30 septembre 2008
Fashionus dipodocus
Tout
a commencé par le constat ô combien désarmant que mon ipod shuffle (celui qui
fait des surprises…), ipod offert par LUI (pour mes 30 ans…), n’était plus
reconnu par personne. Ni par madame itunes, ni par l’US B, ni par mon
pésséburo, ni par le mac de J (euh… ?), ni… par RIEN je te dis. Un sans
papier. Un sans abri. Un anonyme. Rempli mais non identifié. Blanc comme un cul
mais familier. Minimaliste mais fidèle. Petit mais sentimental.
La
cata. Fin de l’autisme ipodique dans le métro. Fin de la tranquillité. Fin du
rock dans les oreilles. Fin de la déconnexion inter activités.
Bonjour
la perception trop amplifiée pour être honnête. Bonjour les touristes qui me
demandent où se trouvent la rue du bac… Bonjour les cris des djeuns bourrés.
Bonjour le bruit sourd des ipods des autres. Les salops.
Ce
faisant, déçue mais pas abattue, je me suis lancée dans une course effrénée au
trouvage de soluces (comme disent les geeks). Réseau, forums, tests,
SAV, tout. Ou plutôt RIEN. Rien. RIEN. Niet.
Ipod
shuffle = HS.
Alors,
après avoir erré comme une oreille sans ipod, j’ai pris une grande décision. Personne
n’est irremplaçable. Sauf les concepts. Le concept d’ipod n’est
définitivement pas remplaçable à mes yeux. Ou plutôt à mes oreilles. Alors, je
l’ai remplacé.
Par
un autre. Plus performant. Plus fashion. Plus flashy. Plus rose. Plus
compétent. Plus gros. Plus coloré. Plus interactif. Plus neuf. Mais pas offert
par LUI.
Et
depuis je retrouve le plaisir d’écouter de la musique dans les transports.
Décompresser. Écouter. Ne pas cogiter pour RIEN. Se laisser errer dans les
notes. Fermer les yeux. Chanter dans sa tête… Et arriver de bonne humeur à tous
mes rendez-vous !
A
hic à zic…
19 septembre 2008
J crois pas
J’ai
envie de vous parler de J.
J
que j’ai rencontré en Tounizy la semaine dernière. J que j’ai envisagé selon
les jours, comme une histoire de cul sympa ou comme une amourette de vacances.
Ou les deux.
Seulement depuis mon retour de Tounizy samedi dernier, on s’est vu deux fois déjà et on s’est envoyé des dizaines de sms, chaque jour.
C’est sûr, avec M… ce n’était pas aussi... simple ? Facile ?
J est un homme, grand, de 4 ans plus jeune que moi, très brun, très souriant.
J a la peau mate. J a la peau douce.
J est un tendre. Un doux. Un gentil.
J est coquin. J est sexy.
J est prévenant, attentionné, libre, disponible.
J est drôle.
J est définitivement plein d’humour.
J est parfois angoissé, fatigué.
J est sérieux quand il parle de la vie.
J est de bonne humeur le matin.
…
Alors voilà… Je prends tout. Je prends le temps. Je prends mon pied. Je lui prends la main. Je prends son attention. Je prends la vague…
Et le reste, suivra… peut-être ?
A nouveau jules…
16 septembre 2008
Oui, et alors ?
Rentrer tranquillement du travail, en respirant, en
souriant. Flâner le long des trottoirs gris, faire semblant de s’intéresser aux
vitrines. Se dire qu’on a passé une bonne journée. Et que notre boulot, on
l’aime bien. Prendre le temps. De profiter de la lumière claire de l’automne
naissant. Du ciel bleu fragile.
En
rentrant, regarder le programme du ciné. Choisir un film. Se demander si on a
le courage d’y aller à pied. Constater que oui. Manger une nectarine,
délicieusement sucrée. Troquer talons contre Converses. Repartir joyeusement.
Se dire qu’après tout…
Recevoir
pleins de sms de J. Des rigolos. Des tendres. Des pensées. Y répondre sans
retenue. Sentir la liberté en soi. La différence…
Marcher
lentement. Arriver au ciné. Prendre une place. S’installer. Se caler. Se lover.
Ne pas parler. Apprécier la solitude. Regarder les bandes d’annonce.
Sélectionner d’éventuels films pour plus tard. Se délecter du film choisi.
Pleurer ou rire. S’interroger soi-même.
Repartir.
Marcher. Se demander si on a le courage de se faire à diner en rentrant. Au
regard des tarifs du vendeur de crêpes du haut de la rue du Faubourg St Martin,
se dire que ce sera mieux à la maison.
Rentrer.
Faire un peu de vaisselle tout en écoutant le dernier album des Herman Dune,
acheté hier. Allumer l’appareil à croque-monsieur. Sortir le pain, le beurre,
le jambon, le chèvre. Confectionner deux croques. Les faire cuire. Écouter le
bruit tchhh quand on les pose sur l’appareil chaud. Se décapsuler une
bière. La couler dans un verre. Boire une gorgée. Fraiche. Bonne. Sentir qu’on
est bien ici et là.
Laisser
cuire les croques. Allumer le PC. Vérifier les mails.
Récupérer
les croques, des couverts et la bière. Poser l’assiette près du PC. Surfer.
Goûter le premier croque avec des couverts. Le trouver bon et sourire de ne pas
avoir craquer pour la crêpe jambon-fromage à 9€… Apprécier. Manger le second
croque. Lentement. Manger le second croque, avec les doigts, avec les Herman
Dune, avec les sms de J et à la lecture de vos blogs. Du bonheur, j’vous dis.
A madame croquée…
14 septembre 2008
Scoop 2 : Galasouinda existe.
Bon
c’est sûr que quand on part en vacances en club, faut prendre ses
responsabilités. L’alibi « Ouais mais tu vois, je pars avec une
keupine, on va glander un max et papoter toute la journééée »…
t’oublies. Partiellement en tous cas, car avec toi et ta keupine, il y
aura :
1-
pleins de gentils animateurs, qui sont soit sous emphètes, soit sous coke, soit
à piles, soit dingues, soit tout en même temps, tellement ils ont la pêche
24H/24H, même quand toi tu roupilles au soleil et que tu cuves ton rosé de la
veille… même quand tu viens de te lever, la tête dans le cul, sur les coups de
13H et que déjà, ils en sont à l’aquagym, au beach-volley, au bingo, au quizz
qui te permettra d’augmenter ton QI d’huitre,…
2-
pleins de touristes, avec lesquels tu te sentiras bien. Bon ceux-là, tu t’en
fais des potes de piscine, des potes de picole, des potes de la boite de la
night, des potes de sexe, des potes de tchatche, des potes pour plus tard, des
potes quoi… Tu les retrouves à la piscine, tu déjeunes avec eux, tu leur mets
de la crème, tu ries avec eux, tu leur paies un apéro un coup sur deux, tu vas
guincher avec eux… Bref, à la fin du séjour, vous êtes 15. Et non plus 2.
3-
(le meilleur pour la fin) pleins (PLEINS je te diiiiiiiiiis) de touristes
qui ont TOUS fait de la figuration dans Camping ou dans Les Bronzés
(ou les deux, putain !!! Les deux……..). Tu vois ? Et le pire, c’est qu’eux aussi finissent par
se faire des potes. Les mêmes qu’eux. Et ça se termine en troupeaux. Leur
niveau sonore est proche de celui pratiqué dans une foire aux saucissons et
leur goût pour les animations et autres réjouissances beaufesques, ressemble à
celui des gosses qui attendent leurs cadeaux à Noël. D’ailleurs ils sont
toujours en avance. Partout. Avant les autres. Des fois que les 4 tonnes de
bouffe du buffet suffiraient pas. Et puis comme ils n’ont pas mangé depuis 3
semaines, ils remplissent leurs assiettes plusieurs fois de suite en disant
« On s’en fout c’est gratuit ». Classe non ?
Les
animateurs et les touristes 3, adorent s’adonner chaque matin sur les coups de
11h à la danse du club. Avec la chorégraphie s’il te plait. Très divertissant
l’après-midi (pour celle de 15h) mais exécrable à 11h quand toi tu dors…
En
attendant, t’es là, avec tes potes, et tu regardes ça et tu te dis, qu’il y a
une erreur de casting, que t’as rien à voir avec ces gens, cette ambiance, ce
type de vacances. Pourtant t’es là…
Et
puis au bout de 4 jours, quand t’as mangé la même chose midi et soir, que tu
entends les mêmes musiques au bord de la piscine, les mêmes musiques en boite
de la night chaque soir, eh ben tu pètes les plombs et tu fais une crise
d’amour pour ton ipod, et à la fin à J-1 avant le départ, tu te résignes et tu
entres dans la secte, un soir sombre où le rosé était plus frais et toi aussi,
tu te fous à danser le madison à 42° dehors, en maillot mouillé, avec les
troupeaux, les animateurs et tes potes.
A tarla didadada…
13 septembre 2008
Scoop 1 : l‘île de la tentation existe.
Si
si lecteur, j’te l’jure. Pas la peine d’aller aussi loin que loin. Djerba c’est
suffisant. En Tounisy. You know la Tounisy ? J’en reviens et crois-moi, eh
bien… crois-moi.
Déjà,
la photo : que je te certifie d’authentique. J’y étais, pas plus tard
qu’hier soir, juste avant d’aller à la boite de la night. Tu vois, lecteur, les
rideaux, le vent, la mer, le sable blanc et fin, ça existe. C’est pas un décor
pour de faux, planté sur un parquinje de St Denis (neuf trois). Non.
Je
suis déboussolée là, lecteur. Totalement. Pourquoi ? Ben parce que je n’ai
comme prévu, RIEN glandé de la semaine. A part me faire les ongles et me mettre
de la crème. Pfiouuuu !
Et
pi que là-bas, j’ai agréablement fricoté avec J, un métrosessuel
non-attentionné, feignasse mais drôle et beau gosse. Bon dis comme ça, c’est
pas folich folich mais (Y A TOUJOURS UN MAIS), ce fût agréable.
Pour
colmater un peu la brèche laissée par M. Pour oublier et réapprendre.
Pourtant,
le corps y est, mais pas le cœur.
Pourtant,
le plaisir d’être ensemble est là, mais pas le mal de bide pré-RDV.
Pourtant,
le désir est là, mais pas l’envie de se dépasser…
Je
te passe la question cruciale qui tarde à venir sur le tapis, et qui arrive sur
le tapis qui fait rouler les bagages à Roissy CDG : On se revoit ?
Je te ferai un point peut-être bientôt là-dessus. Là c’est
trop frais, et j’ai trop la tourista tunisienne pour réfléchir.
Et pi je te livrerai un autre scoop. Un truc de gue-din.
Si si j’te jure.
A choux crâne*
*Choukran : merci en arabe. De rien lecteur.
05 septembre 2008
Djerbi Djerba !
Avec cette note, j’ai conscience que je ne vais pas me
faire que des amis et qu’il y en a au moins la moitié qui vont être dèg. En
effet chers lecteurs, je REPARS EN VACANCES demain ! C’est un des intérêts
de ne pas avoir de chiards. Nous, qui ne sommes pas parents, la semaine de 4
jours, on s’en tape totalement ! Les carnets de notes alarmants, les
non-grasses mat’, les poux… pfffff à d’autres !
Dans
l’immédiat, je suis débordée car je dois faire ma valise. « Une »
valise, devrais-je dire, pour une destination, qui connaît la chaleur et le
soleil. Le soleil ? Attends je te rafraichis la mémoire : il s’agit
d’un concept que la France a connu il y a quelques siècles.
Alors
évidemment, alors que j’en suis au trench beige ici, faut que je ressorte les
tongs, le mini-short (qui avait beaucoup plu au Cap Vert)…, la crème solaire,
la maillot de bain,… des choses qu’ici on n’a pas besoin de connaître que ça
existe.
Ahhh
quel pied d’annoncer « Non la semaine prochaine, je ne serai pas
présente à la réunion de service »… « Ah bon ? Tu
repars ? » « Oui en effet ». La tronche des
collègues avec leur capital vacances qui est déjà proche du –10… Roooo la vache
!
Alors de quoi s’agit-il donc ? Il s’agit d’une
semaine de glande magistrale sur les plages de Djerba en Tounizy, avec A, ma
cops de l’Univers. Au programme : RIEN.
Même
la bouffe on la fait pas.
A
la limite, je veux bien me faire les ongles et me passer de la crème. C’est
TOUT.
Je
t’explique là-bas, il fait environ 36°. Je passe donc de 16° à 36°. Le choc
thermique.
Voilà…
lecteur. Je t’abandonne quelques jours. Je reviendrai bronzée, ensoleillée, et
j’aurais peut-être des trucs croustillants à te raconter. Parce que si tu crois
que je vais oublier d’emmener des capotes, tu te trompes.
Ben
oui, des fois qu’avec A, on se mette à faire des bombes à eau ?
A mes tongs…
04 septembre 2008
Ca tangue ?
Ce
soir j’ai suivi un cours d’essai. Un cours d’essai de Tango. Une envie comme
ça… de me confronter au corps de l’autre, autrement que dans la relation
sexuelle. Pour en faire autre chose. Pour expérimenter l’espace circulaire
partagé. Dans le contrôle et l’échange. Entre intention, écoute et tonicité.
Effectivement
c’est ce que j’ai fait. J’ai expérimenté en confrontant mon propre corps à la
présence de l’autre, énergique et calme, remplissant l’espace sans m’écraser et
me laissant prendre ma place. Dans les mêmes mouvements doux, effectués en
miroir. Quand j’avance, lui recule. Mais l’intention vient de l’homme. Mes yeux
regardent sa poitrine. C’est elle qui va me dire la direction. Le rythme. Les
transferts du poids de nos corps.
Seulement
voilà, dans ce cours, il y a avait la prof, magnifiquement belle, gracieuse et
rigoureuse, il y avait trois couples, amoureux vraisemblablement et il y avait
moi.
Bénéfice
de l’opération : j’ai dansé avec la prof… Du velours...
Résultat :
il me manquait un partenaire. Avec des pectoraux, des poils, un phallus. Un
homme quoi.
Et
puis, ce genre de situation, ça rappelle qu’on est célibataire. Un peu comme
une maladie. Une tare. Un truc limite honteux.
Du
coup, lorsque je suis sortie, il pleuvait… la musique un peu triste du Tango
durant une heure et demie auparavant… une légère mélancolie m’a attrapée…
J’ai
marché jusque chez moi. En pensant. Que ce n’était pas exactement ce que
j’avais imaginé. Que j’aurais voulu que l’on soit plus nombreux.
J’ai
marché en me disant que mon envie de me confronter au corps de l’autre, était
réelle.
Alors
que faire ?
Peut-être
un sport de combat plutôt ? Et pourquoi pas ?
A
teck tango…
01 septembre 2008
Je suis trop rond ! Tu me fais tourner la table !
Remember lecteur (ça rime…). Dans
le tiroir de chez mamie, pendant les vacances scolaires de tes 4 ans à tes 13
ans, il y avait quoi ?
Il y avait un rond de serviette,
avec une serviette à petits carreaux rouges pour toi. A côté, il y avait un
autre rond de serviette avec une serviette à petits carreaux bleus dedans, pour
mamie. Puis à côté, tout au fond du tiroir, il y avait un dernier rond de
serviette, avec une serviette à petites carreaux verts dedans, pour papy.
Ou alors, il y avait trois
serviettes blanches, avec un rond de serviette rouge, un autre bleu et un autre
vert.
A l’époque, fallait pas mélanger
les torchons et les serviettes : ça n’rigolait pas. Chacun sa bave.
D’ailleurs, aujourd’hui encore,
c’est chacun sa bave. Sauf qu’on ne s’amuse plus à la collectionner des
semaines sur des serviettes en tissu. On préfère l’éphémère jetable au qui-dure,
et que l’on peut passer à la machine et repasser. C’est le même cirque pour les
mouchoirs. Papier. Poubellisable. Chacun sa morve.
Seulement voilà, dans une discipline quasi militaire, il
n’était pas question de prendre la serviette de papy (à petits carreaux verts).
Même une blague de 3 secondes n’aurait fait rire personne.
L’intérêt, c’était qu’au début
des vacances, on pouvait choisir. Mais une fois cette formalité effectuée, il
fallait prendre ses responsabilités. Pas moyen de changer son rond avec Pierre,
Paul ou Jacques. T’as choisi, tu gardes. Point.
Peut-être étions-nous mieux ou
moins bien protégé des microbes ? Peut-être que du coup, on mettait la
table pour pouvoir faire des blagues en échangeant les serviettes ou les ronds
ou les deux par rapport aux places elles aussi, décidées depuis des
siècles ? Peut-être que du coup, nos parents et nos grands-parents avaient la
paix avec nos bavouilles de sales gosses ? Peut-être que du coup, ça
évitait les produits détachants sur le ketchup coulé sur notre tee-shirt alors
que notre mère hurlait « Va chercher un Sopalinnnnnnnn j’te diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ! » ?
Peut-être que du coup, nos cuisses de pantalon n’était pas pleine de miettes de
pain ? Et que tout comme la nappe, on pouvait aller secouer tout ça dehors
pour les petits oiseaux ?
Finis les ronds. Déjà, avec la
famille moderne, les soirs où on dine ensemble c’est qu’il y a un conseil de
guerre parce que Léa a eu un 5 en maths ou que Nico a perdu sa virginité.
Finis les ronds. Le papier
absorbant a révolutionné notre rapport à la pérennité de la matière. Alors nous
ne faisons qu’absorber…
Finis les ronds. Si t’en veux,
c’est que tu es un collectionneur et que tu tiens des stands dans des
brocantes, à la Toussaint sous la pluie, avé-lé-copaing…
Finis les ronds. Tous au carré
(de papier) !
A chemin de tables…
