DamDom...

... trentenaire parisienne en prise avec un début de commencement de Bridgetjonisme... ?! Alors culotte ou string ?

30 juin 2009

Stationnement interdit

stationnementCes derniers temps, je déserte mon bureau pour « aller sur le terrain ». Je suis en déplacement. Avec un S à déplacements…
Je pars souvent deux jours, dans des villes connues ou inconnues, proches ou lointaines, attirantes ou pas, a priori.
Je réserve donc une nuit dans des hôtels. Que l’on m’indique ou que je trouve par moi même. Je les choisis parce qu’ils sont dans le centre ville, parce qu’ils ne sont pas loin de la gare, parce qu’ils rentrent dans le budget, parce que les photos du site Internet ont l’air sympa, parce que j’ai un feeling…
Mes soirées sont souvent solitaires mais je les aime ainsi. Loin de tous et de tout ce qui m’est familier… Seul le contenu de ma valise m’est connu. Pour le reste, je fais des essais. Des hypothèses. Des suppositions.
Mes journées sont pratiquement toutes organisées de la même manière…
Je me lève aux aurores, il est 5h, 5h30 ou 6h. Après une longue douche, je finalise ma valise et je pars prendre mon train. Avant d’y monter, je m’achète un pain au chocolat et un café allongé. Je les avalerai assise, tranquille, alors que le train démarrera.
Si ce n’est pas trop cher, je voyage parfois en première. Mais ce n’est pas systématique. L’ambiance studieuse peut à la fois me convenir ou m’agacer. Tout comme les bruits vivants de la seconde classe, qui me bercent ou m’envahissent… Alors je mets souvent de la musique dans mes oreilles pour rester dans ma bulle.
Les trajets durent une heure, ou deux ou trois ou quatre… Au delà je prends l’avion.
J’alterne des moments de travail, de sommeil, de rêveries, de lecture, de contemplation extérieure… Je me laisse guider par mes besoins. Je ne m’impose rien juste la ponctualité dans mon déplacement.
Les gens que je viens voir viennent me cherche à la gare. Ou pas. Lorsqu’ils viennent, nous jouons à nous reconnaître à la sortie. J’aurai une chemise blanche. J’aurai des lunettes. Bref, dans des villes inconnues, j’ai rendez vous avec des inconnus. Sinon je me débrouille avec le plan que j’ai imprimé avant ou le GPS de mon téléphone...
Après les présentations et l’accueil caféiné, la journée de travail commence. J’anime, j’écoute, je note… Je prends. Le midi, les déjeuners sont variables. De la pré réservation de mes hôtes dans un bon restaurant, à la solitude la plus inattendue, tout est possible. L’invitation par la direction, la coupure seule, le sandwich en équipe, la salade en terrasse.
Lorsqu’arrive la fin de la journée, je pars vers mon hôtel. Faire connaissance avec ma chambre. Je suis rarement déçue. J’ai toujours un grand lit, la télé, le calme et le wii fi.
Un peu plus tard, je vais me promener. Puis, je vais dîner, seule. Je me cherche un « petit resto sympa ». En demandant à l’hôtel ou à mes hôtes professionnels.
S’il fait beau, je dîne en terrasse, je m’offre la vue. Et je prends mon temps. J’observe les autochtones et les touristes. Je rêvasse en goûtant la gastronomie locale… Je cogite à tout ou à rien.
Je ne rentre jamais bien tard. Je vaque à quelques occupations puis sombre dans un sommeil certain. Mes nuits sont souvent agréables et réparatrices. Fatiguée de l’attention et de l’écoute dont j’ai du faire preuve, je m’écroule.
Le lendemain, je me réveille en constatant que je ne suis pas chez moi. Après une bonne douche, je descends prendre mon petit déjeuner avec d’autres gens, que je ne connais pas. C’est d’ailleurs assez étrange. Car pour moi, le petit déjeuner est un moment intime.
Si je le voulais je pourrais me goinfrer : croissants, jambon, céréales, yaourts, confiture, jus de fruits, pain au chocolat, baguettes, lait,… Mais je ne le veux pas. Alors je bois un café et mange deux tartines.
Je remonte ranger et boucler ma valise. Je jette un dernier œil et m’en vais. Adieu chambre.

