29 janvier 2009
Creux et bosses
Il a sans doute été surprotégé par sa mère et aujourd’hui il veille scrupuleusement à son indépendance. Elle a manifestement été négligée par sa mère et son besoin d’attention est fort. Il décide souvent quand ils vont se voir. Elle s’accorde à lui et propose des choses. Elle s’adapte parfois mais annonce ses sorties sans lui, elle aussi. Il privilégiera souvent ses activités à lui. Devant le fait accompli, elle se sentira triste, délaissée, et lui reprochera son manque d’organisation, son côté solo. Il veut gagner et conquérir son autonomie. Elle aussi mais pas de la même façon. Elle voudrait son in-dépendance. Justement pour ne plus attendre des autres. Il raisonne pour lui et par lui, habitué à être le centre unique d’intérêt de ses parents. Elle pense collectif car elle a appris à partager avec son petit frère et sa grande sœur. Il peut rester 3 jours sans nouvelles. Elle non. Il doit se sentir indépendant de cette façon. Elle se sent malaimée et inquiète. Il commence à comprendre que son autonomie n’est pas menacée par elle. Elle se sécurise au fur et à mesure, constatant qu’il est constant et attentif. Il envoie ainsi un sms lorsqu’ils sont loin l’un de l’autre pendant plusieurs jours. Elle s’apaise en recevant son petit sms, contentée de son attention. Lui, a trouvé le juste dosage. Elle, a reçu ce dont elle avait besoin. Il a peur qu’elle lui reproche de travailler, quand elle regarde la télé chez lui. Elle est heureuse d’être près de lui, même quand il bosse sur son ordinateur. Il a eu une expérience difficile avec une dépendante affective qui exigeait d’être son unique objet d’attention. Elle est différente et travaille sur elle. Il lui demande si elle va bien, si elle ne s’ennuie pas, si elle a soif… Elle rit de ses inquiétudes et le rassure. Oui tout va bien. Il annule parfois au dernier moment, une soirée prévue ensemble. Elle est déçue et ne se sent pas bien. Il culpabilise face à ses silences. Elle se sent abandonnée et doute de lui. Il cherche à s’expliquer sur ses besoins immédiats. Elle le charrie et dédramatise. Il s’apaise à son tour. Elle aussi. Elle le laisse en plan avec humour. Il est alors plein d’idées. Elle sait que son indépendance est importante pour lui. Il sait qu’elle a besoin d’être rassurée. Il a besoin de temps sans doute pour lui faire la bonne place. Elle a mis du temps à lui accorder une place, trop échaudée. Il la prend dans ses bras le soir au coucher. Elle se love contre lui le soir au coucher. Ils ont le même combat : leur indépendance, mais de part leur histoire personnelle, ils ne le mènent pas de la même façon. Lui ne voudrait pas qu’on l’étouffe, elle voudrait sentir qu’on l’aime. Creux et bosses. Ils vont devoir s’ajuster…
A nos reflets
25 janvier 2009
Evidences
Les
évidences de la vie ressemblent à des miroirs. Elles ont un air connu et
familier.
Les
évidences ne sont pas vides de sens. Au contraire. Elles nous remplissent de
leur essence… et parfois, elles nous vomissent sur l’âme. Comme une punition.
Les
évidences glissent sur les gens et les mènent à leurs expériences. Elles
finissent toujours par avoir le dernier mot.
Les
évidences sont là tout autour de nous et parfois nous ne les voyons pas. Nous
avons besoin de temps pour que leur caractère évident vienne jusqu’à nous. Ou
alors, nous faisons semblant pour qu’elles n’aient pas raison, pas tout de
suite en tout cas, ou pas de cette façon-là.
Les
évidences sont des défis. Nous leur livrons bataille. Elles nous apportent la
paix.
Les
évidences sont éternelles et inépuisables. Pas comme les hommes.
Les
évidences prennent la couleur de nos émotions… Rose, bleu… gris, noir…
Les
évidences ont un pouvoir. Elles tracent une route. Elles sont en pleins phares.
Elles n’hésitent pas au carrefour.
Les
évidences ne dorment pas. Elles veillent. Elles guettent. Elles nous
accompagnent partout et tout le temps. Elles se font discrètes et puis un jour,
elles nous sautent à la gueule !
