DamDom...

... trentenaire parisienne en prise avec un début de commencement de Bridgetjonisme... ?! Alors culotte ou string ?

dimanche 30 août 2009

Ce pti truc

IMGP4202Je reviens d'une semaine de vacances avec l'Homme. Nous avions loué un petit pied à terre à Anglet... Les monstrueuses vagues de la côté basque, nous attiraient. Lui pour le bodyboard, moi pour l'humilité que la nature m'inspire.
Nous avons donc passé 7 jours ensemble. Nuits et jours. Et c'était la première fois en un an, que nous passions autant de temps ensemble, en continu.
Tout s'est bien passé. Pas de dispute. Pas de froid. Juste la tranquillité des jours qui passent, loin du stress parisien. Loin des habitudes qui une fois nous avoir rassurés, nous usent.
Nous avons vaqué à diverses occupations... allant et venant de l'appartement à la plage. Profitant de siestes réparatrices, de ballades de long de la côté, de comtemplations silencieuses et complices.
Il faisait bon dehors, sauf certains jours où nous avons fait de notre toit notre abri... de longues heures, entre lectures, télé, sieste, bavardages, cafés...
Il faisait bon dedans, dans ma tête, dans mon coeur... Dans ses sourires.
Ses séances de bodyboard, me laissaient tout le loisir de profiter de ma solitude pour admirer les vagues, somnoler au soleil, finir le troisième tôme de mon livre, rêvasser à rien, faire des plans sur la comète...
Quand il revenait, joyeux ou déçu, il racontait les vagues caressées ou loupées... L'attente, la politesse des surfers, les codes de bonne conduite, la vue de la mer, le bronzage coupé de la combi, le sel marin... la fatigue, la faim...
A certains moments, je me sentais comme une mère qui entend le récit de ce qu'il s'est passé, qui donne la bouteille d'eau, les gâteaux qu'elle a pensé à mettre dans son grand cabas fourre-tout.
A certains moments, une sensation tranquille de bien-être juste apparaissait, très vite balayée par le regret de l'insouciance, des passions passées, des vibrations ventrales estompées, des requêtes impossibles,...
Beaucoup de rêves ont habité mes nuits cette semaine. J'ai revu bon nombre de visages passés. Regrets ? Souvenirs ? Pages tournées ? Je ne sais dire.
J'étais là, en vacances avec l'Homme qui est dans ma vie depuis un an ou presque, et je me sentais comme éteinte. Le rose pâle plutôt que le rouge. Le jaune clair plutôt que l'orange flamboyant...
J'étais là au soleil à nous regarder, et je regrettais les excès émotionnels passés, les tourments vivants... Je ne regrettais rien de la souffrance, mais me sentais si nostalgique des élans ressentis, des émotions bondissantes, comme ces vagues se défiant sans cesse...
Dans cette tranquille semaine en duo, il me manquait, le grain de sel, le pti truc, l'étincelle...

A nos éclats...

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jeudi 20 août 2009

Rondement

balanceAhhh mon "rapport à la nourriture" comme disent les nutritionnistes, diététiciens, et autres maîtres-mangeurs !
Qu'il est compliqué...
Tout d'abord, je ne sais pas trop ce que désigne ce mot : "rapport"... Moi ce serait plutôt un cycle.
Ahhh mon "cycle de nourriture" ! Oui c'est mieux là. Mes cycles plus exactement.
Eh bien, j'en suis l'esclave.
Mes cycles se suivent et... se ressemblent. Je ne me souviens pas avoir fonctionné un jour, autrement. Et cela me "remplit" de perplexité.
Un cycle de malbouffe... par stress - solitude - plaisirs excessifs - gourmandise incontrôlable... - manque de temps - facilité...
Un cycle de culpabilité, de constats tous plus affligeants les uns que les autres : trop lourde, trop grasse, trop trop trop trop ! Marre de la malbouffe ! Marre des 2 ou 3 ou 7 ou 12 kg de pris !
Un cycle de régime. Plus ou moins strict. Tenus. A coup de littérature, de sites internet, de forums, de carnets, de courses pensées, de cuisine minceur, de produits zéropourcent...
Un cycle de satisfaction. De perte. De minceur. De fringues. De séduction...
Un cycle de relâchement, un peu. De déculpabilité. De vigilance en baisse...
Un cycle de constats. D'envie de meurtre envers celle qui balance.
Un cycle de sursauts, à coup de bio, de céréales, de marche, de décas, de frais, de saison...
Un cycle de découragement total... de lassitude. De résignation.
Un cycle à ne plus savoir comment prendre le problème, pas quel bout commencer...
Puis, ça reprend.
Les minces font-elles des régimes ?
Ronde un jour = ronde toujours ?
Pourquoi après avoir perdu 7 KG, il y en a toujours 2 ou 3 qui regagnent du terrain ?
Régime à vie ? Cycles à vie ? Esclave à vie ?
Ces cycles me fatiguent, physiquement, moralement... pourtant il ne faut pas que je lâche...! Comment faire ? Suis-je condamnée à perpetuité ?
La bouffe m'aime et elle ne me quitte jamais ! Entre l'amour et la haine, elle est tout le temps là.
Le plaisir de manger, l'inconfort d'avoir trop mangé.
Le plaisir de cuisiner, l'éternel kilo en trop...
Marre. Marre. Marre.

A nos poids...

