03 décembre 2008
Mais de qui smok ton ?
Voilà nous sommes le 1er décembre (ah bon pas chez toi ?), et c’est donc l’heure de notre rendez-vous mensuel : la rubrique « Désuet » ! Bon alors je ne vais pas y aller par quatre chemins : le désuet du mois, c’est justement la rubrique ! Parce que nous voici en fin d’année et que this is the end. Tu sais, tout passe, tout lasse, tout casse.
Renouvelons-nous (hein le PS ?)… Et passons à autre chose (Hein le PS !).
Un an de désuet, de old school, de revival, de vintage… Et autres vieilleries (tu comprends mieux pourquoi les djeuns chantent en anglais de nos jours ?)… Et je réalise que c’est bien aussi de se faire des CDD. La rubrique elle, avait signée un CDD. D’ailleurs je suis en cours de recrutement pour une nouvelle animation 2009. Je réfléchis… Je réfléchis…
Je réfléchis…
Je réfléchis tellement, qu’aujourd’hui 1er décembre (ah bon pas chez toi ?), est une date ultra top importante. Je te dirai pourquoi la prochaine fois ! En attendant, tu peux me dire si tu as apprécié la rubrique « Désuet » ? (Enfin tu fais comme tu le sens hein…).
A nos missions….
10 novembre 2008
We use to yaourter !
Chers
lecteurs, le temps file tellement que j’en ai zappé la rubrique du 1er
du mois… T’as vu ? Oui je sais nous sommes le 10. Bon y a juste un zéro
qui s’est sournoisement collé au 1… Que voulez-vous, nous sommes en
hiver ! Et l’hiver, on se tient chaud ou on s’occupe à la maison… On
regarde un bon (tant qu’à faire… parce que ça le ferait pas de dire un truc
genre « chéri ça te dit de mater un DVD pourri ? Oh oui trop
cool ! »…) un DVD donc, et de qualité, on se fait un chocolat
chaud, on joue à la plaie stacheune ou alors on écrit des trucs sur son blag.
En hiver, autrefois, quand on se faisait gravement chier,
quand on avait du temps à tuer, on faisait des yaourts. Avec une yaourtière. Un
objet qui n’existe plus que dans le grenier de nos parents. Ou à la brocante de
St Chenard les Ripoux. La yaourtière : orange de préférence… sinon c’est
ringu’.
Le principe ? Il faut tout d’abord poser une ½ RTT puis s’y mettre.
Comment ? C’est simple. Je revois encore ma mère ou ma grand-mère préparer
les yaourts. Tu prends un yaourt nature (oui… pour faire des yaourts il te faut
un yaourt… C’était un concept dans les années 70… mais c’est un peu le principe
du clonage… tu vois ?), ton yaourt donc (surtout tu n’en n’achètes
qu’un !), tu le mélanges à environ 1L de lait et tu remplis les
petits pots en verre avec ce mélange. Tu fermes l’engin et tu appuies sur le
bouton pour qu’elle décolle dans l’univers pour que ça tourne et que ça te fasse
de délicieux yaourts. Un yaourt = 6 à 8 yaourts (c’est des maths, tu
comprends ?). C’est soit disant économique. Sauf que tu n’as plus de lait
du coup…
La
yaourtière a maintenant disparu de nos pratiques car entre temps, certains se
sont occupés de nous, de notre ostéoporose et de notre calcium en général en
nous faisant consommer des yaourts et autres produits laitiers à gogo, faits
par eux, c’est mieux. Et depuis, les yaourtières sont au chômage mais pas les
gros fabricants de produits laitiers.
Quand
même, ce serait marrant si tout le monde se remettait à faire ses yaourts… Vous
avez 3 enfants et un mari et au lieu d’acheter chaque semaine, des packs de 16
yaourts nature, qui sont lourds… et ben vous prenez juste 4 yaourts et hop,
tour de magie, vous en avez 32 ! Et en plus vous avez occupé vos gosses, qui
sont moins abrutis que lorsqu’ils regardent des daubes à la tv. Y aurait de
quoi se marrer non ? Genre gros titre de Libé : la yaourtière
décalcifie Danone !
A
mis pour la vie…
04 octobre 2008
Le Raider
Raider
deux doigts coupe-faim ! Tu
te rappelles lecteur ? Mate les pubs ça te rafraichira la mémoire… Tu en
trouveras même une avec Philippe Manœuvre… qui déjà à l’époque se demandait de
qui-s’moqueton ?
Wiki
est mon ami tu le sais et quand tu cherches Raider, on te redirige gentiment
vers Twix… (Là j’ai récupéré le djeuns lectorat qui est né dans les années 90).
Pourquoi ? Parce que le Raider était trop raide, manquait de twist et est
devenu désuet.
Pour
la petite histoire : Le Twix était appelé Raider en Autriche,
Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Pays-Bas, Portugal, Suisse et
en Suède jusqu'en 1991 où son nom a été changé pour correspondre à la marque
internationale. Le changement de nom a été fait en Allemagne. Le slogan Raider heißt
jetzt Twix, ... sonst ändert sich nix (« Raider s'appelle maintenant Twix…
rien d'autre ne change ») est devenu une métaphore pour des tentatives
ratées voulant rendre quelque chose plus moderne en lui donnant un nouveau nom…
Ahh le Raider ! Ahh le geste
du ciseau comme dans le jeu feuille-ciseaux-pierre ! Quand je pense
que cela fait 17 ans que le Raider est mort… et que moi j’en ai 33… j’ai donc
connu la moitié de ma vie, la Raider Touch’… et j’en suis fière. Ca me fait le
même effet que lorsque mes parents me parlent d’un truc de leur époque que je
n’ai pas connu. Là c’est à mon tour d’avoir connu un truc que les djeuns ne connaitront que partiellement. Ben oui car eux connaissent le
Twix, la V2 quoi. Bon c’est déjà pas mal mais the original c’est le Raider,
point.
A désuet ta mère…
01 septembre 2008
Je suis trop rond ! Tu me fais tourner la table !
Remember lecteur (ça rime…). Dans
le tiroir de chez mamie, pendant les vacances scolaires de tes 4 ans à tes 13
ans, il y avait quoi ?
Il y avait un rond de serviette,
avec une serviette à petits carreaux rouges pour toi. A côté, il y avait un
autre rond de serviette avec une serviette à petits carreaux bleus dedans, pour
mamie. Puis à côté, tout au fond du tiroir, il y avait un dernier rond de
serviette, avec une serviette à petites carreaux verts dedans, pour papy.
Ou alors, il y avait trois
serviettes blanches, avec un rond de serviette rouge, un autre bleu et un autre
vert.
A l’époque, fallait pas mélanger
les torchons et les serviettes : ça n’rigolait pas. Chacun sa bave.
D’ailleurs, aujourd’hui encore,
c’est chacun sa bave. Sauf qu’on ne s’amuse plus à la collectionner des
semaines sur des serviettes en tissu. On préfère l’éphémère jetable au qui-dure,
et que l’on peut passer à la machine et repasser. C’est le même cirque pour les
mouchoirs. Papier. Poubellisable. Chacun sa morve.
Seulement voilà, dans une discipline quasi militaire, il
n’était pas question de prendre la serviette de papy (à petits carreaux verts).
Même une blague de 3 secondes n’aurait fait rire personne.
L’intérêt, c’était qu’au début
des vacances, on pouvait choisir. Mais une fois cette formalité effectuée, il
fallait prendre ses responsabilités. Pas moyen de changer son rond avec Pierre,
Paul ou Jacques. T’as choisi, tu gardes. Point.
Peut-être étions-nous mieux ou
moins bien protégé des microbes ? Peut-être que du coup, on mettait la
table pour pouvoir faire des blagues en échangeant les serviettes ou les ronds
ou les deux par rapport aux places elles aussi, décidées depuis des
siècles ? Peut-être que du coup, nos parents et nos grands-parents avaient la
paix avec nos bavouilles de sales gosses ? Peut-être que du coup, ça
évitait les produits détachants sur le ketchup coulé sur notre tee-shirt alors
que notre mère hurlait « Va chercher un Sopalinnnnnnnn j’te diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ! » ?
Peut-être que du coup, nos cuisses de pantalon n’était pas pleine de miettes de
pain ? Et que tout comme la nappe, on pouvait aller secouer tout ça dehors
pour les petits oiseaux ?
Finis les ronds. Déjà, avec la
famille moderne, les soirs où on dine ensemble c’est qu’il y a un conseil de
guerre parce que Léa a eu un 5 en maths ou que Nico a perdu sa virginité.