Je paie. Je demande une facture. Et je file. Je vais rejoindre mes hôtes. A pied, ou dans leur voiture s’ils ont proposé de venir me chercher.
La journée est studieuse et plus détendue. Le déjeuner est souvent partagé, le deuxième jour.
Puis, en milieu d’après midi ou en début de soirée, alors que nous en avons terminé, je salue tout le monde, remercie chaleureusement. Avec certains nous nous faisons la bise en nous tutoyant. Puis je m’en vais. Prendre mon train. Même attitudes, mêmes gestes.
Je repars souvent souriante, contente de mes deux journées. Ravie de ces rencontres, de ces visages, de ces paroles.
Je me sens grandie d’avoir vu telle ville, arpenté tel centre ville… Vu telle fameuse place ici-bas.
Le trajet commence souvent par un bref somme. Je récupère. Puis, je m’occupe tout comme à l’aller.
Lorsque j’arrive à Paris, je retrouve la familiarité des gares, les odeurs, la dogmatique course folle … et parfois, mon homme est au bout du quai.
Il se passe alors un jour ou deux, puis je repars. Vers une nouvelle aventure.
Déplacements… Véritables stimulants relationnels, intellectuels, professionnels… Un mouvement fou qui génère de l’énergie.
J’aime ça en ce moment. Me déplacer. Me dé placer. Changer de place. Changer de lieu. Faire connaissance. Me présenter. Rencontrer. Aller à la rencontre…

A nos destinations… 

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24 juin 2009

Etre ou ne pas savoir, là est la question

savoirJe regarde mon homme... Je le regarde en l'écoutant... et mes pensées se coupent en deux.
Une partie reste là avec lui. Une autre part... loin.
Mon homme me parle et je pense...
Va t-on arriver à caler nos vacances ?
Va t-on faire l'amour cette nuit ?
Va t-il m'emprunter mon iphone ?
Va t-il me laisser lui raconter ma journée ?
Va t-on passer un bon week-end ?
Va t-il penser à notre anniversaire de rencontre ?
Va t-il continuer à m'aimer ?
Va t-on chercher un appartement ?
Va t-il trouver un nouveau travail ?
Sera t-il le père de mes enfants ?
Sera t-on ensemble dans un an ? dans 5 ans ? dans 30 ans ?
Vais-je supporter ses angoisses ?
Vais-je toujours rire à ses blagues ?
Vais-je encore le désirer ?
Vais-je vouloir lui dire encore qui je suis ?
Vais-je aller plus loin ?
Vais-je habiter près de lui ?
Vais-je avoir la force des désillusions ?
Vais-je suivre mon instinct ?
Vais-je souffrir ? Etre déçue ?
Vais-je l'abandonner un jour ?
Vais-je réaliser que... ?
Je regarde mon homme... je l'écoute et me dis que toutes ces questions peuvent recevoir un oui... ou un non.
Seule l'expérience et la volonté peuvent trancher.

A nos interrogatoires...

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18 juin 2009

Flou... artistique ?

