DamDom...

... trentenaire parisienne en prise avec un début de commencement de Bridgetjonisme... ?! Alors culotte ou string ?

29 novembre 2008

J’n’aime plus Paris ?

paris

Depuis quelques temps, Paris ne m’inspire plus. Paris que j’aime tant, m’agace. Et Paris que je pourrais tromper ou fuir, me rappelle à elle dès que je m’éloigne… Paris Paris. Un peu comme dans une passion où le tout ou rien est roi. Un peu comme la dernière chance ou le premier soir. Un peu comme un pari qu’on ne veut pas perdre. Un peu comme un endroit auquel on est attaché.
Paris à certains moments, ne devrait n’être qu’à moi… Paris sans foule. Paris sans stress. Paris sans files d’attente. Paris sans bousculades dans la plus totale indifférence lorsque je me retourne pour trouver un regard désolé. Paris sans voiture. Paris sans pollution. Paris sans tout ce qu’une grande ville a de moins attractif.
Juste ses grandes avenues, ses petites places pour les amoureux, ses troquets bobo et ses troquets de quartier… Juste quelques pigeons près des bancs. Juste quelques heures tranquilles à flâner, les mains dans les poches, le nez dans une écharpe. Juste le ciel clair sur les toits gris. Juste quelques rayons de soleil. Juste quelques pas dans ces quartiers dont on ne se lasse pas car différents. Juste ces ambiances que l’on peut choisir en fonction de son humeur interne. Calme, festive, luxueuse, populaire, intimiste, branchée, verte,…
Paris je t’aime mais comme dans une relation amoureuse, il y a des jours où je veux te quitter…
A nos traces…

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26 novembre 2008

Allez venez Milord !

canapeJ’ignore si c’est parce que je vieillis ou si c’est le cours normal des choses mais les invitations au pied levé, qu’elles soient reçues ou initiées, me manquent. Il y a encore quelques temps, ces improvisations amicalement nôtre, représentaient 80% de mes us relationnels. Aujourd’hui, elles doivent être à 10%.

Béni soit le temps du coup de fil de dernière minute Qu’est-ce tu fais ce soir ? Un dvd-pizza chez moi, ça te tente ? Ouais super, j’amène une bouteille de vin !... Et hop, chaleur humaine distillée par ci et par là… Remplissage tendre et attentif, glissé, inaperçu… Comme naturel.

Ce mode marchait bien entre célibataires, entre copains ou copines, en duo ou en tout petit groupe. Voisins ou « pas loin ». Collègue-ami. Ami(e) de toujours. Mais il ne fonctionne plus quand la distance se créée, quand un couple se forme et s’installe, quand des enfants apparaissent… Parce que l’amour est à domicile, le dvd-pizza est biologiquement partagé… Et puis, autant la vie des uns peut être riche de liens familiaux ou sentimentaux, la vie des autres peut être riche culturellement, artistiquement… Voire les deux. A cela s’ajoute la vie sociale virtuelle, ou la virtuelle vie sociale, faite de blogs, de face-book, et autres inter-faces, et là l’improvisation amico-crépusculaire s’éteint.

C’est alors le mode organisationnel qui s’installe. Et j’en suis consommatrice moi aussi… L’invitation est pensée, planifiée, réfléchie, calée. Quand ? Qui ? Où ? Comment ? Qu’est-ce que je vais faire à manger ? On se contacte par les moyens qui sont les nôtres : le mail, le téléphone fixe, le téléphone mobile, le sms, le fax, le web… On propose sans improviser. On cale. On confirme. On reporte. On accepte. On dit OK. On dit « peux pas sorry ». On est à l’heure. On est en retard. On s’excuse. Ou pas. On a amené à boire, le dessert, des fleurs-fallait-pas, des chocolats-je-vais-grossir,… On va là où on est invité et où l’on accepte d’aller. Là où on nous attend puisqu’on a dit OK.

Je ne sais pas sur quoi je mets ce changement que j’observe. Moi-même je n’ose presque plus appeler pour dire Je suis à deux rues de chez toi, tu m’offres un café ? C’est comme si la sphère intime s’était institutionnalisée en s’érigeant selon des principes. On ne va plus chez les gens « comme ça ». De même, on n’a pas prévu que x passe ce soir… et puis le ménage n’est pas fait, et puis je n’ai rien dans le frigo, et puis je n’ai pas rangé mon appart… Et puis.