Finis les ronds. Le papier
absorbant a révolutionné notre rapport à la pérennité de la matière. Alors nous
ne faisons qu’absorber…
Finis les ronds. Si t’en veux,
c’est que tu es un collectionneur et que tu tiens des stands dans des
brocantes, à la Toussaint sous la pluie, avé-lé-copaing…
Finis les ronds. Tous au carré
(de papier) !
A chemin de tables…
01 juin 2008
C’est fort de café…
Je me souviens « dans le temps », ma grand-mère
sortait la machine à moudre le café. A l’époque, moudre le café acheté en
grains, était un geste banal du quotidien.
Nous allions le samedi matin, acheter le café en grains, à
la brûlerie du centre-ville.
L’odeur dans la boutique est inoubliable, et je l’ai
retrouvée dans la brûlerie où je vais aujourd’hui acheter mon thé et parfois du
café, que je fais moudre…
Je
me souviens de la manipulation. Mettre le café en grains dans la machine. Tourner
dans un bruit crissant, puis ouvrir le petit tiroir… Opération magique… et
mécanique !
Je
me souviens de ma grand-mère, actionnant la manivelle et tenant la machine en
bois contre son ventre…
Je
me souviens surtout de l’odeur du café fraichement moulu. Un bonheur…
Je
me souviens de la machine qui repartait ensuite dans le placard. A peine
essuyée, gardant sur elle des petits grains de café. Et emportant avec elle
cette odeur bénie…
Je
me souviens enfant, que j’attendais avec impatience l’âge où je pourrais boire
du café, comme les grands. Dans une jolie tasse à la fin du repas…
Je
me souviens enfant que j’étais loin d’imaginer le goût qu’il aurait…
Je
me souviens du temps qu’il fallait pour faire du café, et du temps que l’on
prenait pour le faire…
Je
me souviens qu’un jour, ma grand-mère m’a dit « Tu veux un café ? ».
Je devais avoir 12 ans. J’ai ouvert de grands yeux comme si tout à coup un
miracle s’était produit et j’ai enfin goûté le café des grands. Je me rappelle
y avoir mis des sucres candy…
Je
me souviens qu’après cet épisode, je me suis sentie plus grande…
Depuis,
je lui ai été fidèle longtemps dès le matin. Il y a quelques années le thé lui
a pourtant pris sa place au réveil.
Il
reste aujourd’hui, sacré après le repas du midi… et le carré de chocolat qui va
avec, tout aussi sacré… mais les sucres eux ont disparu pour ne laisser que le
goût.
Je
n’ai pas vu de machine à moudre le café chez qui que ce soit depuis bien
longtemps… Par contre cette odeur venant de la brûlerie… elle, existe toujours
et je vais m’y plonger régulièrement pour me rappeler le temps où la machine à
café était dans nos foyers… et où les enfants étaient fiers qu’on leur délègue
la tâche de la manivelle…
A
poudre noire…
01 mai 2008
Jacques a ri
Je me souviens à l’époque, j’habitais les Hauts de Seine…
J’avais environ 8 ans. Je trainais avec S, ma super copine, qui avait presque
deux ans de plus que moi. Et comme nous étions encore enfant, nous jouions.
Nous nous inventions toutes sortes de jeux… des scénarios catastrophes avec des
gens au destin incroyables, incarnés par Barbie ou Ken. Nous rigolions, nous
nous disputions aussi mais finissions toujours par nous réconcilier. C’était
facile. S venait tous les soirs après l’école et nous passions aussi nos
week-end ensemble. Nos parents se connaissaient bien et prenaient parfois
l’apéritif ensemble. Il est même arrivé que nous partions au ski ensemble. Mes
parents accueillaient alors S pendant une semaine, puis nous inversions, je partais
dans sa famille pour la deuxième semaine des congés scolaires. Nous étions sans
conteste, des enfants chanceux.
Quand
il faisait beau, nous préférions les activités « sportives ». Nous
jouions au tennis dans la rue mais nous passions notre temps à aller sonner
chez les voisins, pour récupérer les balles parties trop loin lors de nos
tentatives de smash « à la Lendl »… Parfois, S montait sur mon vélo,
et moi je m’asseyais sur son skate et nous descendions côte à côte, la rue où
nous habitions, à fond la caisse en hurlant !
