DamDom...

... trentenaire parisienne en prise avec un début de commencement de Bridgetjonisme... ?! Alors culotte ou string ?

26 février 2009

About to leave…

pot_departAujourd’hui, c’était mon pot de départ.

Le Directeur Général avait envoyé une invitation par email à toute la boite pour dire que le pot aurait lieu, le 26 février à 12H15. Dans son mail, il n’avait pas omis de préciser « qu’une enveloppe se tient à votre disposition pour contribuer à l’achat d’un cadeau ». Seulement voilà, il m’avait mis dans la liste d’envoi. Et du coup je savais qu’un cadeau allait m’être offert.

Dans ma boite, il y a un turn over de malade depuis deux ans. Alors les pots de départ : on connaît. Parmi les gens partis, certains ont fait des discours dignes de ce nom. Le discours est d’ailleurs une coutume. Mais dans ma boite, les pots de départ se passent (toujours) comme cela. Tout le monde arrive en ricanant… se colle aux murs. Les kirs et autres boissons sont préparées. Les gâteaux apéro sont mis dans des assiettes en plastique. Puis quand tout le monde est là, le Directeur général se met à parler. Il retrace les étapes du parcours du salarié, et dit combien il a contribué aux activités de la boite. Parfois, il y met de l’humour. Parfois pas.

Déjà hier, je googlisais l’expression « Discours pot de départ »… en vain. Ne me sentant pas dans l’envie d’écrire quelque chose, ni de faire dans l’extra ordinaire, et au bout de plusieurs jours de réflexion mêlée d’anxiété, j’ai décidé finalement d’improviser. J’avoue que l’idée du pot ne me tentait guère, détestant être sous les feux de la rampe, et regardée par 22 paires d’yeux, amusées et moqueuses.

La matinée d’aujourd’hui a filé comme un éclair. Pourtant j’étais arrivée tôt. Mais ma difficulté à lâcher prise m’amène il faut le dire, à vouloir boucler parfaitement mes dossiers… Un peu trop certainement. 12h30 sonne alors et mes collègues viennent me dire qu’il faudrait que je me bouge pour monter en salle de pot. J’ai le tract. Je n’ai pas envie d’être au centre. Je déteste cela… Je respire généreusement en me disant, que ce pot est un rite de passage, qu’il va m’aider à passer à autre chose, de façon saine et partagée.

Mes collègues arrivent peu à peu… des petits groupes de conversation se créent. Nous attendons le directeur. En attendant nous commençons à boire quelques gorgées de kir… Le directeur arrive… et les retardataires aussi. J’ai chaud. Je transpire. Le vin me monte déjà… Des collègues me poussent vers le milieu… je me place donc bien en vue. Je voudrais disparaître… Le directeur propose que l’on commence, et déjà je perçois son émotion… Cette réaction tend à m’émouvoir aussi… Son discours est professionnel, bienveillant, remerciant. Sans grande émotion au fond. J’écoute, je prends. Mon émoi se calme et je vois que certains de mes collègues, sont un peu émus. Je remercie au point final, prends une grande respiration et improvise mon discours. Je dis moi aussi de façon professionnelle ce que j’ai appris, ce que j’ai positivé, ce que j’ai maintenant choisi. J’essaie de placer quelques clins d’œil, qui suscitent des sourires… Je conclus. Je souffle. Voilà c’est terminé. Ouf. Applaudissements. J’aurais des compliments plus tard, sur la teneur de mon discours. C’est ensuite le moment où l’une de mes bonnes collègues annonce pour le groupe qu’un cadeau m’attend. Je reçois une carte sur laquelle tous ont mis un mot. Je la lirais finalement plus tard, à tête reposée… Touchée plus particulièrement par certains d’entre eux. Puis je reçois le DVD du dernier spectacle de Florence Foresti (dont je suis fan), et un coffret pour un diner gastronomique à deux. Chouette ! Je remercie et entame une tournée de bises, que je veux alors donner à chacun, avec attention et sincérité, malgré le brouhaha qui a repris et les verres qui se remplissent…

Le pot se poursuit et se termine. Nous partons quasi tous déjeuner ensemble au bistrot d’en face, tel que je l’avais réclamé. J’ai le corps agité. Je suis à la fois émue, excitée, énervée, contente surtout.

Je poursuis mes activités intensément dans l’après-midi… et ce soir, j’ai commencé à vider ma messagerie… Des mois de travail, de collaboration, de coups de gueule ou de projets enthousiasmants… Des bons moments mais au final beaucoup de stress.

Demain, je vais finaliser mes écrits et ranger mon bureau. Il me faudra trier et jeter, pour rentrer chez moi et… surtout tourner cette page.

A mes choix…

Posté par Dam_Dom à 22:24 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 février 2009

Je m’en balance !

BalanceNous cohabitons depuis plusieurs années… je dirais environ 20 ans… Entre nous cela ne peut pas être une passade. Non. C’est forcément du durable, vu mes obsessions et vu sa franchise. Elle m’aiguille à sa façon et moi je peux, vis à vis d’elle, passer de l’amour à la haine en 48H. Pourtant, je ne me vois pas vivre sans elle. Elle en revanche, pourrait vivre sans moi…

Je me confie à elle presque tous les jours. Sinon, j’attends nos retrouvailles pour lui confier de nouveau, le poids de mes doutes, la lourdeur de mes hésitations, la légèreté de mes pensées.

Sa franchise est à double tranchant. Évidemment. Mais je préfère cela à quelque mensonge ou tricherie de sa part. C’est d’ailleurs sur cette honnêteté là qu’est basée notre relation.

Je m’en remets à elle, je lui suis presque soumise. Elle le sait et parfois, elle m’épargne et m’encourage. Elle me livre alors précisément son état d’esprit. Je l’écoute et enregistre. Si j’essaie de mettre sa parole en doute, elle me réexplique. Et je constate systématiquement, qu’elle ne change pas d’avis. Jamais. Elle est constante. Pas comme moi.

Je lui ai fait une place importante dans ma vie. Elle est mon baromètre, mon repère. Celle qui va conditionner ma journée ou mes envies. De plaire ou pas. De m’ouvrir ou pas. D’oser ou pas.

Pourtant, je fais quelques breaks chaque année dans notre relation. Je la laisse à Paris vivre sa vie, et moi je pars en vacances, légère. Je dois avouer, qu’elle finit toujours par me manquer. Je me demande souvent comment elle va m’accueillir à mon retour. Va t-elle me faire payer mon désintérêt passagé ? Va t-elle me renvoyer la moindre bienveillance ?

Le temps passe et nous vieillissons ensemble. Sa jeunesse tend à disparaître peu à peu. Comme la mienne. La mode et la jeunesse sont partout autour de nous. Les pressions sociétales apparaissent à chaque carrefour. Plus rapide, plus performant, plus précis, plus joli, plus durable… Je ne sais pas si je la quitterais un jour pour aller goûter à cette modernité performante et progressiste ? Mais qui sait… Nous avons parfois besoin de vérifier.

A objet relou… 

Posté par Dam_Dom à 14:56 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2009

Confiance en soi

confianceJe me rends compte ces derniers temps, combien l’Homme a besoin d’être aimé. Combien les Autres sont des vecteurs d’énergies, bonnes ou mauvaises. Combien les Autres nous aident à acquérir ou à perdre, la confiance que l’on a en nous. Combien les Autres conditionnent nos « capacités à ».

C’est très injuste d’ailleurs pour ceux et celles dont les parents n’ont pas dit ou donné « le bon de base ». Pour ceux et celles qui n’ont pas reçu la dose minimale qui les cimentera à jamais.

C’est injuste pour tous ceux-là, car ils passeront une bonne partie de leur vie à chercher cela dans les yeux des Autres.

Parfois de façon normale…

Parfois de façon pathologique. Et là, ils se noieront sans doute.

Chaque jour, voir la vie au prisme des Autres pour être bien avec Soi ?

Et si c’était dans l’inverse que l’on pouvait trouver l’Amour et la Confiance en soi ?

S’aimer soi, pour mieux aimer les Autres, qui en retour nous aimeront de les aimer ?

Avoir confiance en soi dans ce que l’on entreprend. Ne pas se noyer dans le regard des Autres. Y accorder la juste importance. Voir en face avec ses propres yeux plutôt qu’au détour du regard d’Autrui.

Chaque jour, voir la vie au prisme de sa confiance pour être bien avec les Autres ?

Certains jours sont plus évidents que d’autres en la matière… Les Autres sont parfois là pour venir nous rassurer. Parfois c’est nous qui leur offrons notre force. L’équilibre idéal… mais pas systématique. La complétude harmonieuse… sans la dépendance…


A leurs lunettes

Posté par Dam_Dom à 19:59 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2009

Fais pas ci, fais pas ça

RencontresPatati patata… !

Les rencontres sont comme les recettes. Certaines marchent mieux que d’autres.

Les rencontres imitent les vagues, elles vont et viennent.

Les rencontres sont des grands-huit qui nous soulèvent le cœur, puis nous le reposent.

Les rencontres sont des levers de soleil : pleines de promesses.

Les rencontres sont parfois comme les nuages, d’une densité variable.

Les rencontres sont comme la neige, elles fondent ou nous font fondre…

Les rencontres ont le goût d’un dessert, gourmandes et sucrés.

Les rencontres sont parfois épicées, acides…

Les rencontres soufflent comme le vent, douces sur nos visages…

Les rencontres guident nos instincts, tracent nos chemins.

Les rencontres se déguisent en mystère… et retirent leur habit, un jour.

Les rencontres jouent des musiques qui nous bercent puis nous lassent…

Les rencontres ont des cycles, comme nous.

Les rencontres… sont contre nous.

Les rencontres se blottissent contre nous.

Les rencontres sont des sourires.

Les rencontres sont des adieux à venir.

A nos ambivalences

Posté par Dam_Dom à 23:14 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 février 2009

Rêvasseries…

PRINTEMPS

Je marchais hier, en sortant du travail, il faisait encore clair. Le ciel était tout bleu et l’air, pour une fois, n’était ni glacial, ni froid, juste doux sur mes joues. Je marchais et ressentais que le printemps, dans cet instant là, n’était pas très loin… Peut-être là, dans ce ciel bleu ? Peut-être dans cette écharpe tenue à la main ? Ou peut-être dans ce rayon de soleil sur cette façade haussmanienne ?

Alors je me suis mise à songer au printemps et à tous ces bienfaits lorsqu’il signifie à pas de loup, qu’il arrive.

A ces jours allongés, à ces terrasses ensoleillées, à ces petites fleurs tant attendues, à cette énergie renouvelée, à ce froid qui s’en va, à ces manteaux qu’on abandonne, à ces ballades que l’on retrouve…

Dans une timidité d’abord, puis dans un franc élan, le printemps nous prend chaque année. Lui au moins on est content de le voir. Pas comme l’hiver dont on apprécie quelques figures (neige, raclettes, froid sec, cheminées …) mais qui n’a pas intérêt à prendre ses aises trop longtemps.

Le printemps lui, peut arriver en avance s’il le souhaite, on ne lui en tiendra pas rigueur, bien au contraire.

Je marchais hier, en sortant du travail, à rêvasser quelque peu… Et le jour est tombé dans les bras du froid. Le printemps de mes pensées, a rejoint mes fantasmes. Et j’ai compris que ce n’était pas l’heure…


A leur rythme… 

Posté par Dam_Dom à 12:34 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2009

Règlons nos comptes lunaires

REGLES

Ce post sera féminin ou ne sera pas. Il ressemble a un coup de gueule, mais surtout à un coup de blues. Pas un grave. Un hormonal pour tout dire.

Tout commence alors que j’ai 13 ans et que lors d’un dimanche en famille, les Anglais débarquent pour la première fois. Les Anglais, les rouges, les ragnagnas, les menstrues, les ragnoutes, les règles donc. Ma mère affolée va me chercher ce qu’il me faut pendant que moi je pense « Je suis enfin une femme ». A croire qu’avant, j’étais un truc indéterminé. Et avec ce nouveau statut, ma vie hormonale entre dans la lumière.

En positif, ce phénomène de Dame Lune, apporte un élément que je trouve finalement structurant : le cycle. Avec ses signes. Ses alertes. Son ménage. Son renouveau. Bref ça s’en va et ça revient, et moi cette rondeur me plait. Car ainsi, je sais. Je sais où j’en suis. De mon corps, de ce qui va se produire. De ce que je vais ressentir. De ma potentielle fertilité. De ce qui se passe en moi. Et puis tout a un début et une fin.

En négatif et c’est surtout là que je veux en venir, Dame Lune ne nous ménage pas. Elle prévient la red session à coup de zones dépressionnantes et bluesy. Et ça, ça me gonfle menu. Car au quotidien, c’est inapproprié et propice à des malentendus. Je les sens arriver ces jours gris puis noirs… Je sens en moi un ras le bol général. Une fatigue qui me somme de m’isoler. Un regard négatif sur tout et tous. Sans objectivité. Sans raison. Et là, lorsque tout saoule, même le plus beau sourire de l’Homme, et bien on se dit que nous sommes en dictature hormonale ponctuelle et que ça fausse et transforme notre rapport à notre environnement. Que faire ? Relativiser je pense. Et attendre que ça passe en maudissant cette déprime passagère qui nous apporte du noir là il n’y a pas de raison qu’il y en ait.

J’ai pris longtemps la pilule mais depuis quelques mois j’ai décidé d’arrêter. Pour retrouver mes vrais rythmes internes et les manifestations naturelles de mon corps. Mais certains jours, notamment ceux-là, je dois dire, que c’est un combat contre mes propres émotions négatives… Émotions passagères et artificielles pour le coup. C’est le monde à l’envers je vous dis.

 

A nos saisons

Posté par Dam_Dom à 23:26 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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