Les
évidences nous apportent de grandes joies, de profonds bonheurs et de claires
certitudes.
Les
évidences savent nous faire mal. Nous transpercer le cœur. Nous mettre face à
nos dénis.
Les
évidences viennent de nous. Nous les construisons ou les laissons se bâtir
lentement. Elles prennent le temps dont nous avons besoin.
Les
évidences dansent dans nos têtes. Elles nous éveillent, elles nous réveillent,
en douleur ou en douceur…
A
nos étincelles
22 janvier 2009
Les harmonies du plaisir…
Je
vous vois d’ici chers lecteurs, saliver à l’idée que je vais vous parler de
sexe. De peaux. De chaleur. De… Et bien non. Le plaisir n’est pas que dans la
sexualité. Et heureusement !
Cette
fois, il s’agit de vous faire part de mon expérience étonnante… troublante
mais tellement excitante… Celle que je vis depuis quelques semaines à chacun de
mes cours… de piano. Vous le savez, j’ai repris des cours après 20 ans
d’abstinence. Formation classique de 7 années, vieille peau tatie danièlesque
pour prof, partoches griffonnées dans tous les sens, solfège de rigueur, dictée
de notes, conservatoire, auditions… bref, ces 7 années se sont soldées par une
sorte d’overdose. Marre des contraintes. De la rigueur technique obligatoire,
de la souffrance à essayer et essayer encore de jouer sans faute ces quelques
mesures… jusqu’au dégoût. Ecoeurement total… Ah ce foutu solfège, ce foutu
cadre pédagogique, ces foutus prérequis techniques… !
Aujourd’hui,
les choses ont changé. Je suis adulte. Je décide de ce qui est bon pour moi. Et
jouer du piano l’est. C’est en tout cas ce qui me guidait, en reprenant des
cours. Collectifs finalement. Une approche à l’opposé de ce que j’ai connu. A
savoir… Ludique. Ouverte. Créative. Toutes les deux à trois semaines, la
découverte de nouveaux morceaux. Travaillés ensemble, par bout ou en totalité,
avec des idées dedans. Des notes et des impros, dont j’apprends les secrets et
qui ne sont pas écrits sur la partoche. De la place… pour le plaisir. Pour
aller le chercher. Pour s’en galvaniser.
Fini
le solfège. Les notes sont des lettres. J’apprends une nouvelle langue. Une
langue basique mais incomplète. Les compléments à apporter sont à inventer.
Pour le plaisir. Le plaisir d’expérimenter par soi-même les harmonies, les
accords, les mélodies… Les styles, les rythmiques… Bref, tout ce que
l’apprentissage classique ne permet pas pédagogiquement.
Alors
forcément, avoir presque le « devoir » de se laisser aller à sa
créativité, ça effraie. Les doutes arrivent à grands cris. Ce n’est pas facile
de se laisser aller. De se faire confiance et d’oser. C’est un peu comme
acheter un chemise rouge vif alors qu’on ne s’habille qu’en noir. Il faut
dépasser ses propres barrières et y aller !
En
général, le mercredi soir, lorsque je ressors de mon cours de piano, je sens
qu’en moi, j’ai rééquilibré mes fonctions internes. L’intellectuel contrôlant
s’est réduit, au profit du ludique créatif… Et tout cela est très très
bon… !
A
nos jeux…
20 janvier 2009
Le métissage fait peur
Voilà :
ma démission est posée (ouf !).
La
date de mon départ est négociée (pas de quoi sauter au plafond non plus… pfff
les nazes).
Ma
semaine de congés est programmée (Grr j’en rêve !).
La
date de mon arrivée est annoncée (… rooo j’ai hâte !).
Mais.
OUI LECTEUR IL Y A TOUJOURS UN « MAIS » et que je ne t’entende pas
dire que tu n’savais pas ! Il y a toujours un…
Mais
voilà, je suis en phase de changer de statut. Je deviens… suspecte quoi !
Ni
plus vraiment des leurs mais encore un peu surtout pour me faire niquer de
deux semaines lors de la négo de mon préavis.
En
ce moment, mes collègues révisent le style interrogatif, grâce à moi.