A nos dinettes…

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23 novembre 2008

Créature

creatureNous nous sommes connues il y a quelques semaines, à une fête d’amis communs. La fête battait son plein lorsqu’elle est arrivée. Impossible de la rater. Vivante, présente, un petit côté star… avec un léger accent anglais dans son français, plutôt charmant. Très vite, elle se présente à tous ceux qu’elle ne connaît pas. Grand sourire. Bonsoir moi c’est M ! Elle vaque entre les gens, les mains en mouvement. Puis plus tard dans la soirée, elle vient s’asseoir avec moi, qui suis avec L et A, deux copines. Elle vient l’air de rien… S’inquiétant de savoir si on passe une bonne soirée. Oui c’est le cas : musique, papotages, quelques verres… Elle embraye en disant qu’elle est arrivée tard car elle travaillait. Je lui demande alors ce qu’elle fait. Elle répond Je suis styliste, j’ai une boutique de vêtements pour femmes. Comme nous sommes des filles, nous demandons où est la boutique. M déballe ses cartes de visite et enchaine directement sur un monologue d’une demie heure sur son métier… Comment elle en est arrivée à faire ce métier, comment elle sait exactement ce qui va aux femmes, comment elle décide des heures d’ouverture de sa boutique car elle veut vivre à son rythme, comment en me regardant elle sait que j’aime les emmanchures américaines, comment elle travaille, comment elle se fournit,… Tout. Elle parle vite. Fort. Fait pleins de gestes. A des mimiques hallucinantes. Intercale quelques mots anglais parfois, ne retrouvant plus l’équivalent français. Nous écoutons super intéressées. Passionnées. Nous promettons de venir à la boutique. Elle est ravie. L’euphorie féminine est à son comble… Elle repart vers d’autres gens et je reste avec A et L, qui disent Trop sympa M !! et qui enchainent les conversations… Je reste pensive jusqu’à ce que je réalise que finalement, M ne s’est pas intéressée à nous. Pas de question sur nos métiers. Rien. Je me dis… mouais trop sympa M c’est ça. De toute façon j’ai toujours été jalouse de l’ego des artistes…
Les jours passent. J’oublie. Puis j’apprends que ma copine L est allée voir la fameuse boutique de M. Et qu’elle a été enchantée… ! Elle a acheté un manteau et M va devenir sa styliste attitrée.
Les jours passent, je me dis que je vais finir par aller voir cette boutique. Après tout, il y a peut-être de jolies choses. Comme c’est à l’opposé de mon quartier, les occasions sont rares… Mais hier, j’ai pu m’y rendre en fin d’après-midi. Il faisait nuit et la boutique, de l’extérieur, était très jolie, attirante, doucement éclairée… Je traverse la rue et entre. J’aperçois M au fond, assie à une toute petite table, qui bricole quelque chose. Je rentre. Elle me dit Bonsoir madame. Je m’approche. Je lui dis Tu me reconnais ? On était à la même fête il y a quelques semaines. Tu m’as donné ta carte, alors je suis passée. De sa place, elle semble me regarder mieux, et dit Oui je me souviens. Mais je vois qu’elle ne me remet pas. Elle me sourit. Je commence le tour de la boutique. Je suis étonnée de voir combien ce qu’elle fait est classique. C’est en décalage avec les effusions avec lesquelles elle décrivait ses « créa ». C’est simple et classique et les pièces originales sont rares. Je suis un peu déçue. Je me console en trouvant que le lieu est franchement très chouette. Il y règne un calme très agréable… Je finis mon tour et vais vers elle en lui disant que je suis contente d’avoir vu ce qu’elle faisait. Elle sourit et nous avons du mal à trouver quelque chose à se dire. Alors que je me dis que je vais partir elle me lance Vous voulez un thé ? Je la regarde, un peu interdite par le vouvoiement… Et je me dis, après tout, pourquoi pas. Cela me permettra de dépasser mes premières impressions de l’autre jour. J’accepte donc et M va me chercher une chaise, et prépare le thé. Elle revient, et se remet sur ce qu’elle est en train de faire. Elle fabrique des ceintures en élastique pour accessoiriser ses tenues…
La suite sera faite de conversations forcées, moi avec des tu et elle avec des vous. L’enthousiasme n’est plus et l’ambiance est aux silences. C’est à peine si elle me regarde. Elle s’amuse de mes regards sur ce qu’elle fait. Elle m’apprend les matières, la façon de les laver. Elle dit que c’est elle qui choisit ses horaires et que les clientes qui veulent vraiment acheter, reviendront. Elle est dans une relation où je ne suis pas son égale. Je le sens aux mots qu’elle choisit et au ton qu’elle emploie. Je la regarde faire cela pour voir. Au bout de ¾ d’heure, ayant fini le thé offert, je décide de partir. Je la remercie. Elle aussi, d’être passée. Tout à coup, elle retrouve une autre énergie. Elle me raccompagne. Nous avons mis fin à un moment sans doute pénible. Je ressors abasourdie mais emplie du calme de la boutique. Je constate que nous n’avons, une fois de plus, pas parlé de moi malgré les quelques perches tendues… Je ressors finalement ravie. Ravie de cet épisode hors du temps. Et hors de ma réalité.