flouJ'ai pris conscience, grâce à ma psy... que ces derniers temps, niveau relationnel, j'étais dans le flou. Moi je n'y voyais pas vraiment d'urgence ni de gravité. Je sentais quelque chose mais rien d'alarmant.
Pourtant, en ce moment, "je manque de précision". C'est ce que nous avons identifié, elle et moi. Et c'est tellement vrai ! Voilà des mots, des maux... qui me parlent. Oui c'est vrai. Je suis dans le flou. Mais je ne l'ai pas fait exprès. Je cherchais le moment ou le lieu opportun. Je voulais voir. Je souhaitais peut-être y aller précautionneusement... Mais je dois le dire, je ne suis effectivement pas précise. Deux situations me viennent en tête... pour illustrer cet état de fait.
Un : ce collègue, croisé à Nice il y a quelques semaines, revu la semaine dernière lors de notre colloque. A ses côtés, je ressentais comme une proximité naturelle...
Un truc indéfinissable... L'envie d'être près de lui, assise à côté de lui, juste pour sentir sa présence, ses mots et trinquer avec le verre qu'il m'a offert.
Nous avons dansé en silence, jouant de nos regards amusés... Ces moments-là, m'ont envahi le ventre... Comme ça. Je ne m'y attendais pas.
Alors, quand il m'a laissé sa carte de visite en insistant bien sur son adresse mail, que faire ? La prendre, sourire, et sentir ce bon au creux de moi.
Depuis c'est le flou... j'espère quoi ? Rien je crois... Je sais sa femme et ses enfants... Et mon homme est là. Dans ma tête et dans ma vie. Et il m'est précieux.
Pourquoi cet émoi ? Cet élan sensuel ? Cette envie-là ? Pourquoi l'envie de passer du temps avec lui ? De le revoir alors que 1000 KM nous séparent...
Pourquoi ? Pourquoi cet email banal de ma part ? Pourquoi ? Pourquoi faire ?
Le flou...
Deux : cette amie que j'ai préféré laisser... Que j'ai recontacté. Pour dire quelques mots sincères. Mais sans rien demander vraiment. Le flou là aussi. Pour quoi ? Pour qui ? Pour ne pas essuyer un refus ? Pour ne pas avouer qu'elle me manque ? Pour ne pas savoir dire qu'il m'a fallu ce temps pour que je comprenne.
Le flou... Là aussi. Le manque de précision.
Ces derniers temps, j'en ai à la pelle des exemples. Le flou. Je manque de précision. Le contour de mes relations est flou... Faut-il que je fasse un effort ? Ou faut-il que je laisse le flou se dissiper ? Le flou...

A nos détails...

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08 juin 2009

C'est fort...

caf_Dans nos quotidiens, le café agit. Sans qu'on y pense souvent.
Dès le matin, il supporte nos humeurs, nos post-insomnies, nos fatigues...
Il accompagne aussi nos énergies, nos excitations, nos élans !
Dès le matin, il nous séduit par son odeur et sa chaleur.
Nous le retrouverons tout au long de la journée. Quand il faut dire stop, se poser. Ne rien faire.
Ou quand il faut se booster. Et agrémenter une cigarette tant désirée...
Il est toujours là, discrètement indispensable.
Il suit les liens humains simplement. Au travail, comme un ingrédient de la bonne marche de la productivité.
Dans la rue, au SDF à qui l'on en propose...
A nos amis, passés à l'improviste.
A notre amoureux, dès fois qu'il ait la même envie, au même moment ?
Depuis longtemps, il traverse les temps, les saisons et les populations.
Chaud ou froid. Sucré ou lacté. Allongé ou serré. Il sert à tant de choses...
Ralentir le rythme ou l'accélérer...
Rassembler ou remplir une solitude.
Accueillir une arrivée ou signifier la fin.
Réchauffer le corps et le coeur...
Trouver un prétexte à moindre coût pour cette terrasse ensoleillée...
Ouvrir une discussion ou la conclure.
Apporter une touche orale à un moment donné.
Signifier qu'on fait quelque chose.
Partager avec celui qui est là...
Le café est tout à la fois... C'est pour cela qu'il se glisse facilement ça et là...

A nos tasses...