Mais
certains jours, nous sortions le jokari… Jokari que j’avais récupéré chez ma
grand-mère… Elle m’en avait vanté les joies et j’avais reçu cet objet comme un
trésor antique. Les raquettes n’étaient pas agréables à tenir. Et les fils
élastiques s’emmêlaient tout le temps… Le jokari, ce jeu un peu étrange, avait
au moins l’avantage de ne pas nous faire sonner chez les voisins pour demander
les balles perdues. Non car les balles du jokari étaient accrochées et
fidèlement, revenaient toujours. Nous faisant courir et nous essouffler !
Comme un boomerang ou un chewing-gum collé, les balles ne pouvaient s’envoler…
Nous tapions en craignant de nous prendre la balle revenue trop vite dans la
tête, grâce à l’élastique moqueur. Puis nous finissions par ne plus trouver que
le jokari était un jeu sympa. Lassées, nous rangions le jokari dans le garage
et repartions à l’attaque des Barbies…
A
jeu vieilli…
01 avril 2008
Tu me tapes sur le système !
Stephen
J. Cannell… ce nom ne vous dit sans doute rien. Pourtant… Vous ne pouvez pas ne
pas le connaître ! C’est-à-dire que vous le connaissez forcément. C’est
simple, lorsque j’ai cherché quel objet has been j’allais bien pouvoir
vous trouver… j’ai pensé cette fois-ci à la machine à écrire. Et du coup,
Stephen à la Cannell m’est apparu… Patience lecteur,
j’arrive.
La
machine à écrire : bel objet, certainement très recherché par les
collectionneurs ou les brocanteurs… mais quand même…
Ok
ok une vieille machine à écrire, ça le fait. Ça fait vieux films américains qui
se passent pendant la prohibition… avec chapeaux et cigares… Soit.
Ok
ok la machine à écrire avait un bruit tout à fait particulier, qui faisait que
le concept d’open-space n’existait pas.
Ok
ok la machine à écrire développait et stimulait divers sens (on se calme
lecteur printanier). Les doigts évidemment (t’as déjà vu un pingouin taper à la
machine toi ?) et les yeux. Mais aussi les bras. Surtout le droit. Pour
actionner la manette de remise à la ligne. L’équivalent de notre touche
« Enter » ou « Entrée » si tu préfères (vois comme je pense
à mon jeune lectorat). Du coup, si tu étais gaucher, t’étais au chômage dans la
merde.
Ok
ok la machine était comme une femme : multi-tâcheS. On écrivait et on
imprimait en même temps.
Alors
moi quand je vois une vieille machine à écrire (pléonasme ?), je ne peux
m’empêcher de penser à Steph à la Cannelle…
A
deux doigts…
01 mars 2008
Le téléphone pleure ?
Mars
attaque et la rubrique « Désuet » aussi ! L’objet de notre turpitude du jour est le téléphone gris, à fil et à clavier cadran interactif.
Si si j’insiste : interactif.
Dans l’histoire, c’est d’ailleurs
surtout toi qui es actif en inter avec toi même, car le téléphone lui, il remet
son cadran en place dès que tu l’as tourné. Et en plus de l’aspect moteur, il y
a un truc auquel il faut faire hypra gaffe : c’est ta concentration. Car
avec le téléphone gris, si tu fais pas gaffe aux numéros que tu tapes bouges
glisses composes… enfin bref, eh ben t’es bon pour tout recommencer et attendre
que le cadran revienne bien en place avant de taper bouger glisser composer un
autre numéro. Ca s’appelle : simple comme un coup de fil. Et pi
surtout, si ton téléphone sonne, tu regardes avant si tu as un truc sur le feu,
un bébé au bord de la table à langer, un chéri au bord de l’orgasme, une
belle-mère sur le pas de la porte… parce qu’une fois que tu auras décroché,
fini tu restes près du téléphone dans un périmètre d’environ cinquante centimètre de diamètre.
Alors
voilà, aujourd’hui, nous avons des mobiles cellulaires sans fil à
reconnaissance vocale (tu me diras en matière de téléphonie vaut mieux…) à qui
tu dis « Effacer » sur le ton de Robocop et qui comprennent.
Ce que je remarque quand même c’est qu’au travail, on a encore des téléphones
avec fil. On a des belles touches et des belles fonctionnalités, conf call,
bis, signal d’appel… mais on a un fil. Est-ce que notre patron veut
s’assurer qu’on reste bien dans un périmètre de 50 cm ??