Il
paraît que tu pars ? (Ça me
fait penser à quand tu es allé chez le coiffeur. T’as coupé tes cheveux ?????)
Mais
tu vas où ? Là où tu ne me
saouleras plus tous les lundis matin avec ta gueule de travers.
Et
pour faire quoi ? Des ptis
trous.
C’est
dans Paris ? Non sur Mars, tu
connais ?
Tu
as bien négocié ton salaire ?
… non j’ai préféré m’aligner sur le RMI pour voir.
Tu
pars quand ? Pas assez vite.
Heureusement, je raccourcis mes journées. Finies les heures supp ! Je respecte scrupuleusement, et pour la première fois, les horaires mentionnés sur mon contrat de travail, à savoir : 9H-17h30. Quitter son boulot à 17H30, c’est comme poser une RTT… c’est un truc de ouf !
Me
voilà regardée comme une traitre, qui abandonne le clan. Qui part chez
l’ennemi.
Me
voilà regardée comme la regrettée, qui a le courage de partir. Et qui part vers
d’autres aventures.
…
Pas facile ce statut de migrante…
Pas
facile.
Mais
(tu vois encore un), putain que c’est bon !
A
nos cultures…
14 janvier 2009
Ce que l’on veut transmettre
Métro ligne 8, 17H30… je suis assise. Je rêvasse,
totalement crevée… sans doute le contre-coup des jours
« démissionnels » passés. Les stations défilent. Monte un couple de
gens de l’est, avec accordéon et tambourin. Les visages tannés, les vêtements
sales, le sourire aux lèvres, l’espoir sans doute de quelques pièces en échange
de quelques notes. La musique commence alors. Je suis entre l’agacement et
l’empathie. Ils jouent pendant deux stations quelques reprises bien rodées puis
la dame au tambourin fait le tour de la rame en tendant la main. Un homme d’une
quarantaine d’année se lève, accompagné de son fils de 12 ans environ ;
visiblement ils s’apprêtent à descendre. Il donne au couple de musiciens
quelques euros, puis dans un large sourire, leur souhaite une très bonne
soirée. Un court échange de paroles s’instaure. Un ballet de merci, de
sourires et de je vous en prie, à la fois sincères et simplement
humains. L’homme descend du métro, son fiston à la main. Ils ont l’air proche
et marchent d’un pas décidé vers le bout du quai…
Je replonge dans mes pensées. Et si j’avais été à la place de ce père, aurais-je fait de même avec mon enfant ? Lui inculquer des valeurs de solidarité, non virtuelles ? Lui montrer que l’on peut parler aux gens dehors et qu’il ne tient qu’à nous de ne pas s’isoler dans notre égoïsme ou dans nos a priori ? Ou bien aurais-je laissé ces musiciens jouer sans bouger ? Pour laisser mon enfant en dehors des difficultés sociales d’un grand nombre de gens ? Pour le protéger de la misère, de la violence, de la solitude, de toute souffrance ?
A quoi s’engage t-on quand on élève un enfant ? A l’aider à se construire ? A lui apprendre à vivre en société ? A s’y inscrire en s’y épanouissant ? Cela passe t-il par l’apprentissage de la solidarité et du don ? Cela passe t-il par l’acquisition de repères internes, pour ne pas flancher ? Quelle est ma responsabilité en tant que parent ? Dire les choses pour que mon enfant sache, se prépare, se positionne ? Ou préserver mon enfant qui aura bien le temps de découvrir la face cachée de notre société ?
Un souvenir me revient… Une soirée de Noël, il y a presque
20 ans, ma grand-mère et moi sortions de la messe, avec les quelques personnes
présentes. Il faisait froid dehors. Sur le parvis, nous trébuchons sur un
porte-monnaie. Ma grand-mère le ramasse et l’ouvre. Il y a de l’argent liquide
dedans… peut-être 400 francs. Elle regarde s’il y a une carte d’identité ou un
indice du propriétaire de l’objet : rien… Elle semble embêtée. Elle tourne
en demandant s’il appartient à l’une des personnes sortant. Personne. Que faire
de ce porte monnaie garni ? Après quelques secondes de réflexion, elle
m’attire par le bras et nous rentrons de nouveau dans l’église qui s’est vidée.
Elle se dirige vers le cœur et dépose le porte monnaie dans les corbeilles
posées à terre, et qui ont permis de récolter quelques sous durant la messe
passée. Elle me regarde et dit « Comme ça, on sait que cet argent servira à
des gens qui en ont plus besoin que nous». Je me demande… de quelle façon
cet épisode a t-il raisonné en moi ? A t-il un lien avec le fait que je
travaille dans le secteur social aujourd’hui ? Ma grand-mère se serait
frottée les mains en me disant « On va garder ces sous pour
nous et faire les boutiques ! », aurais-je fait un autre
métier ? Quelle part est la mienne ? Quelle part est la sienne ?
Que transmettons-nous à nos enfants ? Comment s’opère la sélection entre
ce qui vient de moi et ce qui vient de l’environnement ? Comment se construit
notre part d'humanité ?
A
nos habitus…
12 janvier 2009
Remaniement ministériel
Ce
matin, à l’heure où blanchit la campagne, j’ai demandé angoissée, à ma chef
« Je peux te parler 3 minutes ? ». Elle était en train de
supplier la photocopieuse de lui sortir ses feuilles et ne semblait pas du tout
disponible. Elle a fini par lâcher, résignée, agacée « BAH VOUI… »
en se dirigeant vers son bureau.
Mon
cœur battait la chamade dans ma poitrine car j’attendais ce moment depuis
plusieurs jours. Entre excitation et appréhension. Entre soulagement et
crainte.
Ma
chef s’assied. Je sens à quel point elle a besoin d’affirmer sa place. De
l’autre côté du bureau, je prends alors une grande respiration intérieure, et
lui dis affirmée « J’ai quelque chose à te dire : j’ai décidé de
démissionner ». Je vois dans ses yeux que j’ai réussi à capter son
attention. Vraiment. Elle me dit « Bon… ». Très agacée. Dans
cette boite, le turn over est intense ! Je commence alors à expliquer ma
démarche mais sans détail. A quoi bon ? J’ai pensé ces jours derniers,
qu’elle serait en colère, rouge, agacée… Limite agressive. Déçue que je baisse
les bras. Mais non. Alors que je lui dis que ma place d’adjointe n’était pas
viable, elle acquiesce… presque soulagée elle aussi. Oui on n’a pas besoin
d’être deux pour diriger cette équipe. Je suis apaisée par ce consensus
inattendu… Je lui fais part de mes observations, de ce que je mettrais en place
stratégiquement si j’étais DG… Elle commence à prendre des notes. Je souris
intérieurement.
La
suite porte sur où je vais ? Pour y faire quoi ? Et quand surtout ?
Peu de questions sur mon avenir. Plutôt l’assurance que les dossiers seront
bouclés proprement… Et l’espoir que cet événement ne s’accompagnera pas d’une
vague de départs…
Nous partons en réunion. J’ai convenu par mail, avec mon DG que je le verrais à l’issue de la matinée, pour lui parler… Tous assis… je chope le scoop lâché par ma chef au creux de l’oreille de mon DG. Maintenant il sait. Il sait avant que je lui en ai parlé. Pendant la réunion, le DG grattouille un petit papier qu’il fait passer au DG Adjoint. Ce dernier, devient écarlate. Puis le papier est malaxé, roulé, écrabouillé… jusqu’à la fin de la réunion, au creux des mains du DG… Ils savent. J’observe qu’aucun ne me regarde dans les yeux. Je pose une question pour qu’ils me regardent. Je sens que cela leur est difficile…
La
réunion se termine. Je m’approche de mon DG, très émue, m’assied plus près de
lui. La salle de réunion collective qui s’est vidée, est à nous. Et là, alors
qu’il me voit me relever pour aller fermer la porte, il ironise « Alors
qu’est ce que tu vas me dire ? Que tu démissionnes ?! ». Je
m’assieds « Oui ». Et là, même type d’échange qu’avec ma chef
avec un commentaire… et le souhait que je lui expose ma stratégie pour
l’équipe. Les nouvelles (idées) vont vite !
Pas
de date de départ fixée, là non plus. Je le laisse encaisser mais précise que
je voudrais partir rapidement. OK.
Fin
de l’après midi. Je lâche ma décision à mon collègue de bureau, avec qui je
m’entends bien. Il réagit automatiquement « C’est con, on s’entend
bien, j’aime bien partager le bureau avec toi. Félicitations en tout cas !
Tu as raison de saisir cette opportunité ! ». Premiers mots qui
sonnent doux à mon oreille… Merci G.
Sortie.
La rue est fraiche ce soir encore mais je m’en fous. Réchauffée par mon soulagement,
cette nouvelle liberté… Je marche en souriant… Plus tard mon répondeur me
signale un message… C’est J qui demande « Je voulais savoir comment ça
s’était passé aujourd’hui ? ». Bien mon chéri. Bien. Mon angoisse
est parfois disproportionnée, je sais…
A
nos virages…
08 janvier 2009
How fragile we are
Certains matins, je me lève et je me dis que je suis bien,
que je vais bien et que je vis ce que je voulais vivre. Je ressens même
physiquement le contentement de la plénitude. Le plein en moi. Comme rassasiée
de ce dont j’ai envie. Je passe en revue dans ma tête toutes ces bonnes choses
dans lesquelles je vis et je m’en émerveille.
Puis lorsque tout va bien, le spectre de la perte et du vide ressurgit. Comme une ombre planquée pas loin, m’attendant au coin de la rue. Un spectre que je peux un temps tenir à distance sans lui donner corps. Mais qui bien souvent parvient à s’infiltrer. Il amène alors les doutes. Et si cela ne durait pas ? Et si cela s’arrêtait demain ?
La panique alors. La colère parfois. Non ! Pas maintenant. Pas tout de suite. Non… Laissez-moi en profiter encore un peu. Laissez-moi m’y plonger quelques temps encore. J’ai tellement voulu tout cela, j’ai tellement mobilisé d’énergie pour l’atteindre. Attendez…
La résignation bien souvent apparaît ensuite. Tentant d’amener la réalité des choses. Leur nécessaire éphémère existence. Leur immuable cycle. Leur passage. Oui, tout a une fin. Un jour. Alors tout cela ne s’arrêtera peut-être pas demain, mais peut-être dans 2 ans, dans 3 jours. Ou dans 25 ans. Qui sait ?
Finalement un équilibre est à trouver. Entre le fait d’en
profiter en mesurant la valeur des choses, des gens et des faits. Et le fait de
savoir que rien n’est gravé dans le marbre à tout jamais. Rien. Que ce que l’on
vit, est présent là, aujourd’hui. Il n’existait pas hier, pas sous cette forme
en tout cas. Et il n’existera peut-être plus dans 3 jours ou 9 mois. Tout est
passage. Les bonnes choses. Mais les mauvaises aussi. La circulation des
éléments. Voilà ce qu’il faut sans doute accepter. Pour ne pas passer à côté
des bienfaits de la vie et pour retrouver de l’espoir quand on est dans un
creux… Se dire que le sable s’écoule entre nos doigts, tout comme l’eau. Et
cela, même si on serre nos mains très fort. Nous les tenons mais elles nous
échappent... Nous les touchons mais les laissons s’envoler... Nous les
caressons et les abandonnons…
A notre condition…
05 janvier 2009
Les effets secondaires
A
partir du 5 janvier, les programmes du soir d’Antenne 2 et FR3 démarrent à
20H35. Et oui lecteur ! Ce qui signifie que le français va devoir
modifier quelque peu ses sacro-saintes habitudes… Et crois-moi ce n’est pas
sans conséquence.
1-
Le diner plus tôt tu prépareras : eh oui, finis les pieds sous la table à
20H pétantes pour entendre Pujadas causer. Tu peux toujours t’y mettre à 20H
mais tu n’auras pas le temps de faire tout ce que tu faisais avant entre le fin
du JT et le début du film.
2
– Le dessert ou la vaisselle tu zapperas : bon si tu zappes le dessert, tu
verras que dans 3 mois, tu auras perdu 2 kg. Ce qui soit dit en passant, n’est
pas si mal. Et si tu choisis la vaisselle, ben, soit tu délègues cette tâche à
quelqu’un d’autre soit tu mets ton réveil plus tôt le lendemain soit tu la fais
à la fin de la semaine ou le soir où tu ne regardes pas les chaines de France
tv.
3
– L’histoire à tes gosses tu réorganiseras : là c’est délicat. Car la
tentation est grande de la zapper. Ou de les mettre au lit plus tôt. Faut voir
niveau négo. Tu peux sinon regarder une autre chaine pour ne pas rater le début
du film. Ou alors tu peux déléguer cette étape à quelqu’un d’autre.
4
– Pipi avant tu feras : t’as compris ? C’est terminé les pauses, les
publicités qui tombent bien pour faire ton pissou. Ter-mi-né ! Tu te
démerdes comme tu veux mais tu gères. Là par contre, tu ne peux pas déléguer…
Oublie la soupe et autres potages. Les asperges aussi.
5
– Tes enregistrements tu repenseras : et oui. Mais bon on espère que la
technologie a eu elle aussi l’info du 20H35 ! Sinon, c’est mort…
6
– Ton sommeil tu amélioreras : je fais l’hypothèse que les programmes, en
commençant plus tôt, finissent plus tôt. Donc logiquement, tu te couches plus tôt.
Sauf si tu te dis que tu vas enchainer car finalement il n’est pas tard. Viens
pas t’étonner ensuite si à 9H56 tu te rends compte le lendemain que tu n’as pas
entendu ton réveil sonner à 7H15.
7
– Si tu as respecté le point 6, plus de bébés tu feras : et oui. Bébés ou
juste humhum, je te laisse voir. Mais en se couchant plus tôt, tu es plus
disponible, c’est à dire pas encore en phase je m’endors comme une merde sur
le canapé… et ton partenaire aussi (normalement) alors hop ! Ce sont
les grandes retrouvailles charnelles ! Merci la télévision française. Bon
si tu ponds des gosses, faudra quand même que tu gères la question de
l’histoire pour s’endormir (point 3).
8
– La météo tu ne rateras plus : maintenant tu peux te dire qu’elle est
quasi certainement entre 20H30 et 20H35. Pas de clips, de LeroyMalin, de Livre
à lire, de message quelconque. Rien. C’est net et sans bavure. Tu sauras donc
plus tôt le temps qu’il fera le lendemain et tu pourras courir préparer tes
petites affaires entre le générique de fin de la météo et le début de ton film.
Fastoche.
9
– Moins tu travailleras : ça c’est la vraie conséquence ! Car pour
tout faire comme avant, il te faudra bien ronger du temps quelque part. Ils ont
beau nous rajouter une seconde… faut pas pousser. Alors tu quitteras 30 minutes
plus tôt ton travail pour assurer vaisselle, gosses, cuisine, histoire, habits…
A
nos zappettes
02 janvier 2009
Je fais le vœu de ne pas prendre de résolutions…
Non pas de résolutions plus ou moins bonnes cette année.
Pas de résolutions tout court. Juste pour ne pas culpabiliser en décembre… en
se disant « J’avais dit que… et je ne l’ai pas fait ». Pas de
résolutions donc. Ni de « Il faut que » pas plus que de
« Il faudrait que ». Encore moins de « Ça serait mieux
si », qui souffle là une contrainte plutôt qu’une envie ou un besoin.
C’est sûr : toute envie peut se transformer en résolution. Exemple : J’ai envie que mon histoire d’amour dure, qui après transformation devient Il faut que je fasse tout pour que mon histoire d’amour dure. Chacun ses fonctionnements ; moi je préfère l’envie et le fait de la ressentir comme énergie de la spontanéité.
Alors pour cette nouvelle année 2009 qui commence, j’ai envie :
Que mes dernières semaines de travail à l’association soient sereines ;
Que je m’adapte vite dans mes nouvelles fonctions pour m’éclater !
D’être en bonne santé et d’avoir de l’énergie.
De passer des moments chaleureux avec mes amis.
D’aller visiter des pays ou des lieux que je ne connais pas.
D’être surprise par des gens, des choses, des livres, des films…
D’être inspirée pour écrire ou pour jouer au piano.
De poursuivre la construction de ma relation avec J et d’être amoureuse encore et encore !
De m’épanouir à ma façon et à mon rythme…
A mon tour, je vous souhaite de vous épanouir à votre
rythme et de la manière qui vous convienne en 2009 (et bien après aussi) !
A aaaah Tchoum !