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01 juin 2009

La douceur de mon homme

TENDRESSEJe suis amoureuse d'un homme doux et tendre. Dans notre intimité, nos silences sont calmes, doux et tendres. Comme une bouée au milieu de la mer, lorsque je suis confrontée à des vagues, il me rassure de ses bras, de la douceur de ses gestes, et de celle de sa peau.
Comme une addiction, j'en ai besoin régulièrement...
Comme quelque chose de vital... qui rappelle les expériences des psychologues sur le lien mère-enfant...
Je regardais mon homme dormir dans le train tout à l'heure, doré par le soleil, apaisé... Et je me disais que sa tendresse sans fin était une chance pour moi. Un cadeau. On recherche des qualités chez l'autre, mais je dois dire que celle-ci, me devient indispensable. Comme un verre de bon vin, j'ai toujours le plaisir d'y goûter. J'aime ça chez mon homme. Ces échanges de tendresse, de caresses, de massages, de frôlements doux... Dans notre bulle, nous retrouvons nos peaux avec délice et attention... Je comprends combien chaque être humain, a besoin du toucher, d'être touché, de toucher. Et ce, en dehors de l'intention sexuelle. Juste pour être présent à l'autre dans l'apaisement des caresses. Juste pour l'échange extra verbal qui opère alors... Juste pour la complicité intime que cette douceur protège...

A nos étreintes...

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20 mai 2009

Souviens-toi l’été dernier

SOUVENIRJe surfais sur le net, mon ordinateur portable sur les genoux, affalée sur mon lit… quand la petite flèche de la souris s’est figé. Après quelques minutes, ne pouvant plus rien faire pour récupérer la main, j’ai éteint mon ordinateur, en appuyant longuement sur le bouton arrêt. Lorsqu’il s’est rallumé, un message technique d’insultes est apparu… et ensuite, les ennuis ont commencé.

Je vous passe les détails de l’appel au secours, de la bonne volonté des uns et des autres… De la consultation informatique effectuée par mon frère… Bref.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : mon disque dur était mort. Et TOUTES mes données avec…

En quelques heures, je suis passée d’un état de détente-pont-du-mois-de-mai à un état de dépression gravement avancée !

J’ai listé dans ma tête tout ce que je pouvais imaginer être enregistré sur mon feu disque dur… Et outre les différentes versions de mon CV, de ma « compta », et de mes poèmes, textes, nouvelles (je vais vomir…), il y avait aussi, pas loin de 6000 photos, souvenirs de ces cinq dernières années (je vais mourir !)…  

La dépression bien entamée, je suis passée à la colère… teintée de culpabilité… « Non je n’ai pas fait de sauvegarde » ! Non. Merde. Merde. Merde.

Puis, grâce à mon frère, j’ai pu remettre en route mon ordinateur, et m’éviter d’en racheter un… j’ai changé le disque dur… Mais mes données, elles, ne sont plus qu’un lointain souvenir.

Résultat des courses : les traces de ces 5 dernières années de ma vie n’existent plus et n’existeront plus jamais, hormis dans ma tête et dans la tête de ceux avec qui je les ai passées.

Point barre.

… Les jours ont passé depuis cet épisode. Les pensées ont fluctué elles aussi… et l’espoir de récupérer les données étant minces, il faut bien se faire à cette triste réalité.

Ces photos étaient des ancrages… des images que j’aimais regarder de temps à autre… Comme des clins d’œil lançant un « tu te rappelles ? ». Sans compter, ceux que j’ai aimés, ceux que j’ai croisés, ceux que j’ai perdus… et dont il ne reste que des bribes dans ma mémoire.

Ces bons moments passés, anniversaires, mariages, fête de Noël, soirées filles, voyages, week-ends… envolés.

Ces témoins de la vie qui défile… disparus.

Mon ordinateur a subi une lobotomie involontaire. Il ne se rappelle plus de rien. Il ne me reconnaît même pas ! Il repart à zéro…

Par contre, moi, je suis intacte. Ma mémoire n’a pas été endommagée. Je peux la consulter encore… Je peux fermer les yeux et revoir l’ambiance de cette soirée, le regard doux d’untel, le sourire fou de tel autre… Je ne suis pas le sable balayé par la vague…

Bien sûr, je ne suis pas infaillible… et j’oublie. Mais les sensations, elles, me restent. Je les associe aisément à telle personne ou telle autre…

Je suis donc partagée entre la tristesse de cette perte, et sa gravité toute relative… Je balance entre la colère et la résignation… Je vais et viens entre le dégoût et le lâcher prise.

