jolie collier en perles
noires… Les deux liens satinés noués dans le dos me dessinent subtilement la
taile… J’aime beaucoup… Je me rhabille… et décide d’élire cette dernière
petite merveille qui me ravit le cœur et me laisse à penser que vraiment… dans
ces moments-là, c’est un plaisir d’être une femme…
A séance hormonale…
09 avril 2007
Trop dure la vie…
Aujourd’hui, glandage sévère au Parc Monceau… Parc qui se trouve à 15 minutes à pied de chez moi… C’est pas le pied ça ?
Résultat : une recrudescence de tâches de rousseur, plusieurs pages lues, plusieurs conversations écoutées, aucune rhume des foins, des dizaines de personnes observées… des milliards de rêveries…
A position allongée…
17 février 2007
La Peste
18h21 : j’entre dans La Poste de mon quartier… Hou la ! Que de monde… fait ch… ! Je n’ai pas d’autre alternative, je dois récupérer un document avec AR qui m’attend déjà depuis 10 jous. J’avais habilement retardé le moment d’y aller.
Je
me plante dans la queue qui serpente le long des portes coulissantes
automatiques… et je compte à tout hasard combien de personnes il y a avant moi… 1, 2, 3, 4, 5, 6… 22 et 23. Il y a
donc 23 personnes avant moi… Consternant.
Le
bureau de poste contient 4 guichets dont l’un est totalement immobilisé par un
monsieur qui voudrait faire rentrer un énorme truc (une malette ? un
cartable ?) dans un colis pour CD… Pathétique.
Des
gosses font les cons. Et énervent leur mère… Ils s’ennuient. D’ailleurs tout le
monde s’ennuie…
18h37 :
je suis toujours là… le bureau ne désemplit pas. Les mines sont fermées de
résiliation ou d’agacement.
Je
regarde ce bureau de poste… celui dans lequel j’achète mes timbres… et je
constate combien cette image attachante des bons vieux PTT est has been.
Maintenant La Poste c’est une banque, des services financiers, du service de
proximité genre garde d’enfants, aide à domicile et autres filières à
succès…
Moi
je veux juste signer mon petit papier, récupérer mon truc et partir…
18h59 : plus que deux personnes devant moi… Je mate
les présentoirs qui essaient de nous vendre des cartes d’anniversaire
fabriquées dans les années 80 au moins…
19h06 :
Je mate les « beaux timbres »… Il y en a en forme de cœur avec
messages : baisers, je pense à toi, tout est fini… Oui j’imagine
bien recevoir une lettre de mon amoureux avec un timbre tout est fini.
Au moins ça met tout de suite dans l’ambiance ! Ils ont des idées de ouf à
La Poste…
19h10 :
youpi c’est mon tour. Je prends mon air rengrogné. Bonsoir… bla bla bla.
Signature. Carnet de timbres… Mais la dame est agréable. Elle sourit et me
propose de jolis timbres plutôt que des ordinaires… Pourquoi pas ?
C’est pour écrire aux impôts de toutes façons. Et nous voilà parties sur cette
tradition démodée qui consiste à s’écrire. Pour de vrai. Pas des emails mais
des mots, avec un vrai stylo et un vrai papier…
19h16 :
Je ressors. J’ai récupéré mon truc et j'ai de beaux timbres… Par contre j'ai perdu 50 minutes.
A service pugnace…
25 janvier 2007
Thé ou Café ?
Dans
mon quartier, il y a une brûlerie. Certains jours, ça sent bon le café, parfois
jusque dans ma rue… C’est agréable. Ca change des odeurs de la ville et du
métro parisien. J’ai découvert cette boutique quelques semaines après mon
emménagement… allêchée que j’étais par l’odeur du café torréfié. J’ai poussé la
porte, et j’ai trouvé un trésor de saveurs… Le café n’était pas le seul maître
à bord. Le thé, les plantes, les caramels et le chocolat, eux aussi avaient la
part belle. Malgré la petitesse du lieu, l’accueil y est toujours chaleureux.
La dame qui s’occupe des clients allie merveilleusement bien l’écoute des
besoins à l’esprit d’initiative. Au début, je me rendais là pour acheter du
thé…
Je demandais à sentir le thé des Moines, ou le thé de Noël.
La dame m’initiait aussi au Thé de Paul et Virginie, ou au thé des
Vieux Garçons… La cérémonie du choix durait longtemps mais ce moment était
tendrement magique. Tous ces thés étaient un enchantement… Je repartais
toujours avec deux sachets différents que je goûtais tour à tour, en fonction
de mes envies. Et puis un jour que j’étais partie une fois de plus pour me
réapprovisionner en thé(s), j’ai également acheté du café… quelques grammes
d’une des nombreuses sortes de café, senties une à une par dessus les boîtes en
bois. Un pur régal… Alors aujourd’hui, je me rends dans la petite boutique pour
me procurer du thé, du café mais surtout du plaisir…
A
dilemme sensuel…