Posté par Dam_Dom à 19:17 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 11 août 2009

Et moi et moi et moi…

et_moi_et_moiDimanche dernier, je suis allée voir mes parents. Et mes amis de collège et lycée avaient fait de même. Ce qui fait que nous nous sommes tous retrouvés là-bas, par le plus grand des hasards, dans ce quartier familier, dans lequel nous avons vécu nos adolescences et nos premiers pas dans le monde des adultes.
En fin d’après midi, j’ai donc retrouvé AL, mon amie de fac… qui s’est mariée avec le fils des voisins, F… grâce à moi qui les ait fait se rencontrer. AL et moi, avons été très proches et le sommes toujours. Seulement voilà, l’activité de notre amitié est proche du zéro… se résumant à quelques SMS affectueux pour nos anniversaires, la nouvelle année… Moi sur Paris, eux en banlieue… pas facile finalement d’être régulier. Et de se voir. Pourtant l’affection et la bienveillance sont là. Et bien là.
AL, qui a le même âge que moi, a aujourd’hui deux enfants. Deux garçons, de 4 ans et de 9 mois. Je ne les ai vus qu’en photo, jusqu’à dimanche dernier… En retrouvant AL, que je n’avais pas vu depuis sa première grossesse, j’ai pu constater comme les traits de son visage et les contours de son corps n’avaient pas tellement changé. Cela m’a plu de la retrouver ainsi. Nous avons rapidement résumé où en étaient nos vies… Et avons plaisanté sur nos sujets privilégiés, comme avant… J’ai fait la connaissance de ses fils… adorables, vivants et réels. J’ai constaté ses sourires à elle lorsqu’elle leur parlait… Leur complicité mère enfant que je ne lui connaissais pas… Nous avons passé un moment à bavarder… de nos vies professionnelles, familiales, sentimentales…  Puis, dans la douceur de cette fin d’après midi, j’ai rejoint les miens et mon Homme, assis sous le cerisier à boire le café.
Quelques instants après, l’Homme et moi, avons repris le train pour Paris… et peu à peu, une immense et incontrôlable tristesse m’a envahie… Je n’ai pas compris tout de suite ce qu’il m’arrivait… J’étais plutôt contente de rentrer chez moi. Mais, mon cœur se serrait de minute en minute, et je retenais des larmes qui ne demandaient qu’à couler… L’Homme a vu, a constaté et m’interrogeant du regard, j’ai pu dire maladroitement que cela me faisait bizarre de revoir mon amie AL, que le temps passait, qu’elle me manquait sans doute… que pleins de souvenirs remontaient… L’Homme est rentré chez lui et moi chez moi, comme convenu, et en nous quittant, il a cependant amené l’hypothèse « C’est parce qu’elle a des enfants et pas toi ? »… Je l’ai regardé. Les yeux humides et j’ai acquiescé. Effectivement, revoir AL, avec mari et enfants m’a renvoyé à ma propre vie. Et moi, pourquoi n’ai-je pas d’enfant ? Pourquoi n’ai-je pas consolidé ma vie affective dans laquelle je me perds sans cesse et cycliquement ? Pourquoi est-ce si compliqué pour moi et naturel pour d’autres ?
J’ai rejoint la familiarité de mon appartement… pensive. Triste. Avec une peur grandissant dans le creux de mon ventre… et si je n’ai jamais d’enfant ? Faut-il que j’y prépare ? Il y a quelques temps, cela ne m’aurait pas affecté outre mesure, mais aujourd’hui, les choses sont différentes pour moi.... Ce désir d’enfant est là en moi… et près de moi, l’Homme se dévoile immature, en crise, fragile… et loin de mes préoccupations, voulant des enfants « dans l’absolu ». Pour ma part, j’ai passé le désir « absolu ». J’en suis au concret, à la peau, à la chair, à la présence d’un enfant… Je me sens comme dans un piège alors que cela devrait ressembler à un rêve… prise entre ce désir d’enfant, qui n’a plus tant de temps, et cet amour, incertain… Voilà la cause de ma tristesse...

A nos compotes…

Posté par Dam_Dom à 19:00 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 8 août 2009

Les flottements

flotteurJe suis un flotteur, posé sur une mer... Comme je suis indécis, je vais de mers en mers, pour faire l'expérience de celle qui m'inspirera le mieux. Je vogue et je viens, entre des riens. Je ne sèche jamais, mais je ne sais pas toujours où je veux échoir...
Je m'allonge sur des vagues et les laisse me frôler... plus ou moins fort... mais éternellement. Parce que je ne peux pas vivre sans contact. Sans contact je ne suis plus flotteur. Je suis électron libre. Et cette liberté n'est pas pour moi. 
Je me réchauffe la tête avec le soleil, et me rafraichit les jambes, dans les courants mouvants des océans...
Ma vision est illimitée. Je vois l'infini. Je suis infiniment porté. Sans condition. Et j'aime bien cela dans mon état.
Je suis flottant. Ma vie est flottements. Mes flottements sont mes aventures. J'ai perdu mon ancre. Et avec mon encre j'essaie de la retrouver. De la trouver dans l'immensité naturelle...
Je veille aux grains de sel qui s'accumulent sur moi. Je les chasse pour qu'ils ne me ralentissent pas... Mais j'aime aussi leur goût... qui me rappelle des flottements anciens...
Je regarde l'horizon... à ma portée dans une largesse trop grande pour moi. Je ne sais vers où flotter... alors je glisse de mers en mers. Et je m'arrête là où l'eau est plus claire, les rayons du soleil, plus doux.

A nos ports...

Posté par Dam_Dom à 14:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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