Est-ce un signe ? Un signe qu’il faut que je regarde devant. Un signe que ce qui est passé est passé… Un signe que je suis faite de mon passé mais que tout reste possible… Un signe que je n’ai plus besoin de me raccrocher à ce qui est passé… Un signe que désormais, mes souvenirs ont les bonnes proportions… Un signe qu’une grande place est faite pour d’autres choses… De nouvelles choses… ?

 

A nos fossiles…

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15 mai 2009

Drôle d’endroit pour…

africainIl y a quelques jours, sur Facebouc, j’ai reçu un mail énigmatique, de la part d’un pseudo inconnu, qui me demandait si j’avais travaillé dans telle société… Intriguée, j’ai cependant confirmé le fait, tout en restant prudente. Quelques mails plus tard, j’ai fini par reconnaître l’auteur… Un homme, rencontré il y a bien 7 ans, dans un cadre effectivement professionnel. Cette reprise de contact m’a permis de me remémorer quelques souvenirs…

Un jour alors que j’étais en pause avec K, assises toutes deux, sur le rebord de la fenêtre du hall, un homme dont l’élégance me frappe, passe avec deux autres collègues. En le regardant passer, je glisse à K « Enfin un homme bien fringué dans cette boite ! ». Inconnu, noir de peau, souriant, classe…

Quelques jours passent, et je le recroise plusieurs fois à coup de sourires et de regards… mais un soir en sortant de mon travail, passant la porte principale, j’entends quelqu’un qui m’appelle « Mademoiselle ? »… Je me retourne et là, je vois l’homme élégant s’approcher, pendant que moi, prise de panique, je me demande ce qu’il me veut… Il s’excuse alors de m’importuner, mais dit que depuis quelques jours, il me voit et me trouve charmante… Il voudrait savoir si j’ai un numéro de téléphone… Je réponds gênée, que je n’ai pas de téléphone, ce qui est totalement improbable vu qu’un humain sur deux en a… Il insiste mais je reste imperturbable, puis il finit par me tendre sa carte de visite, en me souhaitant une bonne soirée…

En entrant dans le RER, amusée et flattée, je ressors la carte de visite, juste pour y lire son nom, son prénom, sa fonction, la société pour laquelle il travaille. Un prestataire, de passage.

Les jours suivants, il retente l’acquisition de mon numéro de téléphone, à plusieurs reprises, avec toujours ce tact et cette élégance, qui me feront finir par lui donner…

Ensuite, il y aura des invitations au restaurant où il viendra me chercher en bas de chez moi, ponctuel et élégant… des ballades dans Paris, à discuter et rire de tout… Des cadeaux à ne plus savoir comment réagir, de gêne… de joie… de flatterie… comme cette robe hors de prix, que je regardais un jour, dans une boutique où nous étions tous les deux en promenade, et qu’il avait empaquetée et prise avec lui, quelques jours après, alors que nous étions au restaurant, pour me faire une surprise… Des semaines de drague douce, élégante et drôle, légère et intense… Des semaines d’attentions… pour lesquelles je n’ai cependant pas craquées.

J’étais flattée je crois qu’un homme tel que lui s’intéresse à moi, mais je n’étais pas amoureuse. Alors un jour, malgré les compliments quasi quotidiens sur ma beauté, mon humour, mes centres d’intérêt, mon intelligence… j’ai fini par dire qu’il ne se passerait rien. Rien de plus en tous cas, que ce qui se passait là.

Il n’a pas entendu de suite… prêt à m’inviter trois semaines à l’autre bout du monde, en vacances… Mais, malgré la tentation j’ai de nouveau décliné et ré affirmé ma position. Je devais libérer cet homme élégant de cette relation qui ne serait jamais plus, qu’une histoire de séduction.

Il a fini par lâcher, malheureux… non sans avoir tenté un baiser volé sur le bord de ma bouche…

Alors, cette réapparition tout à coup, est amusante. A sa question « Que deviens-tu ? », j’ai dit où je travaillais, ma réorientation, mon nouvel appartement et… j’ai dit qu’il y avait un homme dans ma vie. Pour éviter tout malentendu… Depuis, je n’ai plus de nouvelles !

A nos croisements…

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07 mai 2009

Poil aux dents !

performantLes psy / chologues / chothérapeutes / chanalystes / chiatres… font un métier d’avenir. C’est une évidence.
Parce qu’aujourd’hui, si tu n’es pas performant (d’où le titre…), et bien… t’es has-been, t’es naze, t’es relou, t’es isolé, t’es à la traine, t’es pas rendu, t’es ringu’, t’es pas dans le coup…
Alors tu cours ! Tu cours ! Tu cours ! Mais après quoi au fait ?
Parfois tu le sais :
Tu cours après un boulot top dans lequel être au top niveau de l’épanouissement personnel le plus profond.
Tu cours après le couple le plus harmonieux du monde, où tout roule tout magnifiquement bien, tous les jours, toute la vie, même quand tu dors.
Tu cours après un physique de star retouchée avec Photoshop. Tu fais du jogging, un régime, du sport, un coaching, un relooking, un training…
Tu cours après un réseau social de ouf. Tu te fais les meilleurs amis de l’Univers, les plus intéressants, les plus dispos, les plus performants, les plus branchés, les plus drôles, les plus cultivés, les plus sportifs, les mieux quoi.
Bref, tu fais tout pour être per-for-mant.
Mais parfois, tu cours… mais tu ne sais pas après quoi ! Un pseudo - boulot topissimement top ? Un ou une pseudo - chéri(e) incroyablement canonissimement génialement éternellement top ? Un pseudo - réseau d’amis à la vie à la mort tellement qu’il est super cool the best… ?
Dans les deux cas, et dans le cas où tu ne cours pas, la société te renvoie à un moment donné au fait, que tu n’es pas TOUJOURS performant. Trop vieille pour ce poste, pas assez grande, trop black, trop gros, pas assez de diplômes, pas assez d’expériences, pas assez présent, pas assez rapide, pas assez dispo, pas assez fiable, trop……………, pas assez…………………….
Les NTIC, robots, computers, HighTech… nous ont-ils tué ? A force de tout obtenir d’un clic, en quelques secondes, nous sommes-nous habitués à avoir tout, tout de suite, sans résistance ? Sans tolérance ? Sans attente ? Sans effort ? Sans expression verbale de notre demande ?
Les NTIC, robots, computers, HighTech… ont-ils entamé notre capacité à attendre ? A être frustré ? A faire avec ? A se contenter de ce que l’on a ? A faire à notre rythme ? A être dans le présent ? A accepter nos limites ? A ne pas être… parfait ?


A ce performant coupdegueule…

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03 mai 2009

Ouïe and them

salle_attenteLe métro est un passage. Entre deux stations. Entre deux projets. Entre deux instants. Les gens vont vers des endroits, en repartent, se dirigent vers d’autres. Ils quittent un lieu et pensent déjà à celui vers lequel ils vont. Cet entre-deux est obligatoire. Sans lui, pas de mobilité, pas de nouveauté.
Le métro est une sorte de salle d’attente. On y attend son heure. On y attend le bon moment. Pour certains, il est imminent, pour d’autres, il faut être patient. La salle d’attente est aménagée avec des sièges. Mais on peut rester debout si on le souhaite. Les gens dont l’attente va être longue, s’arrange pour trouver un siège tranquille. Qui ne soit ni dans le passage, ni trop près des couloirs ou des portes.
Dans la salle d’attente, les gens s’occupent. Exactement de la même façon que chez le médecin. Ils ont des activités qu’ils choisissent selon le temps de leur attente, leur humeur, leur énergie, leurs envies, leurs contraintes…
Les activités du métro, bien que nombreuses, finissent par être les mêmes. Elles créent ainsi des groupes de gens, qui ont choisi de faire la même chose de leur attente, mais qui ne la partagent pas avec les autres, pour autant. L’attente du métro est souvent personnelle. Ou alors, le groupe pré existe à l’activité, et il constitue une unité à part entière. Des amis. Des collègues. Des jeunes. Des couples… Dans ces groupes, l’attente est partagée. Mais on partage très rarement avec l’Autre. Celui qui est dans la salle d’attente, mais pas dans le groupe.
Que font les gens pour patienter ? Patienter, c’est tuer le temps et combattre l’ennui. Patienter, c’est avoir une chance, un moment à soi, pour penser, pour rêvasser… Patienter, c’est s’évader, s’informer, réfléchir, jouer, se reposer… Il y ainsi des communautés virtuelles qui se forment et se défont.
Les adeptes de la musique, lovés dans leur bulle, les oreilles sollicitées… Les adeptes de la lecture. Romans, journaux gratuits ou non, BD, essais, magazines… Les yeux rivés. Les accros de travail. Emails imprimés, documents de travail à lire, à relire, à préparer. Slides, power point. Annotations. Concentration. Les mains, les yeux occupés. Les adeptes des jeux. Sudoku, mots croisés, mots fléchés. Jeux électroniques, tactiques, rapides. L’esprit connecté. Les adeptes de la rêverie. Les yeux fermés, les yeux ouverts. La tête penchée sur la fenêtre. Les mains jointes pour se centrer. Les pensées flottantes. Les sens relâchés. Les adeptes de la sieste. A peine posés, déjà endormis. Pour 5 minutes ou pour 20. Le corps abandonné.
Le passage peut être fait certains jours de musique. Et le lendemain, de rêverie. Il n’y a pas de règle. C’est selon.
Et puis, l’activité ne s’arrête pas une fois descendu du métro. Elle peut continuer… Un peu. Beaucoup. Longuement. Ou pour quelques minutes seulement. Les passages dans la salle d’attente métropolitaine, rythme les journées des Parisiens… Sur le quai, on trouve des sièges, des distributeurs de boisson. Des plans.


A nos stations…

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25 avril 2009

Am(o)itiés

amiesJe suis en prise avec des questionnements. Des interrogations existentielles… sur l’Amitié.

Je viens de passer un épisode complexe. Dans lequel les reproches adressés à mon égard, sont ceux qu’une amie avait pu prononcer, il y a quelques années. Alors forcément, se pose l’incontournable question « Quelle amie suis-je ? ».

L’épisode est une balance. Comme autrefois chez nos grands-mères. Deux plateaux, qui tendent à s’équilibrer.

Dans le premier plateau, il y a mon amie A, qui rompt il y a quelques semaines, sa relation amoureuse après 3 ans. Qui habite en Aquitaine. Qui avait rêvé enfants, maison, amour toujours… Pour qui le contrat n’a pas tenu. Qui est secouée. Qui est triste. Qui est déçue.

Dans le second plateau, il y a moi. Ma vie d’en ce moment. Mon chéri. Mon nouveau travail, mes nouvelles collègues. Mon appart pas encore totalement aménagé. Une somme de bonheurs qui en font un gros, comme je n’avais pas connu depuis longtemps. Moi, comme surprise d’être heureuse.

La balance penche vers A, je l’appelle. Je l’écoute. Elle encaisse, analyse. Ne pleure pas. Je ne me retrouve pas dans sa façon d’être triste. Je me contente donc de l’écouter. Je ne me retrouve pas dans ma façon de la consoler. Elle ironise. Fait de nouveaux projets. Elle me donne l’impression qu’elle n’a pas besoin de moi.