A fashion victime

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22 novembre 2008

Face

faceJ’ai l’impression d’être face à un mur, un immense mur en forme de panneau d’affichage. Sur ce panneau, sont accrochées de vieilles photos ainsi que des plus récentes… De la joie passée et de la joie présente. Sur ce panneau, il y a aussi, les souvenirs personnels, professionnels, familiaux… Les amitiés perdues, les boulots exercés, les engueulades à Noël… Sur ce panneau, sont aussi affichés, les projets, les envies, les désirs et les « à venir »… Ils sont tout à côté des rêves… Toutes ces choses dont on rêve mais qui ne seront sans doute jamais réalité. Toutes ces pensées d’évasion… Sur ce panneau, il y a pas loin, une horloge. Qui marque le temps passé, le temps présent et celui qu’il reste… même si on ne peut pas le savoir au fond. Il y a aussi, l’horloge biologique qui rappelle l’âge du temps qui passe et qui dit… si on est au début, au milieu ou pas loin de la fin de quelque chose… Sur ce panneau, des fleurs séchées sont disséminées… Elles répandent leurs occasions passées comme des repères… Elles décorent les photos de l’homme… Celui qui vient d’être mis sur ce panneau… Celui dont les couleurs sont éclatantes, celui qui apporte tant de douceur et tant de questions à la fois. Sur ce panneau, tout semble cohérent. Chaque chose à une place quelque part. Il y a une logique. Sans doute.


A nos regards

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18 novembre 2008

Le monde dans lequel on vit…

ennemiCet été j’ai vendu mon appartement du 17ème pour retrouver une stabilité financière, malmenée par un changement de secteur professionnel et par l’augmentation scandaleuse de mes charges (x 2 en 4 ans…). Suite à la signature de l’acte de vente, il me restait une partie des charges à payer. La nouvelle propriétaire me contacte donc par téléphone, pour me réclamer cette somme. Nous sommes en octobre. Les mois ont passé et je ne sais plus si j’ai payé ou pas, si la copropriété m’a remboursée le fond de roulement versé lors de mon achat,… bref je voudrais faire le point. Je lui demande si elle peut contacter le notaire et m’envoyer les copies de la facture que nous avions signée toutes les deux. Je m’en rappelle très bien. Les documents en ma possession sont dans un de mes cartons restant à déballer… Elle accepte et m’assure que les copies me parviendront par courrier ou fax très vite. J’attends donc et reçois un jour, un avis de lettre recommandée. Je me demande ce que c’est et laisse trainer un peu l’avis, avant finalement de me décider à aller à la Poste. Je récupère une lettre de la nouvelle propriétaire, avec les photocopies que je demandais. Et je découvre à la lecture de la lettre, que je suis menacée si je ne paie pas sous huit jours. Le ton est désagréable et je suis « sur le cul » par rapport à cette lettre que je ne pensais pas recevoir. La colère me monte… Cette personne pense t elle que je n’allais pas payer ? Alors que nous échangions mails et appels téléphoniques… Pourquoi une telle procédure alors que franchement il n’y avait pas de quoi paniquer ? Les mots de cette dame (qui a, je pense tout au plus 2 ou 3 ans de plus que moi), je les ai relus au moins cinq fois. Entre déception et colère. Entre incompréhension et lassitude de ce monde dans lequel on vit.
J’ai longuement hésité sur ma lettre de réponse (pas en recommandé). Je passais par tous les stades. J’ai fini par rédiger une lettre qui contenait ce paragraphe « Je tiens également à vous faire part de ma surprise lors de la réception de l’avis de lettre recommandée. Pourquoi ce procédé ? Je pensais dernièrement, en vous adressant mon email du mois d’octobre, prendre des nouvelles de notre affaire, en toute bonne foi. Je reçois en retour cette lettre qui sonne comme un acte de pression et de menace. Je vous plains d’être aussi méfiante envers les gens. Surtout ceux qui sont honnêtes ». Finalement j’ai renoncé estimant que cela était inutile. J’ai juste mis le chèque dans l’enveloppe et l’ai envoyé.
Autrui est-il mon ennemi ? Suis-je l’ennemi d’autrui ? Cet instinct excessif de protection et de répression menaçante, me fait penser à celui qui nous gouverne… Et je n’adhère franchement pas à ce climat qui rend les gens cons.