A t’es laid Phone !
01 février 2008
A la mords-moi le noeud ?
1er
février oblige, retrouvage de la rubrique « Désuet »… Non ce n’est pas la rubrique qui l’est
lecteur, c’est le truc dont je parle à chaque fois. Rooo tu suis ou
pas ?!
Aujourd’hui,
Dieu sait si j’avais le choix, j’ai décidé de te parler de cette mode qui a
sévi dans les années 80 : la mode du nœud-pap’ ! Oui parce que
déjà jte signale qu’on ne dit pas « nœud-papillon » mais
« neupap » ! Understand ? Déjà que le neupap est
ringu’ mais si en plus tu dis un truc du genre « Chérie, as-tu vu mon
nœud-papillon ? »… Là la chérie, soit elle explose de rire, soit elle
refait le nœud de sa lavallière en vous disant « Tête de nœud va ! »…
Et là c’est le drame chez les Lequelnois.
Le neupap donc, était le comble du chic jadis. Même la
cravate était naze à côté de la classe induite par le port du neupap… C’est
dire ! Je me souviens même de mon père qui pour le mariage de ma sœur,
portait un neupap… c’était en 1981 1995… ah oui quand même… Bon bref, et à
l’église en me retournant pour voir ma sœur arriver au bras de mon père
neupapillonné, je me suis dit « Purée c’est ringu’ le neupap »…
Ce qui fait que comme nous sommes en 2008, cela fait au
moins 13 ans que le neupap est désuet… Y a qu’à voir à la télé… Tu vois des
neupas à la télé toi ? Bon c’est sûr si tu regardes la chaine
parlementaire là tu en trouveras… Mais bon… le neupap c’est quand même mieux
chez Emmaus ou Guérissol non ?!
A fête à neuneu !
02 janvier 2008
Mangez-moi ! Mangez-moi ! Mangez-moi !
Lecteur d’amour, je te l’avais promis, je le fais. Avec la
nouvelle année, une nouvelle rubrique apparaît ! C’est la rubrique « Désuet ».
Je te vois d’ici froncer les sourcils en disant Mais qu’est-ce qu’elle a
encore inventé la DamDom ?
Réponse :
j’ai envie de vous parler, chaque 1er jour du mois (sauf hier parce
que il y avait un événement spéchôl: t’es au courant hein ?) d’un
objet désuet, en état de mort ou presque, has been quoi ! Parce
qu’aujourd’hui, nous sommes totalement envahis par les NTIC
(Nouveaux Temps Investis à la Compréhension des Notices), nous ne réalisons pas
combien certains objets qui ont parfois bercés notre enfance, finissent par
disparaître ou sont en phase terminale avancée… Alors voilà, j’ai envie de les
évoquer comme pour leur rendre hommage et j’espère que cette nouvelle rubrique
vous plaira !
Aujourd’hui au menu, un objet vraiment désuet : le
mange-disque ! Fini, il n’est plus disponible. Moi j’adore les
mange-disques ; le concept quoi, bien que je n’en possède plus maintenant.
Pour utiliser le bouffe-scud mange-disque, il fallait des disques. Non mais ça
paraît basique mais aujourd’hui à moins d’être mes parents ou David Ghetta, on
n’a plus de disques. Vous savez ces trucs qui ressemblent à un frisbee en plus
noir et en plus musical… Alors avec le mange-disque, on pouvait mettre des
disques (CQFD) d’une seule main… En poussant nonchalamment la galette des rois
(note le voc lecteur), la musique se mettait à chanter (ça se dit
ça ?) ! Magique un peu non ?? C’était en plus un truc de ouf le
mange-disque, parce qu’on pouvait le transporter avec soi. Bah oui, il y avait
une poignée dessus ! Trop bien pensé ! C’est ce qui a inspiré les
rappeurs à emmener de la musique partout. Fastoche. N’empêche le mange-disque,
il n’aimait que les petites portions. Il ne pouvait pas avaler les grosses
(euh… ). On lui donnait du 45T (T pour tours) : une abbréviation d’enfer
non ? 45T. Restait plus qu’à régler le volioume, et hop, on pouvait
s’éclater à la boum de Nathalie Martin, en mangeant un Raider… mais ça c’est une autre
histoire !
A notes digestives…