La balance penche de mon côté. Je profite de chaque instant. Je travaille en toute sérennité, remplie de découvertes intellectuelles. Je profite de l’Homme. Avec qui des projets sont de l’ordre du possible…

L’équilibre se fait quelques temps puis, lorsque A est disponible pour qu’on se cale une soirée téléphonique, moi je ne le suis pas. Et vice versa. Lorsque je lui propose des créneaux, elle ne peut pas. Le temps passe. Je parviens à prendre des nouvelles par sms, par email. Mais ne m’en satisfais pas. Le temps passe. Certains soirs, je suis avec l’Homme. Je n’ai envie que de cela. D’autres soirs, je suis tellement crevée que je n’ai plus d’autre envie que de me coucher tôt et de ne parler à personne. Le temps passe. Les contacts avec A sont ponctuels et rares finalement. Au téléphone il me semble qu’elle affronte tout ce qui lui arrive avec une force incroyable. Elle s’organise dans une énergie positive.

Le week end dernier A monte à Paris. Je m’en réjouis. J’ai bloqué mon emploi du temps pendant 5 jours pour elle. Le premier soir, contrairement à d’habitude, elle le passe avec ses deux autres anciennes amies. Je me sens « punie » mais sais que je pourrais profiter d’elle plus tard puisqu’elle dort chez moi deux soirs.

On se retrouve enfin et on passe la journée à parler. Je suis très contente de la voir et elle aussi, d’après ce qu’elle dit. Là encore, comme au téléphone, ce qui m’arrive est raconté rapidement puisque je vais bien. En ce moment. Nous enchainons alors sur elle. Elle me renvoie alors la même impression. Elle n’a pas besoin de moi. Elle gère. Elle s’organise. Elle s’agite. Elle s’épuise. Elle sait.

Puis viennent les reproches. Ils viennent alors que j’exprime le plus simplement possible, la difficulté que j’ai à trouver quoi faire pour l’aider. A part l’écoute je ne vois pas.

Les reproches visent mon indisponibilité. Ma distance. Et l’hypothèse est faite que je ne suis peut-être qu’une « amie de fête » et qu’on ne peut pas compter sur moi quand ça ne va pas. Puis les reproches sont revus à la baisse, en souvenir d’un moment, où j’avais été la seule présente. Mais quand même…

J’entends… avec une émotion énorme. Je sens que ces mots résonnent plus profondément que cela pour moi. J’entends que je me suis trop occupée de moi, ces derniers temps. Que j’ai été égoiste. Et alors que nous discutons, les larmes me montent. Prise entre culpabilité et incompréhension. Je craque. Nous nous serrons dans les bras l’une de l’autre. Nous pleurons ensemble. Mais je suis alors déjà coupée en deux.

L’intensité redescend peu à peu. Le calme est revenu. Le pardon et les sourires aussi.

Pourtant, les jours qui ont suivi, et aujourd’hui encore… Je ne me sens pas encore totalement sereine. A la fois alertée par mes attitudes, et à la fois, refusant de culpabiliser parce que pour une fois, j’ai pensé à moi. Pour une fois j’ai profité de ce que je vivais. Pour une fois, je n’ai pas su trouver quoi faire, face à des réactions que je n’aurais certainement pas dans un même cas…

Ces années à m’occuper des autres. Ces années auprès de ma mère. Ces années encourageant mon frère. Ces années à désirer pour les hommes de ma vie. Finies ! Je ne veux plus de ce temps dans lequel je me trompais.

La balance est fragilisée. A a qualifié cet épisode d’« accompagnement à la défusion de notre relation ».

Moi je suis comme coupée en deux. Vexée d’une part. Mais aussi, interrogative : quelle amie suis-je ? Suis-je donc une amie superficielle ? Ne peut-on donc pas compter sur moi ? Deviens-je égoïste ?

Je ne sais pas trop quelle sera la suite. Là je me sens comme prise en otage des reproches verbalisés. Que faire alors ? Je n’arrive pas à y voir clair…

Le passé remonte lui aussi… D’heureux souvenirs reviennent avec une amie laissée. Des époques passées réapparaissent… Où suis-je dans tout cela ? L’amitié me paraît compliquée en ce moment. Je n’arrive pas identifier ce que je veux. Revenir vers, aller contre, marcher au-delà, faire comme si, penser à…


A nos tra-K

Posté par Dam_Dom à 19:14 - [9] ont un truc intelligent à dire ! - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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