DamDom...

... trentenaire parisienne en prise avec un début de commencement de Bridgetjonisme... ?! Alors culotte ou string ?

vendredi 30 octobre 2009

No more

nomoreNos morts ne sont plus. No more. Mortel le jeu de mots non !? Ok je sors.
Mais pas tout de suite… Car j’ai tant de choses à faire, j’ai tant de choses à dire.
Nos morts eux, c’est autre chose. Des « choses » oui, autres, pas les mêmes que nous donc. « D’autres »…
Enfin je crois !
Enfin non, je ne crois plus, je ne suis plus croyante mais certains le sont, encore. Moi no more.
La Toussaint approche. Elle nous rappelle à notre état d’humain, mortel. Définitivement non infini, infiniment non définitif.
Pourtant certains sont convaincus qu’il y a une vie après la vie. Ou plutôt, qu’il y a une vie après la mort. Une vie dont on ne sait rien.
La Toussaint me rappelle mes morts. Les miens. Ceux que j’ai aimé, connu, côtoyé. Chacun d’entre eux, « reste ». Laisse une trace. Une attitude. Un combat. Une image. Un toucher. Une passion.
Mes morts, ne m’ont laissé que de bons souvenirs finalement… Ils ont emmené avec eux, les regrets, les non dits, les souffrances, les colères, les secrets… Ils les ont mis quelque part dans un immense réceptacle prévu à cet effet, pour nous alléger. Pour s’alléger eux aussi. Pour ne pas trimballer ça, dans leur nouvelle vie post mortem.
Nos morts seraient donc généreux ? Les miens me donnent cette impression. Je pense à eux, à leurs caractéristiques tant appréciées et je souris.
Les moments les plus durs sont peut-être ceux de l’immédiateté de la disparition… Quoi ? Il est parti ? C’est terminé ?
D’ailleurs, je note souvent la difficulté qu’ont les vivants à dire « il est mort ».
A cette expression, on préfère souvent « il est parti ». « Il nous a quitté ». « Il est décédé ».
Disparaître. Partir. S’envoler. Passer de la présence à l’absence. De la matérialité à l’abstraction. Puis mourir. Peut-être y a-t-il des étapes en fait ?
Comme pour une naissance. On est pensé (ou pas), conçu, attendu, on vient. Puis on est un bébé, un enfant, un ado, un jeune adulte, un adulte, un adulte mâture, un vieux.
Les morts aussi ont leurs passages. Les morts tout juste morts, sont « partis ». Mais les morts, enterrés depuis longtemps, sont justement caractérisés par cela « Cela fait maintenant 25 ans que pépé est mort. Tu te rends compte : 25 ans ! ». Pépé était vieux. Il est un vieux mort.
Les morts sont un peu de nous. Ils ont essuyé des plâtres. Les leurs. Nous sommes un peu de nos morts.
La Toussaint approche, et j’ai envie de partager avec des lecteurs vivants, une pensée tendre et humaine, pour tous nos morts…

A life is life… (lala lalala)

Posté par Dam_Dom à 12:33 - Ils ont causé dans l'poste [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un commentaire ?

"Nous sommes un peu de nos morts..."
"Les morts sont un peu de nous ..."

J'ajoute qu'avant tout, les morts sont un peu mous du genou.

Posté par coachola, vendredi 30 octobre 2009 à 19:01

Ecrit juste, qui me parle.
Tu écris bien!
Mauve

Posté par Mauve, samedi 28 novembre 2009 à 01:45

Oui ! Exprime-toi !







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=217775&pid=15619478

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :