DamDom...

... trentenaire parisienne en prise avec un début de commencement de Bridgetjonisme... ?! Alors culotte ou string ?

29 janvier 2009

Creux et bosses

RATATOUILLEIl a sans doute été surprotégé par sa mère et aujourd’hui il veille scrupuleusement à son indépendance. Elle a manifestement été négligée par sa mère et son besoin d’attention est fort. Il décide souvent quand ils vont se voir. Elle s’accorde à lui et propose des choses. Elle s’adapte parfois mais annonce ses sorties sans lui, elle aussi. Il privilégiera souvent ses activités à lui. Devant le fait accompli, elle se sentira triste, délaissée, et lui reprochera son manque d’organisation, son côté solo. Il veut gagner et conquérir son autonomie. Elle aussi mais pas de la même façon. Elle voudrait son in-dépendance. Justement pour ne plus attendre des autres. Il raisonne pour lui et par lui, habitué à être le centre unique d’intérêt de ses parents. Elle pense collectif car elle a appris à partager avec son petit frère et sa grande sœur. Il peut rester 3 jours sans nouvelles. Elle non. Il doit se sentir indépendant de cette façon. Elle se sent malaimée et inquiète. Il commence à comprendre que son autonomie n’est pas menacée par elle. Elle se sécurise au fur et à mesure, constatant qu’il est constant et attentif. Il envoie ainsi un sms lorsqu’ils sont loin l’un de l’autre pendant plusieurs jours. Elle s’apaise en recevant son petit sms, contentée de son attention. Lui, a trouvé le juste dosage. Elle, a reçu ce dont elle avait besoin. Il a peur qu’elle lui reproche de travailler, quand elle regarde la télé chez lui. Elle est heureuse d’être près de lui, même quand il bosse sur son ordinateur. Il a eu une expérience difficile avec une dépendante affective qui exigeait d’être son unique objet d’attention. Elle est différente et travaille sur elle. Il lui demande si elle va bien, si elle ne s’ennuie pas, si elle a soif… Elle rit de ses inquiétudes et le rassure. Oui tout va bien. Il annule parfois au dernier moment, une soirée prévue ensemble. Elle est déçue et ne se sent pas bien. Il culpabilise face à ses silences. Elle se sent abandonnée et doute de lui. Il cherche à s’expliquer sur ses besoins immédiats. Elle le charrie et dédramatise. Il s’apaise à son tour. Elle aussi. Elle le laisse en plan avec humour. Il est alors plein d’idées. Elle sait que son indépendance est importante pour lui. Il sait qu’elle a besoin d’être rassurée. Il a besoin de temps sans doute pour lui faire la bonne place. Elle a mis du temps à lui accorder une place, trop échaudée. Il la prend dans ses bras le soir au coucher. Elle se love contre lui le soir au coucher. Ils ont le même combat : leur indépendance, mais de part leur histoire personnelle, ils ne le mènent pas de la même façon. Lui ne voudrait pas qu’on l’étouffe, elle voudrait sentir qu’on l’aime. Creux et bosses. Ils vont devoir s’ajuster…

A nos reflets

Posté par Dam_Dom à 15:33 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 janvier 2009

Evidences

evidenceLes évidences de la vie ressemblent à des miroirs. Elles ont un air connu et familier.

Les évidences ne sont pas vides de sens. Au contraire. Elles nous remplissent de leur essence… et parfois, elles nous vomissent sur l’âme. Comme une punition.

Les évidences glissent sur les gens et les mènent à leurs expériences. Elles finissent toujours par avoir le dernier mot.

Les évidences sont là tout autour de nous et parfois nous ne les voyons pas. Nous avons besoin de temps pour que leur caractère évident vienne jusqu’à nous. Ou alors, nous faisons semblant pour qu’elles n’aient pas raison, pas tout de suite en tout cas, ou pas de cette façon-là.

Les évidences sont des défis. Nous leur livrons bataille. Elles nous apportent la paix.

Les évidences sont éternelles et inépuisables. Pas comme les hommes.

Les évidences prennent la couleur de nos émotions… Rose, bleu… gris, noir…

Les évidences ont un pouvoir. Elles tracent une route. Elles sont en pleins phares. Elles n’hésitent pas au carrefour.

Les évidences ne dorment pas. Elles veillent. Elles guettent. Elles nous accompagnent partout et tout le temps. Elles se font discrètes et puis un jour, elles nous sautent à la gueule !

Les évidences nous apportent de grandes joies, de profonds bonheurs et de claires certitudes.

Les évidences savent nous faire mal. Nous transpercer le cœur. Nous mettre face à nos dénis.

Les évidences viennent de nous. Nous les construisons ou les laissons se bâtir lentement. Elles prennent le temps dont nous avons besoin.

Les évidences dansent dans nos têtes. Elles nous éveillent, elles nous réveillent, en douleur ou en douceur…


A nos étincelles

Posté par Dam_Dom à 16:07 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 janvier 2009

Les harmonies du plaisir…

HARMONIESJe vous vois d’ici chers lecteurs, saliver à l’idée que je vais vous parler de sexe. De peaux. De chaleur. De… Et bien non. Le plaisir n’est pas que dans la sexualité. Et heureusement !

Cette fois, il s’agit de vous faire part de mon expérience étonnante… troublante mais tellement excitante… Celle que je vis depuis quelques semaines à chacun de mes cours… de piano. Vous le savez, j’ai repris des cours après 20 ans d’abstinence. Formation classique de 7 années, vieille peau tatie danièlesque pour prof, partoches griffonnées dans tous les sens, solfège de rigueur, dictée de notes, conservatoire, auditions… bref, ces 7 années se sont soldées par une sorte d’overdose. Marre des contraintes. De la rigueur technique obligatoire, de la souffrance à essayer et essayer encore de jouer sans faute ces quelques mesures… jusqu’au dégoût. Ecoeurement total… Ah ce foutu solfège, ce foutu cadre pédagogique, ces foutus prérequis techniques… !

Aujourd’hui, les choses ont changé. Je suis adulte. Je décide de ce qui est bon pour moi. Et jouer du piano l’est. C’est en tout cas ce qui me guidait, en reprenant des cours. Collectifs finalement. Une approche à l’opposé de ce que j’ai connu. A savoir… Ludique. Ouverte. Créative. Toutes les deux à trois semaines, la découverte de nouveaux morceaux. Travaillés ensemble, par bout ou en totalité, avec des idées dedans. Des notes et des impros, dont j’apprends les secrets et qui ne sont pas écrits sur la partoche. De la place… pour le plaisir. Pour aller le chercher. Pour s’en galvaniser.

Fini le solfège. Les notes sont des lettres. J’apprends une nouvelle langue. Une langue basique mais incomplète. Les compléments à apporter sont à inventer. Pour le plaisir. Le plaisir d’expérimenter par soi-même les harmonies, les accords, les mélodies… Les styles, les rythmiques… Bref, tout ce que l’apprentissage classique ne permet pas pédagogiquement.

Alors forcément, avoir presque le « devoir » de se laisser aller à sa créativité, ça effraie. Les doutes arrivent à grands cris. Ce n’est pas facile de se laisser aller. De se faire confiance et d’oser. C’est un peu comme acheter un chemise rouge vif alors qu’on ne s’habille qu’en noir. Il faut dépasser ses propres barrières et y aller !

En général, le mercredi soir, lorsque je ressors de mon cours de piano, je sens qu’en moi, j’ai rééquilibré mes fonctions internes. L’intellectuel contrôlant s’est réduit, au profit du ludique créatif… Et tout cela est très très bon… !

A nos jeux…

Posté par Dam_Dom à 19:01 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 janvier 2009

Le métissage fait peur

usual_suspect_petitVoilà : ma démission est posée (ouf !).

La date de mon départ est négociée (pas de quoi sauter au plafond non plus… pfff les nazes).

Ma semaine de congés est programmée (Grr j’en rêve !).

La date de mon arrivée est annoncée (… rooo j’ai hâte !).

Mais. OUI LECTEUR IL Y A TOUJOURS UN « MAIS » et que je ne t’entende pas dire que tu n’savais pas ! Il y a toujours un…

Mais voilà, je suis en phase de changer de statut. Je deviens… suspecte quoi !

Ni plus vraiment des leurs mais encore un peu surtout pour me faire niquer de deux semaines lors de la négo de mon préavis.

En ce moment, mes collègues révisent le style interrogatif, grâce à moi.

Il paraît que tu pars ? (Ça me fait penser à quand tu es allé chez le coiffeur. T’as coupé tes cheveux ?????)

Mais tu vas où ? Là où tu ne me saouleras plus tous les lundis matin avec ta gueule de travers.

Et pour faire quoi ? Des ptis trous.

C’est dans Paris ? Non sur Mars, tu connais ?

Tu as bien négocié ton salaire ?non j’ai préféré m’aligner sur le RMI pour voir.

Tu pars quand ? Pas assez vite.

Heureusement, je raccourcis mes journées. Finies les heures supp ! Je respecte scrupuleusement, et pour la première fois, les horaires mentionnés sur mon contrat de travail, à savoir : 9H-17h30. Quitter son boulot à 17H30, c’est comme poser une RTT… c’est un truc de ouf !

Me voilà regardée comme une traitre, qui abandonne le clan. Qui part chez l’ennemi.

Me voilà regardée comme la regrettée, qui a le courage de partir. Et qui part vers d’autres aventures.

… Pas facile ce statut de migrante…

Pas facile.

Mais (tu vois encore un), putain que c’est bon !

A nos cultures…

Posté par Dam_Dom à 23:05 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 janvier 2009

Ce que l’on veut transmettre

transmissionMétro ligne 8, 17H30… je suis assise. Je rêvasse, totalement crevée… sans doute le contre-coup des jours « démissionnels » passés. Les stations défilent. Monte un couple de gens de l’est, avec accordéon et tambourin. Les visages tannés, les vêtements sales, le sourire aux lèvres, l’espoir sans doute de quelques pièces en échange de quelques notes. La musique commence alors. Je suis entre l’agacement et l’empathie. Ils jouent pendant deux stations quelques reprises bien rodées puis la dame au tambourin fait le tour de la rame en tendant la main. Un homme d’une quarantaine d’année se lève, accompagné de son fils de 12 ans environ ; visiblement ils s’apprêtent à descendre. Il donne au couple de musiciens quelques euros, puis dans un large sourire, leur souhaite une très bonne soirée. Un court échange de paroles s’instaure. Un ballet de merci, de sourires et de je vous en prie, à la fois sincères et simplement humains. L’homme descend du métro, son fiston à la main. Ils ont l’air proche et marchent d’un pas décidé vers le bout du quai…

Je replonge dans mes pensées. Et si j’avais été à la place de ce père, aurais-je fait de même avec mon enfant ? Lui inculquer des valeurs de solidarité, non virtuelles ? Lui montrer que l’on peut parler aux gens dehors et qu’il ne tient qu’à nous de ne pas s’isoler dans notre égoïsme ou dans nos a priori ? Ou bien aurais-je laissé ces musiciens jouer sans bouger ? Pour laisser mon enfant en dehors des difficultés sociales d’un grand nombre de gens ? Pour le protéger de la misère, de la violence, de la solitude, de toute souffrance ?

A quoi s’engage t-on quand on élève un enfant ? A l’aider à se construire ? A lui apprendre à vivre en société ? A s’y inscrire en s’y épanouissant ? Cela passe t-il par l’apprentissage de la solidarité et du don ? Cela passe t-il par l’acquisition de repères internes, pour ne pas flancher ? Quelle est ma responsabilité en tant que parent ? Dire les choses pour que mon enfant sache, se prépare, se positionne ? Ou préserver mon enfant qui aura bien le temps de découvrir la face cachée de notre société ?

Un souvenir me revient… Une soirée de Noël, il y a presque 20 ans, ma grand-mère et moi sortions de la messe, avec les quelques personnes présentes. Il faisait froid dehors. Sur le parvis, nous trébuchons sur un porte-monnaie. Ma grand-mère le ramasse et l’ouvre. Il y a de l’argent liquide dedans… peut-être 400 francs. Elle regarde s’il y a une carte d’identité ou un indice du propriétaire de l’objet : rien… Elle semble embêtée. Elle tourne en demandant s’il appartient à l’une des personnes sortant. Personne. Que faire de ce porte monnaie garni ? Après quelques secondes de réflexion, elle m’attire par le bras et nous rentrons de nouveau dans l’église qui s’est vidée. Elle se dirige vers le cœur et dépose le porte monnaie dans les corbeilles posées à terre, et qui ont permis de récolter quelques sous durant la messe passée. Elle me regarde et dit « Comme ça, on sait que cet argent servira à des gens qui en ont plus besoin que nous». Je me demande… de quelle façon cet épisode a t-il raisonné en moi ? A t-il un lien avec le fait que je travaille dans le secteur social aujourd’hui ? Ma grand-mère se serait frottée les mains en me disant « On va garder ces sous pour nous et faire les boutiques ! », aurais-je fait un autre métier ? Quelle part est la mienne ? Quelle part est la sienne ? Que transmettons-nous à nos enfants ? Comment s’opère la sélection entre ce qui vient de moi et ce qui vient de l’environnement ? Comment se construit notre part d'humanité ?


A nos habitus…

Posté par Dam_Dom à 19:12 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 janvier 2009

Remaniement ministériel

departCe matin, à l’heure où blanchit la campagne, j’ai demandé angoissée, à ma chef « Je peux te parler 3 minutes ? ». Elle était en train de supplier la photocopieuse de lui sortir ses feuilles et ne semblait pas du tout disponible. Elle a fini par lâcher, résignée, agacée « BAH VOUI… » en se dirigeant vers son bureau.

Mon cœur battait la chamade dans ma poitrine car j’attendais ce moment depuis plusieurs jours. Entre excitation et appréhension. Entre soulagement et crainte.

Ma chef s’assied. Je sens à quel point elle a besoin d’affirmer sa place. De l’autre côté du bureau, je prends alors une grande respiration intérieure, et lui dis affirmée « J’ai quelque chose à te dire : j’ai décidé de démissionner ». Je vois dans ses yeux que j’ai réussi à capter son attention. Vraiment. Elle me dit « Bon… ». Très agacée. Dans cette boite, le turn over est intense ! Je commence alors à expliquer ma démarche mais sans détail. A quoi bon ? J’ai pensé ces jours derniers, qu’elle serait en colère, rouge, agacée… Limite agressive. Déçue que je baisse les bras. Mais non. Alors que je lui dis que ma place d’adjointe n’était pas viable, elle acquiesce… presque soulagée elle aussi. Oui on n’a pas besoin d’être deux pour diriger cette équipe. Je suis apaisée par ce consensus inattendu… Je lui fais part de mes observations, de ce que je mettrais en place stratégiquement si j’étais DG… Elle commence à prendre des notes. Je souris intérieurement.

La suite porte sur où je vais ? Pour y faire quoi ? Et quand surtout ? Peu de questions sur mon avenir. Plutôt l’assurance que les dossiers seront bouclés proprement… Et l’espoir que cet événement ne s’accompagnera pas d’une vague de départs…

Nous partons en réunion. J’ai convenu par mail, avec mon DG que je le verrais à l’issue de la matinée, pour lui parler… Tous assis… je chope le scoop lâché par ma chef au creux de l’oreille de mon DG. Maintenant il sait. Il sait avant que je lui en ai parlé. Pendant la réunion, le DG grattouille un petit papier qu’il fait passer au DG Adjoint. Ce dernier, devient écarlate. Puis le papier est malaxé, roulé, écrabouillé… jusqu’à la fin de la réunion, au creux des mains du DG… Ils savent. J’observe qu’aucun ne me regarde dans les yeux. Je pose une question pour qu’ils me regardent. Je sens que cela leur est difficile…

La réunion se termine. Je m’approche de mon DG, très émue, m’assied plus près de lui. La salle de réunion collective qui s’est vidée, est à nous. Et là, alors qu’il me voit me relever pour aller fermer la porte, il ironise « Alors qu’est ce que tu vas me dire ? Que tu démissionnes ?! ». Je m’assieds « Oui ». Et là, même type d’échange qu’avec ma chef avec un commentaire… et le souhait que je lui expose ma stratégie pour l’équipe. Les nouvelles (idées) vont vite !

Pas de date de départ fixée, là non plus. Je le laisse encaisser mais précise que je voudrais partir rapidement. OK.

Fin de l’après midi. Je lâche ma décision à mon collègue de bureau, avec qui je m’entends bien. Il réagit automatiquement « C’est con, on s’entend bien, j’aime bien partager le bureau avec toi. Félicitations en tout cas ! Tu as raison de saisir cette opportunité ! ». Premiers mots qui sonnent doux à mon oreille… Merci G.

Sortie. La rue est fraiche ce soir encore mais je m’en fous. Réchauffée par mon soulagement, cette nouvelle liberté… Je marche en souriant… Plus tard mon répondeur me signale un message… C’est J qui demande « Je voulais savoir comment ça s’était passé aujourd’hui ? ». Bien mon chéri. Bien. Mon angoisse est parfois disproportionnée, je sais…

A nos virages…

Posté par Dam_Dom à 22:24 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 janvier 2009

How fragile we are

fragileCertains matins, je me lève et je me dis que je suis bien, que je vais bien et que je vis ce que je voulais vivre. Je ressens même physiquement le contentement de la plénitude. Le plein en moi. Comme rassasiée de ce dont j’ai envie. Je passe en revue dans ma tête toutes ces bonnes choses dans lesquelles je vis et je m’en émerveille.

Puis lorsque tout va bien, le spectre de la perte et du vide ressurgit. Comme une ombre planquée pas loin, m’attendant au coin de la rue. Un spectre que je peux un temps tenir à distance sans lui donner corps. Mais qui bien souvent parvient à s’infiltrer. Il amène alors les doutes. Et si cela ne durait pas ? Et si cela s’arrêtait demain ?

La panique alors. La colère parfois. Non ! Pas maintenant. Pas tout de suite. Non… Laissez-moi en profiter encore un peu. Laissez-moi m’y plonger quelques temps encore. J’ai tellement voulu tout cela, j’ai tellement mobilisé d’énergie pour l’atteindre. Attendez…

La résignation bien souvent apparaît ensuite. Tentant d’amener la réalité des choses. Leur nécessaire éphémère existence. Leur immuable cycle. Leur passage. Oui, tout a une fin. Un jour. Alors tout cela ne s’arrêtera peut-être pas demain, mais peut-être dans 2 ans, dans 3 jours. Ou dans 25 ans. Qui sait ?

Finalement un équilibre est à trouver. Entre le fait d’en profiter en mesurant la valeur des choses, des gens et des faits. Et le fait de savoir que rien n’est gravé dans le marbre à tout jamais. Rien. Que ce que l’on vit, est présent là, aujourd’hui. Il n’existait pas hier, pas sous cette forme en tout cas. Et il n’existera peut-être plus dans 3 jours ou 9 mois. Tout est passage. Les bonnes choses. Mais les mauvaises aussi. La circulation des éléments. Voilà ce qu’il faut sans doute accepter. Pour ne pas passer à côté des bienfaits de la vie et pour retrouver de l’espoir quand on est dans un creux… Se dire que le sable s’écoule entre nos doigts, tout comme l’eau. Et cela, même si on serre nos mains très fort. Nous les tenons mais elles nous échappent... Nous les touchons mais les laissons s’envoler... Nous les caressons et les abandonnons…


A notre condition…

Posté par Dam_Dom à 19:26 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 janvier 2009

Les effets secondaires

pujadasA partir du 5 janvier, les programmes du soir d’Antenne 2 et FR3 démarrent à 20H35. Et oui lecteur ! Ce qui signifie que le français va devoir modifier quelque peu ses sacro-saintes habitudes… Et crois-moi ce n’est pas sans conséquence.

1- Le diner plus tôt tu prépareras : eh oui, finis les pieds sous la table à 20H pétantes pour entendre Pujadas causer. Tu peux toujours t’y mettre à 20H mais tu n’auras pas le temps de faire tout ce que tu faisais avant entre le fin du JT et le début du film.

2 – Le dessert ou la vaisselle tu zapperas : bon si tu zappes le dessert, tu verras que dans 3 mois, tu auras perdu 2 kg. Ce qui soit dit en passant, n’est pas si mal. Et si tu choisis la vaisselle, ben, soit tu délègues cette tâche à quelqu’un d’autre soit tu mets ton réveil plus tôt le lendemain soit tu la fais à la fin de la semaine ou le soir où tu ne regardes pas les chaines de France tv.

3 – L’histoire à tes gosses tu réorganiseras : là c’est délicat. Car la tentation est grande de la zapper. Ou de les mettre au lit plus tôt. Faut voir niveau négo. Tu peux sinon regarder une autre chaine pour ne pas rater le début du film. Ou alors tu peux déléguer cette étape à quelqu’un d’autre.

4 – Pipi avant tu feras : t’as compris ? C’est terminé les pauses, les publicités qui tombent bien pour faire ton pissou. Ter-mi-né ! Tu te démerdes comme tu veux mais tu gères. Là par contre, tu ne peux pas déléguer… Oublie la soupe et autres potages. Les asperges aussi.

5 – Tes enregistrements tu repenseras : et oui. Mais bon on espère que la technologie a eu elle aussi l’info du 20H35 ! Sinon, c’est mort…

6 – Ton sommeil tu amélioreras : je fais l’hypothèse que les programmes, en commençant plus tôt, finissent plus tôt. Donc logiquement, tu te couches plus tôt. Sauf si tu te dis que tu vas enchainer car finalement il n’est pas tard. Viens pas t’étonner ensuite si à 9H56 tu te rends compte le lendemain que tu n’as pas entendu ton réveil sonner à 7H15.

7 – Si tu as respecté le point 6, plus de bébés tu feras : et oui. Bébés ou juste humhum, je te laisse voir. Mais en se couchant plus tôt, tu es plus disponible, c’est à dire pas encore en phase je m’endors comme une merde sur le canapé… et ton partenaire aussi (normalement) alors hop ! Ce sont les grandes retrouvailles charnelles ! Merci la télévision française. Bon si tu ponds des gosses, faudra quand même que tu gères la question de l’histoire pour s’endormir (point 3).

8 – La météo tu ne rateras plus : maintenant tu peux te dire qu’elle est quasi certainement entre 20H30 et 20H35. Pas de clips, de LeroyMalin, de Livre à lire, de message quelconque. Rien. C’est net et sans bavure. Tu sauras donc plus tôt le temps qu’il fera le lendemain et tu pourras courir préparer tes petites affaires entre le générique de fin de la météo et le début de ton film. Fastoche.

9 – Moins tu travailleras : ça c’est la vraie conséquence ! Car pour tout faire comme avant, il te faudra bien ronger du temps quelque part. Ils ont beau nous rajouter une seconde… faut pas pousser. Alors tu quitteras 30 minutes plus tôt ton travail pour assurer vaisselle, gosses, cuisine, histoire, habits…

A nos zappettes

Posté par Dam_Dom à 19:47 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2009

Je fais le vœu de ne pas prendre de résolutions…

bonne_anneeNon pas de résolutions plus ou moins bonnes cette année. Pas de résolutions tout court. Juste pour ne pas culpabiliser en décembre… en se disant « J’avais dit que… et je ne l’ai pas fait ». Pas de résolutions donc. Ni de « Il faut que » pas plus que de « Il faudrait que ». Encore moins de « Ça serait mieux si », qui souffle là une contrainte plutôt qu’une envie ou un besoin.

C’est sûr : toute envie peut se transformer en résolution. Exemple : J’ai envie que mon histoire d’amour dure, qui après transformation devient Il faut que je fasse tout pour que mon histoire d’amour dure. Chacun ses fonctionnements ; moi je préfère l’envie et le fait de la ressentir comme énergie de la spontanéité.

Alors pour cette nouvelle année 2009 qui commence, j’ai envie :

Que mes dernières semaines de travail à l’association soient sereines ;

Que je m’adapte vite dans mes nouvelles fonctions pour m’éclater !

D’être en bonne santé et d’avoir de l’énergie.

De passer des moments chaleureux avec mes amis.

D’aller visiter des pays ou des lieux que je ne connais pas.

D’être surprise par des gens, des choses, des livres, des films…

D’être inspirée pour écrire ou pour jouer au piano.

De poursuivre la construction de ma relation avec J et d’être amoureuse encore et encore !

De m’épanouir à ma façon et à mon rythme…

A mon tour, je vous souhaite de vous épanouir à votre rythme et de la manière qui vous convienne en 2009 (et bien après aussi) !

A aaaah Tchoum !

Posté par Dam_Dom à 11:25 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1