A nos voisins…

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12 novembre 2008

C’est quand qu’on arrive ?

r_aliseJe réalise ces derniers temps qu’il y a des choses que je ne fais plus et que j’aime bien faire. Sacrifice ? ou Frustration ?
Je réalise ces derniers temps que je fais de nouvelles choses et que cela me plait. Curiosité ? ou Évolution ?

Je réalise ces derniers temps qu’il y a des vies que je voudrais vivre. Illusions ? ou Projet ?

Je réalise ces derniers temps que tout est mouvant, rien n’est figé. Rien n’est acquis. Tout est incertain. Peur ? ou Réalisme ?

Je réalise ces derniers temps que rien n’est abouti. Déception ? ou Motivation ?
Je réalise ces derniers que j’ai des regrets. Torture ? ou Normalité ?

Je réalise ces derniers temps que je ne sais pas où je vais. Transition ? ou Destin ?

Je réalise ces derniers temps que j’ai peur du monde dans lequel je vis. Exagération ? ou Légitimité ?

Je réalise ces derniers temps que je n’ai pas beaucoup d’énergie. Hiver ? ou Maladie ?

Je réalise ces derniers temps…

A nos films...

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10 novembre 2008

We use to yaourter !

yaourtiereChers lecteurs, le temps file tellement que j’en ai zappé la rubrique du 1er du mois… T’as vu ? Oui je sais nous sommes le 10. Bon y a juste un zéro qui s’est sournoisement collé au 1… Que voulez-vous, nous sommes en hiver ! Et l’hiver, on se tient chaud ou on s’occupe à la maison… On regarde un bon (tant qu’à faire… parce que ça le ferait pas de dire un truc genre « chéri ça te dit de mater un DVD pourri ? Oh oui trop cool ! »…) un DVD donc, et de qualité, on se fait un chocolat chaud, on joue à la plaie stacheune ou alors on écrit des trucs sur son blag.

En hiver, autrefois, quand on se faisait gravement chier, quand on avait du temps à tuer, on faisait des yaourts. Avec une yaourtière. Un objet qui n’existe plus que dans le grenier de nos parents. Ou à la brocante de St Chenard les Ripoux. La yaourtière : orange de préférence… sinon c’est ringu’.

Le principe ? Il faut tout d’abord poser une ½ RTT puis s’y mettre. Comment ? C’est simple. Je revois encore ma mère ou ma grand-mère préparer les yaourts. Tu prends un yaourt nature (oui… pour faire des yaourts il te faut un yaourt… C’était un concept dans les années 70… mais c’est un peu le principe du clonage… tu vois ?), ton yaourt donc (surtout tu n’en n’achètes qu’un !), tu le mélanges  à environ 1L de lait et tu remplis les petits pots en verre avec ce mélange. Tu fermes l’engin et tu appuies sur le bouton pour qu’elle décolle dans l’univers pour que ça tourne et que ça te fasse de délicieux yaourts. Un yaourt = 6 à 8 yaourts (c’est des maths, tu comprends ?). C’est soit disant économique. Sauf que tu n’as plus de lait du coup…

La yaourtière a maintenant disparu de nos pratiques car entre temps, certains se sont occupés de nous, de notre ostéoporose et de notre calcium en général en nous faisant consommer des yaourts et autres produits laitiers à gogo, faits par eux, c’est mieux. Et depuis, les yaourtières sont au chômage mais pas les gros fabricants de produits laitiers.

Quand même, ce serait marrant si tout le monde se remettait à faire ses yaourts… Vous avez 3 enfants et un mari et au lieu d’acheter chaque semaine, des packs de 16 yaourts nature, qui sont lourds… et ben vous prenez juste 4 yaourts et hop, tour de magie, vous en avez 32 ! Et en plus vous avez occupé vos gosses, qui sont moins abrutis que lorsqu’ils regardent des daubes à la tv. Y aurait de quoi se marrer non ? Genre gros titre de Libé : la yaourtière décalcifie Danone !

A mis pour la vie…

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05 novembre 2008

Putain… deux mois !

deuxmoisDemain est un grand jour. C’est un jour J. Rien à voir avec la nouvelle Baraque, ni avec la crise éconofric, ni avec la déprime hivernulle… Rien. Demain est une fête. Une victoire. Modeste et petite soit, mais pourquoi pas ?
Aussi « petite » soit-elle, elle suscite en moi des tas de questions… Quelques-unes certainement, un tas ? Peut-être pas quand même. Des essentielles. Des basiques. Des vraies. Pour certaines j’ai la réponse. Pour d’autres je me dis que j’ai le temps et qu’il faut que je le prenne. Ne pas courir, ne pas précipiter, ne pas se faire des films, ne pas anticiper. Juste être là, bien là. Etre là, et être bien.
Demain, cela fera deux mois que J a croisé ma route. J’en vois déjà se moquer… mais par les temps qui courent… je n’ai plus la prétention de revendiquer les 40 ans de mariage, comme mes parents par exemple. Alors deux mois, ce n’est rien mais c’est beaucoup aussi. Ca laisse largement le temps de rêver, de fantasmer et de faire des projets. Ca laisse tout le temps aussi pour se demander ce que l’on ressent…
Dans mes basiques, il y a : suis-je amoureuse de J ou de la relation que nous vivons ? Autrement dit : ce que j’apprécie, est-ce l’attention de J ou l’attention tout court ? Cela peut sembler cruel mais ayant fait l’expérience de ce genre de leurre, je ne peux qu’être vigilante…
Dans mes fondamentaux il y a aussi : J est-il amoureux ? Que ressent-il ? Qu’a t-il en tête ? Comme si, cela conditionnait mon propre ressenti… Tombons-nous plus facilement amoureux de quelqu’un qui est amoureux de nous ? Pas sûr…
Alors voilà… et pour finir, dans mes essentiels, il y a aussi cette tendance à la comparaison… Et là, la comparaison, se fait avec ce que je ressentais pour M, mon intermittent du couple... Une sorte de scotchage absolu, dans ma tête et mon corps. Pour finalement, 4 heures par mois ensemble, 4 heures passionnelles et cachées, car sans avenir. Alors, quand la disponibilité, la liberté, les projets, pointent leur nez… quand le scotchage n’est pas, mais que la douceur de la stabilité elle, est là… que penser ? Faut-il être totalement scotché pour aimer ? Faut-il être se sentir en danger pour aimer ? Non je ne crois pas… Je suis donc à la  découverte des éléments qui pourraient m’aider à comprendre où je suis, où je vais et avec qui…

A mon chéri…

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03 novembre 2008

Week-end au gras air !

IMGP3788Après plusieurs jours de ras le bol au travail… après plusieurs matins la gueule de travers avec cette phrase dans la tête « j’veux pas y aller… »… après plusieurs refus de déjeuner avec mes collègues pour cause de boulot… après des centaines de scénarii imaginés pour trouver une solution… après le moral finalement cassé à me demander « Qu’est ce que je vais faire après ? »… Ben… je me suis barrée pour de bon. En week-end ! J’ai posé mon vendredi (je l’ai mis sur le bureau de ma chef… hé hé) et je suis partie !
J’ai pris le train joyeusement jeudi en fin d’après midi, direction Périgueux (le fief du canard… miam), pour voir ma copine A… A dont le chéri bosse sur Paris, ce qui signifie que nous nous sommes fait un week end entre filles ! AH AH quel bonheur !
Au programme : RIEN. Ou plutôt si, un magistral up-date sous la forme de papotages, sur ce qui nous arrive, ce qui nous est arrivé et ce qui va nous arriver. Sans oublier ce que nous aimerions qu’il nous arrive, ou ce qu’il ne nous arrivera jamais. Tout cela décliné sur tous les secteurs qui nous intéressent : boulot, famille, sous, amour, sexe, amitié, enfants, mariage, impôts, formation, voyages, santé, culture, cuisine, minceur, beauté…
Ben trois jours c’est juste hein pour tout ça. Surtout avec un petit trip à Bordeaux, histoire de visiter un peu et de voir du pays. Jolie ville que celle-ci je dois dire ! Limite j’y vivrais bien…
La cerise sur le week-end, fut le large sourire de J au bout du quai hier soir à la gare d’Auzterlitz…

A fête des morts de rire…

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